vendredi 20 juillet 2018

DEUX OURSONS (histoire vraie)
Youri vécut à Tiksi plusieurs années puis il retourna vivre à Khabarovsk, toujours la Sibérie, mais avec un climat plus supportable.
Un jour un chasseur arriva avec deux oursons polaires qu’il déposa en disant :
  • La mère est morte, je vous les laisse ne pouvant pas les emmener chez moi.
Les habitants s’habituèrent très vite aux oursons et les laissèrent se promener librement en ville, chacun donnait quelque chose à manger. Les oursons se sentaient partout chez eux et les bienvenus, ils grandirent heureux.
Youri souriait en parlant des oursons tout comme il aurait parlé de son chien qui ne le quittait jamais.
Pourtant, la belle vie des oursons s’acheva lorsqu’ils atteignirent leurs tailles d’adulte. Un jour un camion vint les chercher pour les emmener dans un zoo, il était impossible de les relâcher dans la nature car ils n’étaient pas habitués ni à chasser ni à pêcher et c’était trop risqué de les laisser en ville.
Les habitants se rassemblèrent, chacun donna une dernière friandise aux ours, certains pleuraient et ils les virent partir dans le camion grillagé.
Depuis ils refusèrent qu’on leur laisse d’autres oursons.
Ce fut le meilleur souvenir de Youri de cette région car le froid était trop dur à supporter et il rejoignit sa famille à Khabarovsk.
Elena

mercredi 18 juillet 2018

LA FEMME AUX PIGEONS

Depuis plusieurs jours je la vois,  elle prend des miettes de pain puis s’ immobilise les bras levés et les pigeons viennent picorer. Ils sont habitués je pense car je ne vois aucune hésitation, ils volent et se posent sur elle avec la plus grande confiance.
Un sourire épanoui effleure le visage fatigué de cette femme sans âge, elle ouvre doucement son grand cabas et fait entrer les pigeons dedans, puis referme guettant autour d’elle.
Je me souviens de mon père qui avait vu une femme donner à manger à des pigeons puis les emmener pour les manger et mon coeur se serre.
Discrètement je la suis, la femme est fatiguée et pose son cabas régulièrement avant de reprendre son chemin. Elle s’ arrête et ouvre une porte, j’ entrevois une petite cour, au fond une volière pas comme les autres, le grillage est ouvert et les pigeons entrent et sortent librement.
La femme ouvre le cabas, les pigeons volent vers la volière retrouver leurs compagnons,
ensuite la femme entre dans la maison basse et ramène des graines qu’elle remplit dans différents récipients, donne de l’eau, enfin s’assoit  à ce moment son visage devient serein,  ses  yeux ne quittent plus le va et  vient  des oiseaux.
Je me sens indiscrète et je m’ éclipse  discrètement.
Elena


lundi 16 juillet 2018

#Lundi : soleil
juilldet : abricot
abricot : citrouille
Elena 2018

vendredi 13 juillet 2018

BRIOULLOV (1799 – 1852)

Considéré comme un des plus grands peintres russes dans la transition entre le néoclassicisme et le romantisme. Il est d’origine française mais partit vivre en Italie dès qu’il se fit connaître en Russie puis retourna dans son pays.
Son œuvre la plus célèbre est « Le dernier jour de Pompéi » Il fit des portraits, des paysages puis pendant qu’il peignait dans la cathédrale saint Isaac en Russie il tomba malade et il partit dans un pays chaud «  Madère » il mourut en Italie.
Je vous mets ses œuvres les plus connues :
Je commence par le dernier jour de Pompéi et je termine par son auto-portrait,
Elena 2018

mercredi 11 juillet 2018

A LA VILLE

Le Parisien et sa femme invitèrent leur hôtesse vivant à la campagne. A la fin de la semaine il lui demanda :
  • Alors que pensez-vous de Paris, vous en avez vu des choses !
  • Trop de choses, trop de gens stressés, trop de bruit…
  • C’est tout ce que vous avez retenu de Paris ? Et la Joconde ?
  • Bof, on la voit aussi bien sur internet et de plus près et je ne fais pas la queue durant deux heures ;
  • Et les rues ?
  • Il faut tout le temps surveiller son sac, l’air est irrespirable et les gens à peine aimables.
  • Vous n’avez donc pas aimé la capitale !
  • Il faut la voir une fois, mais je suis heureuse de retrouver mes fleurs et le chant des oiseaux demain dit-elle en riant !
  • Je crois que l’on ne devrait pas partir en vacances, nous ne serions pas déçu conclut le citadin !
  • Je suis du même avis renchérit la villageoise et ils sourirent tous les deux.
Ce qu’elle ne savait pas c’est que le parisien revenait toujours avec joie à Paris et ne pouvait rester plus d’un mois à la campagne mais il ne dit rien pour ne pas la vexer !
Elena

lundi 9 juillet 2018

#lundi soleil
juin :abricot

ciel :l'échographie de ma petite-fille quand elle était enceinte.
Elena 2018


vendredi 6 juillet 2018

JE VOUS AIMAIS
Je vous aimais... et mon amour peut-être
Au fond du cœur n'est pas encore éteint.
 
Mais je saurai n'en rien laisser paraître.
 
Je ne veux plus vous faire de chagrin.
 
