vendredi 20 juillet 2018

DEUX OURSONS (histoire vraie)
Youri vécut à Tiksi plusieurs années puis il retourna vivre à Khabarovsk, toujours la Sibérie, mais avec un climat plus supportable.
Un jour un chasseur arriva avec deux oursons polaires qu’il déposa en disant :
  • La mère est morte, je vous les laisse ne pouvant pas les emmener chez moi.
Les habitants s’habituèrent très vite aux oursons et les laissèrent se promener librement en ville, chacun donnait quelque chose à manger. Les oursons se sentaient partout chez eux et les bienvenus, ils grandirent heureux.
Youri souriait en parlant des oursons tout comme il aurait parlé de son chien qui ne le quittait jamais.
Pourtant, la belle vie des oursons s’acheva lorsqu’ils atteignirent leurs tailles d’adulte. Un jour un camion vint les chercher pour les emmener dans un zoo, il était impossible de les relâcher dans la nature car ils n’étaient pas habitués ni à chasser ni à pêcher et c’était trop risqué de les laisser en ville.
Les habitants se rassemblèrent, chacun donna une dernière friandise aux ours, certains pleuraient et ils les virent partir dans le camion grillagé.
Depuis ils refusèrent qu’on leur laisse d’autres oursons.
Ce fut le meilleur souvenir de Youri de cette région car le froid était trop dur à supporter et il rejoignit sa famille à Khabarovsk.
Elena

mercredi 18 juillet 2018

LA FEMME AUX PIGEONS

Depuis plusieurs jours je la vois,  elle prend des miettes de pain puis s’ immobilise les bras levés et les pigeons viennent picorer. Ils sont habitués je pense car je ne vois aucune hésitation, ils volent et se posent sur elle avec la plus grande confiance.
Un sourire épanoui effleure le visage fatigué de cette femme sans âge, elle ouvre doucement son grand cabas et fait entrer les pigeons dedans, puis referme guettant autour d’elle.
Je me souviens de mon père qui avait vu une femme donner à manger à des pigeons puis les emmener pour les manger et mon coeur se serre.
Discrètement je la suis, la femme est fatiguée et pose son cabas régulièrement avant de reprendre son chemin. Elle s’ arrête et ouvre une porte, j’ entrevois une petite cour, au fond une volière pas comme les autres, le grillage est ouvert et les pigeons entrent et sortent librement.
La femme ouvre le cabas, les pigeons volent vers la volière retrouver leurs compagnons,
ensuite la femme entre dans la maison basse et ramène des graines qu’elle remplit dans différents récipients, donne de l’eau, enfin s’assoit  à ce moment son visage devient serein,  ses  yeux ne quittent plus le va et  vient  des oiseaux.
Je me sens indiscrète et je m’ éclipse  discrètement.
Elena


lundi 16 juillet 2018

#Lundi : soleil
juilldet : abricot
abricot : citrouille
Elena 2018

vendredi 13 juillet 2018

BRIOULLOV (1799 – 1852)

Considéré comme un des plus grands peintres russes dans la transition entre le néoclassicisme et le romantisme. Il est d’origine française mais partit vivre en Italie dès qu’il se fit connaître en Russie puis retourna dans son pays.
Son œuvre la plus célèbre est « Le dernier jour de Pompéi » Il fit des portraits, des paysages puis pendant qu’il peignait dans la cathédrale saint Isaac en Russie il tomba malade et il partit dans un pays chaud «  Madère » il mourut en Italie.
Je vous mets ses œuvres les plus connues :
Je commence par le dernier jour de Pompéi et je termine par son auto-portrait,
Elena 2018

mercredi 11 juillet 2018

A LA VILLE

Le Parisien et sa femme invitèrent leur hôtesse vivant à la campagne. A la fin de la semaine il lui demanda :
  • Alors que pensez-vous de Paris, vous en avez vu des choses !
  • Trop de choses, trop de gens stressés, trop de bruit…
  • C’est tout ce que vous avez retenu de Paris ? Et la Joconde ?
  • Bof, on la voit aussi bien sur internet et de plus près et je ne fais pas la queue durant deux heures ;
  • Et les rues ?
  • Il faut tout le temps surveiller son sac, l’air est irrespirable et les gens à peine aimables.
  • Vous n’avez donc pas aimé la capitale !
  • Il faut la voir une fois, mais je suis heureuse de retrouver mes fleurs et le chant des oiseaux demain dit-elle en riant !
  • Je crois que l’on ne devrait pas partir en vacances, nous ne serions pas déçu conclut le citadin !
  • Je suis du même avis renchérit la villageoise et ils sourirent tous les deux.
Ce qu’elle ne savait pas c’est que le parisien revenait toujours avec joie à Paris et ne pouvait rester plus d’un mois à la campagne mais il ne dit rien pour ne pas la vexer !
Elena

lundi 9 juillet 2018

#lundi soleil
juin :abricot

ciel :l'échographie de ma petite-fille quand elle était enceinte.
Elena 2018


vendredi 6 juillet 2018

JE VOUS AIMAIS
Je vous aimais... et mon amour peut-être
Au fond du cœur n'est pas encore éteint.
 
Mais je saurai n'en rien laisser paraître.
 
Je ne veux plus vous faire de chagrin.
 
Je vous aimais d'un feu timide et tendre,
 
Souvent jaloux, mais si sincèrement,
 
Je vous aimais sans jamais rien attendre...
Ah! puisse un autre vous aimer autant.
Pouchkine

Ce poème est de Pouchkine, c’est l’un des plus connus, on le chante en tzigane, on le récite dans les soirées…
J’ai pris la version française traduite par Pouchkine lui-même car la traduction par un Français manquait de passion et Pouchkine était un homme passionné.
Elena

mercredi 4 juillet 2018

BALADE
Il faisait beau sans que ce soit la canicule, les fleurs s’ouvraient autour de nous. Nous étions seules sur le chemin, Arvie et moi, je me mis çà chanter et Arvie à gambader. Le soleil brillait sans trop chauffer, nous étions vraiment bien !
Cette promenade quotidienne nous la faisons avec bonheur, nous sommes liées, deux vraies complices et le bonheur nous irradie.
Je n’aimerai pas quitter notre campagne, chaque chemin je l’ai fait avec un de mes chiens, tous les endroits me rappellent des souvenirs, le plus souvent ce sont des moments de bonheur !
Avec un livre j’ai appris à reconnaître les fleurs sauvages : elles sont mes préférées, nous revenons par notre chemin toutes gaies, heureuses de ce moment privilégié.
Elena 2013

lundi 2 juillet 2018

#lundi soleil
juillet : abricot
:
abricot : mon tablier
Elena 2018