lundi 22 octobre 2018

#lundi soleil
octobre : rose
rose : flamands roses lors d'une visite dans un zoo !
Elena 2018

vendredi 19 octobre 2018


MUSEE RUSSE
Il se trouve à St Petersburg et contient toutes les œuvres des peintres russes les plus célèbres de toutes les époques. Quand j’y suis allée on ne le montrait pas aux touristes et j’ai eu la chance que des amis russes m’y aient amené. Les touristes allaient voir les peintres impressionnistes des autres pays.
Il fut construit par Nicolas II et après la révolution on y mit les œuvres des nobles, bourgeois et autres qui constituaient le patrimoine russe. Outre les tableaux il y a plus de 6 000 icônes.
Je vous mets 2 icônes connues et les tableaux les plus représentatifs de l'art russe,
Elena 2018

mercredi 17 octobre 2018

IL RÊVAIT
François rêvait sa vie, il ne la vivait pas. Il songeait à tous les voyages qu’il aurait aimé faire, à tous les métiers qui lui auraient plu, aux filles qu’il aurait
voulues… Mais sa vie était vide, sans aucun intérêt !
Il pensait au futur, le passé il ne s’y arrêtait pas, le présent il s’en accommodait, pas toujours bien mais il fallait bien vivre pour pouvoir rêver !
Passé 80 ans François racontait à ses petits-enfants les voyages magnifiques qu’il a failli faire, leur conseillant d’y aller à sa place. Il commençait à regretter ses rêves non accomplis, son mariage « faute de mieux » et son métier détesté, il travaillait dans les pompes funèbres.
Quand il mourut un sourire éclairait son visage, sans doute un dernier rêve venait de l’effleurer.
Elena

lundi 15 octobre 2018

#lundi soleil
octobre : rose
rose : mes petites voisines, à la campagne, cueillent des fleurs et sont habillées en rose !
Elena 2018