Je vous aimais d'un feu timide et tendre,
 
Souvent jaloux, mais si sincèrement,
 
Je vous aimais sans jamais rien attendre...
Ah! puisse un autre vous aimer autant.
Pouchkine

Ce poème est de Pouchkine, c’est l’un des plus connus, on le chante en tzigane, on le récite dans les soirées…
J’ai pris la version française traduite par Pouchkine lui-même car la traduction par un Français manquait de passion et Pouchkine était un homme passionné.
Elena

mercredi 4 juillet 2018

BALADE
Il faisait beau sans que ce soit la canicule, les fleurs s’ouvraient autour de nous. Nous étions seules sur le chemin, Arvie et moi, je me mis çà chanter et Arvie à gambader. Le soleil brillait sans trop chauffer, nous étions vraiment bien !
Cette promenade quotidienne nous la faisons avec bonheur, nous sommes liées, deux vraies complices et le bonheur nous irradie.
Je n’aimerai pas quitter notre campagne, chaque chemin je l’ai fait avec un de mes chiens, tous les endroits me rappellent des souvenirs, le plus souvent ce sont des moments de bonheur !
Avec un livre j’ai appris à reconnaître les fleurs sauvages : elles sont mes préférées, nous revenons par notre chemin toutes gaies, heureuses de ce moment privilégié.
Elena 2013

lundi 2 juillet 2018

#lundi soleil
juillet : abricot
:
abricot : mon tablier
Elena 2018

vendredi 29 juin 2018

LA TEMPÊTE

Claudine n’avait pas peur, elle venait de le constater avec beaucoup d’étonnement. Ils roulaient depuis des heures sous la tempête, les arbres tombaient sur la route, il fallait faire demi-tour, trouver une autre route. Heureusement,  il y avait des gendarmes pour indiquer les routes parfois barrées.
Ils étaient au camping avec leur camping-car, soudain un arbre tomba juste à côté de leur véhicule. Cet incident les contraignit à rentrer chez eux le plus rapidement possible ; ils n’avaient pas prévu que la tempête envahissait la France, durant leur trajet ils n’étaient pas épargnés.
Jacky conduisait doucement, regardant de tous côtés, le danger était partout ! Claudine dit calmement :
  • Un sapin tombe de l’autre côté, nous ne risquons rien ;
  • Je me sens déporté répondit-il !
  • Attention accélère, un pin va tomber derrière nous !
Jacky suivait les conseils de sa femme tout en surveillant par lui-même. Il vit enfin le panneau qui les mènerait à domicile à trente kilomètres, il souffla en disant joyeusement :
  • Notre martyr est presque terminé, nous arrivons !
  • Regarde, la route est déviée, un gendarme donne des instructions répondit son épouse.
Le gendarme expliquait que des arbres tombés empêchaient de prendre cette voie et qu’il fallait rallonger par un autre chemin.
Courageusement ils continuèrent à rouler en tanguant, le vent soufflait si fort qu’il était difficile de rouler droit. Ils avaient l’impression que cela faisait des jours qu’ils étaient sur cette route et ne voyaient pas la fin de leur cauchemar. Les arbres tombaient, surtout les pinèdes, la fatigue les rendait presque insensibles. Claudine surveillait ceux qui penchaient en prévenant son compagnon qui évitait l’obstacle.
  • Nous voici arrivé, après la côte dit Jacky soulagé !
  • Oh ! Regarde l’arbre, il est tombé devant la maison de Marie, nous ne pourrons pas passer cria Claudine prête à pleurer. Ils étaient presque au but, plus qu’à tourner la rue et on voyait leur maison.
  • Descendons dit son mari, nous allons voir avec les voisins, on peut peut-être le déplacer.
Ils laissèrent le camping-car et allèrent voir leur voisin, il avait laissé sa lumière allumée sachant qu’ils arriveraient. Il les accueillit chaleureusement et fit entrer Claudine pour boire une tisane avec sa femme. Ensuite, les deux hommes allèrent chercher deux autres voisins dans la force de l’âge. A eux quatre ils arrivèrent à déplacer l’arbre et Jacky put ramener le camping-car dans son hangar.
Ils se retrouvèrent tous chez Christian, il dit :
  • J’ai vu que des tuiles sont tombées de ton toit, je te les remettrai demain si la tempête s’arrête ;
  • Merci, et ici il y a eu beaucoup de dégâts ?
  • Chez Jacqueline, un arbre est tombé sur la porte, elle ne pouvait plus sortir – Elle a téléphoné et nous sommes venus la dégager.
Jacky raconta leur périple et loua le sang-froid de sa femme. Il la regarda, elle pleurait. Etonné il lui demanda la raison :
  • Je n’en peux plus je veux aller me coucher !
  • C’est les nerfs qui lâchent dit Christian, allez vous reposer !
Le couple remercia les voisins et partit se reposer. Ils entendirent le vent une partie de la nuit et craignirent pour leur toit mais vers le matin le vent se calma et ils purent dormir du sommeil du juste.
Ils furent réveillés par la sonnette, il était onze heures. Christian venait remettre les tuiles, il rit en les voyant à peine réveillé et dit :
  • La journée d’hier vous a épuisé, allez déjeuner, je m’en occupe !
  • Ouf ! Le vent s’est calmé, la vie va reprendre son cours normal répondit Jacky en souriant.
Elena

mercredi 27 juin 2018

LA TORTUE

Son père ne voulait pas de chats ou de chiens, il n’avait pas le temps de s’en occuper, il lui offrit une tortue. Ensemble ils construisirent une boîte avec des trous et y mirent de la salade.
Tous les matins, avant de partir à l’école, elle donnait une feuille de salade à sa tortue, elle lui parlait également, racontait les événements de la journée.
Il se passa un certain laps de temps, elle s’était habituée à confier tous ses rêves et ses peines à Lisa la tortue.
Pourtant un soir en rentrant, elle prit la tortue dans sa main, celle-ci ne bougeait pas, elle était toute froide et l’œil vitreux ; affolée elle alla voir son père qui lui dit :
  • Ta tortue est morte !
  • Pourtant je lui ai donné à manger ce matin.
  • Je ne connais pas la raison, tu en auras une autre si tu veux !
Elle refusa de la tête et pleura, jamais une autre tortue ne pourrait remplacer sa Lisa ; un dernier baiser et elle la laissa à son père qui l’enterra dans le jardin.
Elena

lundi 25 juin 2018

#lundi soleil
juin : ciel

ciel :En Vendée par temps gris !
Elena 2018

vendredi 22 juin 2018

Isaac LEVITAN
Né en 1860 et mort en 1900, il est considéré comme un des plus grands peintres russes. D’une famille juive pauvre mais cultivée il réussit à faire des études à l’académie et se lie avec Tretiakov ainsi qu’avec Tchekhov. Il est surtout connu pour ses paysages bien qu’il ait peint quelques portraits.
A sa mort il fut enterré dans un cimetière juif mais en 1941 on le transporta dans le cimetière russe où se trouvent toutes les célébrités.
Je vous mets quelques paysages que j’aime :
Elena

mercredi 20 juin 2018

AMOUR PARFAIT (fiction)
L’amour parfait n’existe pas,
Dire que j’y ai cru tellement !
L’amour passion ne dure qu’un temps
Temps d’un appât et qui s’en va.
L’amour était presque parfait
Que manquait-il ?
Un idéal, une martingale ?
L’amour a fui, beaucoup trop loin,
Laissant mon cœur déferler.
L’amour parfait n’existe pas,
L’amour est là, l’amour se tait !
Elena


lundi 18 juin 2018

#lundi soleil
juin : ciel

ciel : du côté de Caen !
Elena 2018

vendredi 15 juin 2018

LES AIGLES (fiction)
A la veillée des Audariet un homme nouveau s’éteit joint. Il avait une cinquantaine d’années et n’aurait pas été vilain s’il n’avait eu des trous dans les cheveux, disons sur le crâne et tout le monde se demandait ce qu’il avait : une maladie ou un accident ?
Chacun racontait à tour de rôle une histoire de son village ; quand vint le tour de l’homme au crâne bizarre il se présenta :
  • Je m’appelle Marcel c’est la grand-mère Audariet qui m’a invité parmi vous. Je vois que vous regardez ma tête avec étonnement et je vais vous raconter l’histoire de ce qui m’est arrivé :
  • Avant j’habitais en Haute Savoie et j’aimais grimper dans les sentiers, du haut je voyais parfois passer des rapaces je les admirais ! Un jour je m’endormis en hauteur et je fus réveillé par deux aigles qui s’étaient précipités sur ma tête et me donnais des coups de bec, je donnais des coups de main mais je n’arrivais pas à me défendre et je cachais mon visage pour le protéger Au bout d’un moment je réussis à me relever et les oiseaux s’envolèrent Je redescendis et à l’hôpital ils arrangèrent mon crâne comme ils purent ainsi que mes cheveux qui ne poussaient plus par endroits
  • Vous n’avez pas mal demanda la vieille Toinette ?
  • Non, je m’y suis habitué mais je ne peux pas dire que c’est décoratif !
Tout le monde rit et le nouveau venu fut accepté, on ne le regardât plus comme une bête curieuse
La veillée continua avec les autres jusqu’à 23 heures puis tout le monde se sépara pour aller se coucher,
Elena 2018

mercredi 13 juin 2018

BELLE…
Tous les ans à Pâques, avec mon père, nous allions à l’église de Vanves. Je ne priais pas, je préférais observer autour de moi et c’est ainsi que vers 9 ou 10 ans j’ai remarqué une femme seule d’une beauté époustouflante. Elle ne parlait à personne, à minuit quand on s’embrassait pour fêter la résurrection du Christ, elle restait seule. Au fil des années je retrouvai la même femme dans la même église et la trouvai toujours très belle.
Il y eut une année où je n’allai pas à Vanves et l’année d’après quand je revis cette femme je suis restée sidérée, elle n’était plus jolie, elle avait vieilli et je fus déçue. C’est ainsi que je compris ce qu’était la vieillesse et la mélancolie me prit un peu en pensant qu’un jour ce sera pareil pour moi.
Heureusement avec le temps on s’habitue à la vieillesse et on ne souffre pas sauf peut être les acteurs qui se voient à l’écran du temps où ils étaient jeunes.
Je ne revis plus la femme que je trouvais belle car papa déménagea !
Elena