vendredi 12 octobre 2018

ARDAY
En rencontrant Armande, je lui demande de me raconter ses souvenirs de jeunesse. On se connaît depuis un certain temps, depuis que nous avons construit dans la région. Jamais Armande n’a dépassé la petite ville, située à 20 km de son village et encore depuis peu, quand son mari eut une voiture. Il a fallu qu’il en achète une , les commerçants ne passent plus dans le village, juste le boulanger. Nous n’avions pas grand chose – dit Armande – mais nous étions heureux ! Vous comprenez- continue Armande- dans le temps il y avait l’amitié, nous nous retrouvions pour les veillées et là tout le monde s’amusait , plus comme maintenant où la télé a remplacé les veillées. Un regard triste me fixa puis elle continua – Oui, à l’époque, nous faisions tout en commun, on se retrouvait dans les champs tous ensemble, le midi nous mangions ensemble, ensuite nous faisions la sieste. Nous gardions les enfants des autres pas comme maintenant. Elle sourit et me dit – le mardi était mon jour préféré, nous allions au lavoir du bas et toutes les femmes étaient rassemblées pour la lessive. Le plus dur était la côte, chez nous c’est vallonné, puis les escaliers que vous voyez mais ensuite on passait la matinée à rire tout en lavant, il ne faut pas croire le travail ne manquait pas à l’époque et on ne s’ennuyait jamais. Il y avait Yvette qui ne pouvait presque plus marcher et ne faisait plus rien chez elle, sa belle fille avait pris le relais mais elle n’aurait pas manqué de venir au lavoir le mardi jusqu’à sa mort elle s’est traînée avec son linge, à la fin elle prenait peu de linge mais montait les marches avec l’aide de sa fille. Armande souriait à ses souvenirs, je la voyais heureuse.
A notre prochaine rencontre je demandai à Armande comment elle connut son mari. Elle rosit puis accepta d’en parler – Nous allions tous ensemble à l’école, plutôt par groupes d’âge et jean était dans mon groupe l’année du certificat, il faut dire que nous avions trente minutes aller et autant pour le retour. Puis plus tars il y a eu une fête au village et bien sûr tous les jeunes y étaient, à l’époque c’était notre façon de nous amuser. Nous avons dansé avec Jean, ensuite un an de fiançailles, puis le mariage. Je me souviens j’avais la robe de mariée de ma mère et c’est bien la seule fois où je me sentis si belle ! Armande rougit en me voyant, elle m’avait oublié un instant puis elle se reprit – A l’époque nous étions habillées toujours avec des blouses, il y avait toujours du travail et la robe on la mettait pour l’église : enterrement, mariage, fête… Ce n’était pas fréquent, alors quand nous étions en robe nous nous sentions belles même les plus moches.
En rentrant dans la maison Raymonde me dit – Vous voyez les murs, c’est moi qui avait tout peint, et parfois je passais aussi les autres murs à la chaux. La cheminée était toujours allumée et nous avions toujours de l’ eau chaude hiver comme été, le café coulait à flots, surtout pour les femmes, les hommes préféraient le vin. Cette chambre était celle de ma belle-mère, elle m’en a fait voir, à l’époque on ne disait rien il fallait subir fit Armande tristement puis en riant elle me montre le grenier – Là c’était la chambre du valet, il avait les pieds qui dépassaient du lit, et avait à peine la place pour mettre ses affaires mais c’était mieux que l’écurie. Certains dormaient à l’écurie avec les vaches. Un jour la mère Paulette est allée uriner dans l ‘écurie et elle se mit à crier, le valet dormait là-bas et bougea en la voyant entrer, c’est qu’à l’époque certaines faisaient leur besoin debout et on trouvait ça naturel, on ne faisait pas de chichis comme maintenant. Je me retenais pour ne rien montrer sur mon visage. Armande, vous ne préférez pas le progrès, vous avez plus de temps libre aujourd’hui ? Elle me regarde, réfléchit et répond – Non, aujourd’hui je me sens inutile, il n’y a plus la famille comme avant, c’est chacun pour soi . Avant je voyais une voisine et on pouvait parler dix minutes ensemble, aujourd’hui elles sont toutes pressées et ne savent plus
prendre le temps. C’est ce que je cherchais, on prenait le temps même si on avait beaucoup de travail, plus maintenant et la telé n’a rien arrangé.
Je ne suis pas malheureuse continua Armande mais ce n’est plus pareil, je penserai toujours à cette époque où mardi gras on se déguisait et on allait voir les voisins, faire peur aux petiots. Les bonbons qu’on recevait à Noël on les appréciait, aujourd’hui les enfants sont à peine contents de leurs cadeaux, il leur faut toujours plus. Je vois mes petits-enfants, ils sont trop gâtés et ne profitent pas de l’enfance, alors que nous , sans jouets nous savions jouer, avec un bout de tuile comme craie pour écrire, un chiffon pour faire une poupée, il ne fallait rien pour s ‘amuser. J’écoutai Armande parler et je pensai qu’après tout elle a sûrement été plus heureuse qu’elle ne l’est dans notre monde moderne. Je n’avais pas envie de vivre son époque, la mienne me convenait parfaitement, cela ne m’empêchait pas de la plaindre un peu et ma sympathie allait vers elle.
Elena

mercredi 10 octobre 2018

WEEK END à CAEN
Mon petit fils habite près de Caen avec sa femme et sa fille, il a une belle maison qu’il a bien arrangée. Ce week end je suis allée les voir pour la première fois. Nous sommes allés à la mer avant qu’il ne pleuve et nous avons vu des parapentes puis des cavaliers se promenant sur le sable, la mer remontait donc on la voyait. Les mouettes prennent un coquillage dans leur bec montent assez haut et lâchent le coquillage puis elles redescendent et mangent l’intérieur quand elles ont réussi à l’ouvrir ; c’était amusant à voir ! Nous sommes partis car il a commencé à pleuvoir mais quand nous sommes rentrés à la maison c’était un vrai déluge qui a duré tard dans la nuit. J’ai eu peur que ma voiture soit noyée et je n’avais pas envie de me retrouver coincée. Le lendemain il ne pleuvait plus et nous avons visité un marché aux livres, l’école de mon arrière petite-fille l’église et la poste puis nous sommes rentrés et mon petit-fils a fait un feu de bois très beau et surtout chaud, le retour s’est bien passé.
Parmi les photos il y a le ferry qui va en Grande Bretagne et se nomme « Le Normandie »
Elena 2018


lundi 8 octobre 2018

#lundi soleil
octobre : rose
rose : serviettes de mariage de ma petite-fille !
Elena 2018