lundi 11 juin 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
juin : ciel

ciel : amas d'Hercule photographié par mon fils
Elena 2018



vendredi 8 juin 2018

Anna Akhmatova

Vous trouverez tous les renseignements sur elle sur internet, je veux raconter comment je l’ai connue.
J’avais une amie de plus de 80 ans qui fut amie avec la poétesse, elle avait des disques d’elle où Akhmatova récitait ses poèmes. Celle-ci était amie avec une autre poétesse Olga Bergoltz et mon amie avait aussi un disque d’Olga. Mon amie me raconta qu’Anna n’avait pas voulu se mouiller pendant la révolution, elle réussit assez bien à passer à travers le filet. Pendant la guerre, elle témoigne du siège de Leningrad et écrit « Courage » Peu de temps après elle fut radiée de l’Union des écrivains. Elle fut considérée comme la plus grande poétesse du XXe siècle. J’écoutais sa voix, on sentait qu’elle était de bonne famille, elle chantait plus qu’elle ne parlait mais je trouvais que c’était assez monocorde alors qu’Olga, moins connue, avait une voix qui tonnait, frappait et on ne pouvait pas y rester indifférente.
Mon amie m’offrit les 2 disques, je les ai pris mais en même temps j’ai préféré lire leurs livres et là j’ai apprécié Akhmatova, je l’ai comprise et aimée en tant que poétesse ! Elle écrivit pour les femmes et l’avenir, elle ne tricha jamais. Elle voulut rester dans son pays pendant la révolution tout comme elle refusa d’écrire des poèmes révolutionnaires sur ordre. Son honnêteté d’écrivain fit qu’elle fut respectée par les intellectuels et les poètes débutants s’inspirèrent de son exemple.
Elena

mercredi 6 juin 2018

ÂME (fiction)
J’ai perdu ma flamme
Dans tes yeux glacés,
J’ai perdu mon âme
Voulant trop t’aimer.
J’ai senti le drame
Me sentant piégée,
Et, avec ton arme
Tu m’as transpercée.
J’ai perdu mon âme
Pour t’avoir aimé,
J’ai perdu ma flamme
Dans l’amour damné.
Elena

lundi 4 juin 2018

Lundi soleil

Lundi soleil
juin : ciel
http://www.bernieshoot.fr/
http://www.facebook.com/groupe/LundiSoleil/

Ciel : Sainte Lucie
Elena 2018

mercredi 30 mai 2018

Petite pause

Je pars dans les Deux Sèvres, là ou se trouve ma maison de campagne. Je reviens sur le blog dès que je serai installée. A bientôt !

lundi 28 mai 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
mai  : jaune

jaune : premier sourire de mon arrière petit-fils sur fond jaune,
Elena 2018

vendredi 25 mai 2018

Fédor CHALIAPINE (1873 – 1938)


Il fut une des plus grande basse russe de son époque. Chanteur lyrique il joua au théâtre et chanta en Russie jusqu’en 1922, à cette date il fut invité à l’étranger et il ne revint pas. C’est en France que Chaliapine vécut jusqu’à sa mort. Il incarna « Don Quichotte » Il fut connu pour ses prestations lyriques et les opéras où il se produisit. Il laisse environ 20 disques vinyles 78 ou 33 tours.
Je vous mets un extrait de lui « la puce» un extrait de Moussorgski !
Elena 2018

mercredi 23 mai 2018

ACTEUR

(hommage à mon beau-frère)

Il était acteur au théâtre et tourné quelques films dans des seconds rôles, il était artiste jusqu’au bout des ongles ! Nous allions le voir, il jouait un rôle prenant sa femme comme complice. Qui était-il ? Cet homme joyeux qui recevait en riant, cet autre qui prenait un air catastrophique ?
Même sa femme ignorait quand il était sincère, ce fut trop rare ses moments d’abandon !
Il eut l’Alzheimer, pendant longtemps il joua un rôle et on le vit descendre la pente très doucement, il se cachait derrière son métier.
Un jour il ne joua plus, ses forces le trahirent, il ne rit plus ; un regard triste et égaré ne le quittait plus. Il se raccrocha au maximum, la maladie eut gain de sa raison.
Adieu l’artiste !
Elena

lundi 21 mai 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
mai  : jaune

jaune : neige jaune !
Elena 2018

vendredi 18 mai 2018

FAMILLE


Commençons par le père, il a la quarantaine, il passe pour un bel homme sauf pour sa femme (lasse de ses infidélités), il est agent commercial et gagne assez bien sa vie ; on peut ajouter qu’il est très strict sur l’éducation, ajoutons souvent de mauvaise foi.
La mère ne dira pas son âge, elle est coquète, séduisante, se sent plus femme que mère, adore la vie mondaine, refuse de voir ses défauts.
Il y a les faux jumeaux, tous deux se ressemblent, ils approchent des 18 ans, s’intéressent aux filles, refusent les conflits mais ne font qu’à leur tête, ils veulent devenir avocat.
Cette famille comme tant d’autres aurait pu passer inaperçue, seulement un événement fit basculer la paix idyllique des Duchemin.
Jacques Duchemin se trouvait avec ses camarades, l’un d’eux proposa d’aller voir des jeunes filles faciles dans un lieu peu recommandé. Il hésita un très court instant, le voilà parti pour l’éden.
En arrivant, la patronne se renseigne sur leurs finances, ensuite elle appelle des jeunes filles adorables, tout juste arrivées et débutantes les laissant choisir. Jacques choisit Marylène, elle était ravissante, à peine majeure, elle venait de Thaïlande. Il essaya de savoir comment elle atterrit ici, en vain elle ne voulait pas en parler. Ils firent l’amour, il eut même l’impression qu’elle prenait du plaisir avec lui. Après cela, dès qu’il avait économisé la somme nécessaire, Jacques venait et attendait que Marylène soit libre, il refusait les autres jeunes filles. Il ne connaissait pas son vrai nom, elle lui avait dit que la patronne choisissait les noms des filles. Plusieurs fois il essaya de lui parler d’elle, elle s’obstinait dans son silence ou lui proposait de refaire l’amour.
La curiosité de Jacques devenait de plus en plus aïguisée, la vie lui semblait insipide, il pensait à Marylène plus qu’il ne fallait, ses études en pâtirent, son père le fit venir :
  • Pourquoi ne travailles-tu plus aussi bien demanda son père ?
  • Je me sens un peu fatigué en ce moment mentit Jacques. Le père lui conseilla des vitamines et partit à ses occupations.
Jean remarqua le manque d’attention de son jumeau et lui demanda ce qu’il avait, ne tenant plus Jacques lui dit :
  • Je suis amoureux d’une p…
  • Tu ne peux pas faire ça, tu peux avoir toutes les filles que tu veux et tu t’amouraches d’une P…
  • Elle n’est pas comme les autres, elle a la beauté d’une princesse asiatique, elle est intelligente, fine, sensible et secrète
  • Et, où peut-on trouver cette perle rare ?
Jacques se tut, il ne voulait pas que son frère touche à elle. Il mentit, lui donna une fausse adresse, Jean rit et sortit.
Plusieurs mois s’écoulèrent, Jacques réussit à savoir que Marylène avait été amoureuse d’un français, elle l’avait suivi et là il l’a mis sur le trottoir, elle lui avoua être d’une famille pauvre, elle avait commencé par faire des ménages, les compagnes lui conseillèrent les massages thaïlandais pour étrangers, cela rapportait plus, elle accepta. Au fur et à mesure, Jacques apprenait de plus en plus sur sa belle dulcinée, il n’en l’aimait pas moins, sa beauté sensuelle le fascinait, sa discrétion lui plaisait, elle avait une certaine culture aimait se cultiver. Au bout d’un an, Jacques voyait Marylène en dehors, sans payer, il la faisait monter dans sa chambre d’étudiant. Ils commençaient à faire des projets d’avenir, dès que Jacques commencerait à gagner de l’argent elle arrêterait son métier.
C’est ainsi qu’un jour le père décida d’aller voir ses fils, Jean étudiait dans une autre université que Jacques. Il commença par Jean, fut satisfait, de là il alla chez Jacques, sonna, attendit en vain, pourtant il entendait des bruits mais son fils ne lui ouvrait pas. Il décida d’attendre sur le palier, au bout d’un moment il vit Jacques entrouvrir, il en profita pour entrer en colère et s’immobiliser pétrifié. Marylène le regardait également, Jacques comprit qu’ils se connaissaient, il ressentit une douleur très forte mais décida de ne pas la montrer.
Le père se ressaisit et demanda :
  • Que faites-vous ici ?
  • Je veux épouser votre fils répondit Marylène le regardant durement
  • Je ne vous laisserai pas lui faire du mal, vous n’avez pas le droit de vous venger sur lui cria le père.
Jacques aurait aimé comprendre ce qui s’était passé entre eux ? Il demanda à son père ce qu’il voulait insinuer  ? Le père le regarda, soupira et se lança dans un récit douloureux :
  • Je suis tombé amoureux, comme toi de Marylène, c’était l’année où je suis allé là-bas pour mon travail, il y a 3 ans, j’ai fait venir Marylène en France. Il hésita regardant son fils le visage défait mais continua :
  • J’avais promis le mariage, je n’ai pas pu divorcer, ta mère ne voulait pas. Marylène me trompa avec un homme qui la mit sur le trottoir, en voulant se venger, elle se trouva piégée, je n’ai plus voulu la revoir.
Jacques regarda son père avec mépris et lui demanda de sortir. Le père partit sans rien dire. Il sortit laissant Marylène dans la chambre désemparée, longtemps il erra dans les rues puis remarqua qu’il était au pied de la maison de ses parents, la voiture de son père n’était pas là, il voyait sa mère s’affairer dans la cuisine, il décida d’entrer. Sa mère montra sa joie de le revoir, il ne venait plus beaucoup depuis sa liaison. N’y tenant plus, Jacques demanda à sa mère la part de vérité dans l’histoire de Marylène. Elle le regarda pétrifiée, hésita mais le regard de son fils la fit parler :
  • Ton père fut très amoureux d’elle, quand il est revenu de Thaïlande, il l’a fit venir, il l’installa dans une chambre, il alla jusqu’à me demander le divorce disant qu’elle était enceinte de lui. Je ne l’ai pas cru et j’ai refusé, il n’a pas insisté, c’est ainsi qu’elle partit avec un autre homme, il en fit une femme facile qui va avec les hommes pour de l’argent termina sa mère un peu gênée par cette conversation.
  • Elle était enceinte, tu es sûre ?
  • Oui, je sais qu’elle accoucha, je crois que l’enfant est mort à la naissance.
Jacques sortit ne voulant pas entendre sa mère continuer. Il rentra chez lui, Marylène l’attendait, elle avait fait ses valises. Il la regarda stupéfait :
  • Tu pars à cause de mon père ?
  • Il a raison, j’ai voulu me venger, quand je t’ai vu la première fois j ‘ai su que tu étais son fils et l’idée m’est venue au fur et à mesure que tu prenais de l’intérêt pour moi.
  • Et le bébé ?
  • Il est mort à la naissance, je ne mangeais pas assez, il n’a pas résisté. Marylène se leva, prit ses affaires et sortit.
Jacques ne fit aucun geste pour la retenir, il devait assimiler tous les détails de cette histoire rocambolesque alors qu’il n’avait rien demandé. Il alla voir son frère et lui raconta son histoire, Jean pâlit et dit :
  • Je la connais, elle me poursuit, elle a tout essayé pour que je l’épouse jusqu’au jour où j’ai su qu’elle travaillait dans un bordel ! Tu es tombé dans le panneau ?
  • Je n’en suis pas encore guéri soupira Jacques
  • Comme tu vois, toute la famille a été mêlée à cette fille !
Jacques sourit, il savait qu’il s’en sortirait, il l’oublierait, il avait la vie devant lui !
Elena