vendredi 5 octobre 2018

ADULTERE

Elle marchait vivement dans la rue, il allait rentrer et elle aurait droit à une nouvelle crise de jalousie.
Elle ouvre la porte, Marc se déchaîne mais Elise coupe vite en disant calmement « Je viens de coucher avec un étranger, je l’ai rencontré au cinéma puis on est allé à l’hôtel, ça te va ? »
Trop frappé il la regarde fixement puis éclate de rire « Pas possible, ton histoire ne tient pas debout » 
  • Très bien répond-elle, alors j’ai vu un film « Soleil levant » cela te convient ?
  • Oui répondit- il, plus calmement.
Ment-elle ou pas, il ne le sait pas et il en est malade comme un fou mais il se ressaisit, pas de preuves, il doit se taire.
Ne dire que la vérité , il ne me croira pas ainsi il me laissera tranquille pensa Elise, à vrai dire elle n’a pas compris ce qui s’est passé, elle était au cinéma, seule et quand son voisin lui prit la main elle se sentit si troublée qu’elle se laissa faire, le baiser la fit frémir et elle atterrit dans un hôtel miteux. Une fois le désir passé, elle eut envie de vomir, elle se dégoutait, ne comprenant pas comment elle en était arrivée là mais ce n’était pas la première fois ; le médecin lui avait dit qu’elle n’était pas un cas unique et certaines femmes ont des pulsions très fortes qui les conduisent à des cas du même genre. Il avait cité le nom des pulsions mais elle avait oublié, trop abasourdie, je suis nymphomane.
Elise aimait son mari, elle connaissait sa jalousie, impossible de lui dire la vérité il partirait alors elle inventait et là la vérité fusa sans qu’elle put la retenir, il ne l’a pas cru, au moins elle ne mentait plus et à l’avenir elle lui dirait la vérité, tant pis si un jour il découvre tout.
Durant un mois Elise resta à la maison, elle allait juste faire les courses, son mari lui reparla du bébé mais elle le remit à plus tard, elle sentait bien qu’un bébé ne pourrait pas s’épanouir avec sa façon de vivre.
Lundi, Elise se fait belle en chantant « je vais voir mon amie d’enfance » elle savait qu’elle se mentait, elle ne savait pas où elle irait, juste comment ça finirait.
Elise prit le métro jusqu’à Bastille puis sortit prendre un pot, les regards fusèrent vers elle, cet instant était celui qu’elle préférait, elle choisit l’homme à la chevelure noir corbeau et lui sourit, le reste se déroula comme prévu. Ils burent un verre puis montèrent à l’hôtel à dix minutes d’ici. Ils faisaient l’amour sauvagement, la tendresse n’avait rien à voir avec ces relations. Brusquement on frappa et Marc entre sans rien dire, son regard en disait plus que toutes les paroles, il ressortit tout blanc sans un mot.
Elise partit à son tour, elle marcha longuement puis elle décida de rentrer mais la porte était fermée à clef et sous le paillasson elle trouva un mot « Pars, laisse ton adresse, tu recevras ta part plus tard, je demande le divorce ».
C’est aussi bien pense Elise en se demandant où dormir ?
Des années plus tard, Marc rentre du travail, il avait déménagé et vivait célibataire depuis 2 ans, son regard s’arrête sur une prostituée  « Pas possible, elle ressemble à Elise » il s’approche intrigué, elle se retourna mais son regard était vide, les yeux d’une femme droguée dont rien ne touche plus. Marc s’éloigne, c’était bien elle, il a mal il aurait tant aimé tout arranger, puis il sourit Michèle l’attend, elle a sûrement préparé un bon repas pour lui, elle est si dévouée, il pourrait peut être lui proposer le mariage – Allègrement il repart en direction de son appartement où Michèle l’attend amoureusement.
Elena


mercredi 3 octobre 2018

CHANSON ANCIENNE
Me promenant dans le sentier je me suis souvenue de cette chanson ; nous la chantions jadis ensemble dans le jardin de notre grand-mère.
Chacun de nous inventait un couplet et tous ensemble nous trouvions le refrain, nous étions des enfants et tout nous semblait beau.
Un jour à un mariage nous nous sommes retrouvés et l’un de nous fredonna cette chanson, aussitôt les autres reprirent le refrain. Et, un fou rire jaillit, moment de complicité, retour à notre enfance.
Cette chanson trotte dans ma tête en repensant à nous, enfants. Aujourd’hui on ne se voit plus, ou si rarement que s’en est triste, mais le souvenir reste bien vivant et la chanson vit dans notre mémoire !
Elena

lundi 1 octobre 2018

#lundi soleil
octobre : rose
rose : dans le jardin de mon fils !
Elena 2018