mercredi 16 mai 2018

LA CHASSE


Paul suivait le chevreuil des yeux, il était prêt à tirer, une ombre le gêna un instant. Il visa et tira dès que l’ombre disparut, il entendit un cri et se précipita vers l’endroit où devait se trouver le chevreuil. Quelle ne fut pas sa surprise de voir son chien Bobby allongé, une balle dans le ventre. Les autres chasseurs étaient rassemblés et le regardaient gênés. Paul se pencha vers son chien, lui caressa la tête et dit :
  • Je ne peux plus rien pour toi, tu fus un bon chien, dort en paix !
Les chasseurs creusèrent un trou et écrivirent sur un morceau de bois « ci-gît Bobby un bon chien de chasse » Ils ouvrirent une bouteille pour se remettre du choc, les souvenirs déferlèrent et les anecdotes tandis que le niveau de la bouteille baissait.
Ils décidèrent de ne plus chasser de la journée en souvenir de Bobby et ouvrirent une seconde puis une troisième bouteille.
Quand le crépuscule tomba,  les chasseurs décidèrent de rentrer, Paul ne marchait plus très droit et Alain l’aida à rentrer chez lui, sa femme attendait inquiète :
  • Où est Bobby demanda-t-elle ?
  • Il est tombé dans un piège et on n’a pas pu le sauver répondit Alain ;
  • Il est mort demanda l’épouse effarée ?
  • Oui répondit Paul. Il alla dans les toilettes vomir et là il se mit à pleurer tout son saoul, Bobby était son compagnon depuis des années, il l’avait aimé très fort !
Elena

lundi 14 mai 2018

lundi soleil

#lundi soleil
mai  : jaune

jaune : la chienne de ma fille, Choupette, sur son carrelage jaune !
Elena 2018


vendredi 11 mai 2018

ALEXANDRE SOUVOROV


Né en 1730 et mort en 1800, le général Souvorov fut considéré comme le plus grand stratégiste. Il fut d’une grande fidélité à l’impératrice Catherine la Grande qu’il appelait « petite mère » elle était une idole pour lui en tant qu’impératrice expérimentée.
Souvorov ne connut aucune défaite dans sa vie militaire et peu d’hommes peuvent se vanter d’un tel exploit. Il vivait avec ses soldats, dormait avec eux, montait le premier à la charge. Sa psychologie des hommes en faisait un grand militaire et il se servait de toutes les astuces pour arriver à ses fins soit la victoire. Par exemple, un jour que les soldats refusaient de se battre contre les turcs trop nombreux, il creusa un trou, se coucha dedans et demanda qu’on l’enterre car il ne pourrait plus se montrer aux yeux de sa tsarine et il montrait le portrait de Catherine qu’il portait toujours sur lui. De même il se servait de Dieu pour inciter les hommes à l’obéissance sachant à quel point les hommes étaient pieux. Il lui est arrivé de demander à ses hommes de se mettre à sa place et de lui donner un ordre et à chaque fois les hommes pensaient comme lui tellement ils étaient imprégnés par ses idées militaires.
Sous Catherine il reçut un tas de médailles et monta jusqu’au grade de Maréchal. Après la mort de la tsarine son fils Paul Ier lui demanda de porter l’uniforme autrichien. Il obéit au nouveau tsar malgré les ordres de plus en plus compliqués et, malgré aucune défaite, il fut mis en disgrâce et rentra chez lui, il faut dire qu’il était jalousé car très aimé par ses hommes.
Il était très riche car Catherine II l’avait gâté et il n’était pas très dépensier mais il gâtait sa femme et ses enfants. Ses vêtements d’apparat il ne les mettait que pour aller voir sa souveraine et rarement au champ de bataille.
Après sa mort il y eut l’ordre de Souvorov et il fut regretté par tous les soldats avec qui il vécut comme un égal, mangeant et dormant à terre avec eux et s’habillant comme eux. Il écrivit, pendant sa retraite, un livre sur la stratégie militaire qui servit jusqu’au XXe siècle aux officiers de tous les pays.
Elena

mercredi 9 mai 2018

VOISINE (fiction)


Michel jardinait, je l’entendais rire et discuter ; je n’entendais pas son interlocuteur mais j’étais persuadée que c’était Lisette notre voisine. La moutarde me monta au nez, cette femme provoquait tous les hommes – sûrement qu’elle avait mis sa robe décolletée – je la vois entrouvrir ses lèvres et baisser ses yeux de façon impudique.
Mon mari continuait à discuter en riant, ma colère augmentait au fur et à mesure. J’hésitai à sortir ? J’optai pour la dignité et je restai à la maison prête à bondir sur lui quand il rentrerait.
Michel se tut, je jetai un coup d’œil, il travaillait sur les laitues, apparemment il s’était calmé. Je continuai à bricoler dans la maison tout en ayant la tête ailleurs. Lisette avait déjà détourné plusieurs maris du village, il ne manquait plus que le mien !
Michel entra tout joyeux en disant :
  • J’ai fait la cour à la voisine, elle était contente !
  • Tu oses me le dire, je t’ai entendu faire du plat à Lisette !
A ces mots, il éclata de rire. J’avais beau crier, le disputer, il riait encore plus fort ; je demandai interloquée :
  • Pourquoi ris-tu ?
  • Mais je n’ai pas vu Lisette, j’ai fait la cour à Andrée, tu ne vas pas être jalouse d’elle ?
J’éclatai de rire avec lui. Il faut dire qu’Andrée était la doyenne du village, elle avait 86 ans. Mon mari n’en avait que 55 et moi 50. Je peux ajouter qu’Andrée n’était ni belle ni attirante et je vois mal qui peut lui faire encore la cour !
Il ne me restait plus qu’à m’excuser, Michel me dit :
  • Je te pardonne à condition que tu me fasses une tarte aux prunes comme tu sais les faire !
  • C’est du chantage répondis-je !
  • On peut appeler ça comme ça et il rit à nouveau.
Elena

lundi 7 mai 2018

Lundi soleil

lundi soleil
mai  : jaune

jaune : voiture jaune !
Elena 2018

vendredi 4 mai 2018

DEUX SŒURS


Elles avaient trois ans d’écart, Violette avait 23 ans et Catherine 20 ans. Violette était exubérante, extravertie, un charme fou, du charisme et une culture superficielle qui attirait les jeunes gens. Elle était grande, brune, des beaux yeux verts aguichants, les hommes se retournaient sur son passage. Catherine avait des traits réguliers, les cheveux châtains, les yeux noisette, un regard souvent triste. Elle était intelligente et cultivée mais ne le montrait pas, trop introvertie.
Les parents des deux sœurs étaient morts, dans un accident de voiture. Violette avait à cette époque 18 ans, elle prit en charge l’éducation de sa petite sœur qui finissait ses études de décoratrice. Violette avait abandonné ses études après son bac, elle travaillait dans un salon de beauté, cela lui convenait assez.
Catherine n’aimait pas les soirées dansantes, sa sœur s’accaparait tous les hommes, il suffisait qu’un seul s’intéresse à elle pour que Violette se débrouille pour qu’il la lâche pour elle. Elle avait pourtant promit à son ami depuis quatre mois de lui faire connaître sa sœur ce soir. Elle se demandait comment cela se passerait, devrait-elle prévenir Violette que c’était sérieux et qu’elle espérait faire sa vie avec lui ? Elle se regarda dans la glace, elle était jolie, tout était bien proportionné seulement Violette avait ce petit plus qui lui manquait. Elle décida de ne rien dire et présenter son ami naturellement, s’il était subjugué par sa sœur c’est qu’ils n’auraient pas été heureux en mariage.
Le soir approchait, Violette avait tout préparé, en tant qu’aînée elle préparait et s’occupait de tout, elle laissait sa sœur étudier, ne l’embêtait pas avec les tâches ménagères, elle espérait avoir pu remplacer un peu les parents auprès de Catherine, elle ne comprenait pas son animosité envers elle par moments. Cela la travaillait, elle voulait vraiment que leur amitié soit sincère, ce n’était pas le cas et Catherine lui fit comprendre qu’elle prendrait un logement à part dès qu’elle aurait assez d’argent pour le loyer, elle lui reprochait de séduire ses soupirants, pourtant elle ne faisait rien pour, au contraire elle invitait des amis pour sa petite sœur et ne pouvait rien si les garçons étaient attitrés plus par elle. Ce soir elle devait lui présenter un garçon, elle devait rester froide pour ne pas le séduire malgré elle.
La soirée commença, la plupart des invités arrivèrent, Catherine vit Jean et se précipita vers lui, il l’embrassa sur la joue et lui dit :
  • Tu es très en beauté ce soir. Elle rougit de plaisir et lui répondit :
  • Je vais te présenter ma sœur, merci pour le compliment.
Elle trouva Violette en grande conversation dans un groupe de cinq garçons, tous la regardaient amoureux fous, Catherine soupira et dit :
  • Violette, je te présente Jean, je t’en avais parlé. Elle regarda le jeune homme, il avait un visage intelligent, elle vit ses yeux brûlants qui la regardèrent et elle soupira puis dit :
  • Enchantée de faire votre connaissance, Catherine vous estime beaucoup, amusez-vous bien. Elle se détourna de son regard et continua à parler avec ses autres soupirants. Malgré tout elle était consciente de son pouvoir sur les hommes et ne pouvait s’empêcher d’y succomber !
Catherine le tira discrètement, elle n’avait pas compris ce qui se passait. Elle le scruta et demanda :
  • Peux-tu me dire ce que ma sœur a de plus que moi ?
  • Vous êtes différentes répondit Jean prudent.
Le reste de la soirée, Catherine et Jean dansèrent, il essaya bien de capter le regard de Violette mais elle l’ignora. Catherine était ravie et pour une fois ne se plaignit pas après le départ des invités, Violette la félicita sur son compagnon et lui souhaita d’être heureuse avec lui.
A la suite de la soirée, Jean vint souvent voir les sœurs, Violette ne pouvait pas toujours se sauver, cela aurait été mal élevé. Petit à petit, elle tomba amoureuse de ce bel homme intelligent et séduisant au possible. Violette luttait mais elle savait qu’elle ne pouvait rien y faire, elle tombait amoureuse de tous les beaux hommes, de ceux qui avaient du caractère, de ceux qui séduisaient, disons de beaucoup d’hommes. Elle fit tout pour le cacher et sortait avec ses amis, Catherine ne voyait rien trop heureuse de son amour pour Jean jusqu’au jour où elle surprit Jean et Violette parler ensemble, les yeux dans les yeux, le désir se lisant dans les deux regards. Elle se sauva et ne revint pas avant le soir.
Catherine avait téléphoné à sa tante, vivant à La Rochelle, lui demandant l’hospitalité pour quelques jours. En revenant, elle fit ses bagages et partit, Violette essaya de la retenir, sa sœur ne lui adressa pas un seul mot. Elle se retrouva seule dans la grande maison de leurs parents.
Catherine aimait beaucoup sa tante, elle fut heureuse de pouvoir se confier, sa tante réfléchit et dit :
  • Je ne pense pas que Violette soit une mauvaise fille, elle est sûrement tombée amoureuse mais elle ne te l’a pas pris, il est aussi coupable. Catherine ne dit rien, elle avait un plan.
Le lendemain Catherine chercha un appartement aux Minimes, il y avait la navette fluviale ainsi qu’un car, elle trouverait bien du travail dans cette ville. Sa tante habitait près du vieux port mais les loyers étaient hors de prix. Après plusieurs agences, Catherine trouva un studio, elle s’y installa sans donner son adresse à Violette ni même à sa tante de peur qu’elle ne la trahisse. Elle trouva aussi du travail grâce à une relation de ses parents, elle fit promettre de ne rien dire à sa sœur et en deux mois la vie recommença pour elle.
Catherine travaillait, le soir elle aménageait son studio, elle s’était fait des amies, et devait sortir en groupe prochainement. Elle était enfin en paix, ici sa sœur ne lui piquerait pas son ami si elle s’en faisait un. Jean ne comptait plus, il l’avait trop déçue.
Pendant ce temps, Violette s’était mis en ménage avec Jean, ils s’aimaient et pour la première fois Violette faisait attention de ne pas voir d’autres hommes. Elle regrettait pour sa sœur, elle ne se sentait pas responsable et souhaitait de tout cœur le même bonheur à Catherine.
La sortie en groupe fut réussie, Catherine fit la connaissance d’un jeune dentiste, elle tomba vite amoureuse de lui, ils se voyaient très souvent, méfiante elle attendit six mois avant de lui céder. Ce fut un soir de printemps, ils s’étaient promenés au vieux port, fait une promenade jusqu’aux îles en bateau, en revenant, il l’enlaça et elle se laissa faire, il l’emmena chez lui, elle accepta. Ils passèrent la nuit à se découvrir, s’aimer, leur tendresse était plus forte que le désir. Ils faisaient des projets de mariage, Catherine lui avait parlé de sa sœur et l’avait prévenu qu’ils ne l’inviteraient pas. Alain lui fit remarquer qu’il n’allait pas la quitter alors qu’ils allaient se marier, c’était ridicule et elle devait faire un effort pour sa parente la plus proche qui lui restait. Elle accepta de mauvaise grâce.
Tout était prêt, le mariage devait avoir lieu le lendemain. Violette, séparée de Jean, avait reçu une invitation, elle n’avait pas l’adresse de sa sœur, elle téléphona à leur tante, celle-ci lui dit qu’elle était invitée mais ignorait son adresse. Violette décida de descendre chez sa tante, elle tenait vraiment à se réconcilier avec sa sœur.
De son côté Catherine avait tout préparé avec l’aide d’Alain, elle savait que sa tante et sa sœur venaient ensemble, il y aurait la famille de son futur mari, elle les connaissait déjà et s’entendait avec sa future belle-mère.
Tout de blanc vêtue Catherine attendait les invités, ils devaient tous partir ensemble jusqu’à l’église puis la mairie. Elle vit sa tante avancer avec sa sœur, elle la regardait ne sachant si elle devait courir l’embrasser ou se sauver, sa sœur lui souriait avec toute la tendresse qu’elle lui vouait, elle ne se rendait pas compte de la beauté qu’elle dégageait, les hommes se retournaient vers elle y comprit Alain. Catherine embrassa sa sœur sur ses gardes, lui présenta son futur mari et se pressa de le tirer ailleurs. Les voitures étaient toutes là, ils partirent vers l’église, Alain évita de regarder du côté de Violette, il avait vu ses yeux de braise, il se sentait mal à l’aise et comprenait Jean. Il n’avait jamais vu de femme aussi séduisante que Violette, brusquement Catherine lui sembla bien fade. Le prêtre lui demanda s’il voulait prendre Catherine pour épouse, il se retourna vit le sourire épanoui de Violette et dit « Non » Il ne l’avait pas fait exprès, c’était parti tout seul, il sortit prendre l’air ne sachant pas ce qui lui avait pris, Violette était à ses côtés, elle lui montra sa voiture et ils partirent ensemble.
Catherine ne se remit jamais de cet incident, elle ne revit plus sa sœur et vécut en vieille fille aigrie.
Elena

mercredi 2 mai 2018

MILANO


A cause des grèves je suis allée en voiture chez mon amie à Lyon et le lendemain son mari nous a emmenés en voiture à Milan, il est allé chez des amis et nous à l’hôtel pour nous préparer. Le soir nous avons visité l’extérieur du château près de la fontaine puis la Scala de l’extérieur, elle ne paye pas de mine mais quand on rentre c’est une merveille. Nous étions bien assises et le spectacle était de très bonne qualité. C’était « Don Pasqueale » de Donizetti, un opéra bouffe.
Le lendemain nous avons visité la cathédrale qui est un vrai bijou de l’extérieur et très belle à l’intérieur et nous nous sommes promenés dans la célèbre galerie dont j’ai oublié le nom.
Je mets des photos du château, la Scala , la cathédrale .
Au retour j’ai eu le plaisir de voir le Mont Blanc , à l’aller aussi ce qui fait que ce fut un complet dépaysement pour moi. Je suis rentrée sous la pluie et le vent en voiture lundi soir.
Elena 2018