vendredi 21 septembre 2018

PETIT RAT DE L’OPERA


Après la visite médicale Lisa fut appelée chez la directrice, habituellement seules les élèves indisciplinées étaient invitées chez elle cet appel la laissa perplexe.
Lisa était le meilleur petit rat de l’opéra, on lui prédisait un avenir d’étoile et sa vie tournait uniquement autour de l’opéra. Elle tiendrait le premier rôle pour le prochain ballet, sa plus grande fierté, c’était la seconde fois qu’elle était la vedette.
Arrivée au bureau de la directrice le cœur de Lise se mit à battre la chamade sans raison, elle n’avait rien à se reprocher.
  • Avancez mon petit et asseyez-vous là, dit la directrice en continuant :
  • Lisa, vous savez que je vous estime beaucoup mais je ne peux plus vous garder
Lisa ouvrit des grands yeux étonnés, sentant qu’elle avait été un peu brusque la directrice rougit puis continua :
  • Je n’ai rien à vous reprocher mon petit, uniquement votre taille…
  • Je ne comprends pas Madame répondit Lisa mal à l’aise.
  • Vous ne grandirez plus répondit doucement la directrice, le médecin me l’a confirmé, je suis désolée ! Vous pouvez sortir, j’écrirai à votre mère finit la directrice mal à l’aise.
Sans rien dire Lisa sortit, en une minute tout son avenir s’écroulait pour quelques centimètres. Jamais elle ne pourrait comprendre une telle injustice, « c’est trop dur » pensa Lisa en entrant dans sa chambre. Elle rangea ses quelques affaires dans sa valise et sortit, sa mère habitait tout près, elle pourrait revenir chercher le reste plus tard, plus jamais elle ne remettrait les pieds à l’opéra.
Lisa se précipita chez elle, qu’elle ne fut sa surprise d’y trouver un homme vêtu d’une robe de chambre ; elle ne le connaissait pas. Sa mère arriva un peu gênée :
  • Que fais-tu là Lisa ?
  • Je suis trop petite, je ne serai jamais étoile de l’opéra, je ne veux pas rester et voir les autres triompher.
Sa mère ne répondit pas, l’homme sortit discrètement, Lisa pleurait silencieusement puis elle entendit sa mère lui dire la voix tremblante :
  • tu ne peux pas rester ici 
  • Pourquoi ?
  • Jamais René ne l’accepterait, il paye le loyer, tu comprends insista sa mère, il faut trouver une autre pension.
Lisa ne répondit pas, elle comprit qu’on pouvait tout perdre en un seul jour, elle courut s’enfermer dans sa chambre. Peu importe telle ou telle pension, rien ne pouvait l’affecter plus que sa taille et son départ de l’opéra. Elle cacha sa tête sous l’oreiller en pleurant doucement, son père lui avait dit un jour «  on peut tout perdre sans le mériter », le sommeil l’emporta vers le lac des cygnes.
Elena




mercredi 19 septembre 2018

LE 14 JUILLET
A Paris tous les ans
On dansait le quatorze juillet.
Chaque quartier
Avait sa célébrité.
André Verchuren
Rassemblait bien du monde.
Yvette Horner
Avait autant de succès,
Et, n’oublions pas Fontaine.
Les bals étaient gratuits,
On y dansait toute la nuit.
Cette époque est révolue,
Mais les moins jeunes s’en souviennent !
Elena


lundi 17 septembre 2018

#lundi soleil
septembre chat
chat : Janna garde l'ordinateur de mon fils (son maître)
Elena 2018

vendredi 14 septembre 2018

PERE ALEXIS
Quand je fis sa connaissance il était un Prêtre honorable et avait l’air d’un ange, et pourtant…
Dans sa jeunesse Alexis vécut avec une femme, la laissant croire qu’il allait l’épouser et la pauvre Véra lui faisait une confiance totale. Ils sortaient souvent à trois, une amie de Véra qui s’appelait Macha, tous trois vivaient une vie heureuse plus ou moins aux crochets de Véra qui peignait et commençait à gagner sa vie avec ses portraits. Cela dura un certain temps , quand un jour Véra rentra chez elle, trouvant une enveloppe, elle l’ouvrit et lut - Excuse moi Véra, je suis un monstre, je comprendrai que tu ne me le pardonnes pas, je pars avec Macha. Je t’ai emprunté de l’argent et pris tes bijoux, je te les rendrai dès que j’aurai trouvé un emploi.
Véra s’effondra un moment puis sa vie reprit son cours, elle tomba amoureuse d’un autre. Dans cette histoire elle perdit tout ses biens et ce fut très dur pour elle sur le plan matériel.

Un jour Véra reçut une lettre d’Alexis, elle en rit et la fit lire à son mari, à qui elle avait raconté son histoire.
Alexis avait épousé Macha, ils étaient partis en Nouvelle Zélande et il se fit ordonner prêtre orthodoxe, il avait un fils. Bien sûr il s’excusait pour son vol et disait qu’en tant que prêtre il gagnait peu d’argent mais dès qu’il pourrait il la rembourserait. Durant plusieurs années Véra recevait régulièrement une lettre, elle avait appris qu’il avait eu un autre enfant puis un troisième, la caisse était toujours vide et il ne pouvait pas la rembourser puis il continua à écrire sans parler d’argent, l’affaire était close pour lui.
Il était très doué en physique et écrivit un livre qui reçut un prix, cela lui prenait beaucoup de temps, en plus, il voyageait pour parler de son livre, ainsi il retrouva Véra un jour en France.
Père Alexis promis à Véra de lui acheter des icônes pour son église ou d’autres, ainsi il l’aiderait financièrement, elle avait des difficultés d’argent assez importantes.
Au retour en Nouvelle Zélande, il tint parole et Véra lui envoyait des icônes , en retour il lui envoyait de l’argent.


Véra correspondait avec le père Alexis depuis 40 ans, lui envoyait régulièrement des icônes, il renvoyait de l’argent, elle était contente, bien qu’elle trouvait que la somme était modique par rapport aux églises de Paris, ils sont plus pauvres là-bas pensait-elle, et le sujet restait clos.
Un jour le père Alexis devait venir en France avec sa femme, ils avaient envie de revoir l’Europe. J’étais de passage chez Véra, il devait venir sans sa femme.
Quand je le vis je fus sous le charme, un vieil homme angélique, au regard franc, pénétrant, je lui aurai donné le Bon Dieu sans confession. Je me souviens, il parlait de la Nouvelle Zélande à mes enfants avec beaucoup d’intérêt et pédagogie, il nous a enchanté.
Quelques temps plus tard Véra fut gravement malade, père Alexis lui écrivit une lettre qu’elle me fit lire
Chère Véra,
Tu ne me changeras pas, j’ai toujours été malhonnête, je t’ai encore volé avec les icônes, elles valaient plus que le prix que je t’envoyais, comprend-moi, j’avais tellement envie de revenir en France, revoir les pays d’Europe avec Macha, les endroits où nous avions été si heureux tous les trois que j’ai puisé dans les réserves de l’église et grâce à tes icônes je peux rembourser petit à petit. Je ne peux pas me permettre d’être renvoyé en tant que prêtre, à mon âge je ne trouverai rien, puis il y a mes enfants qui ont confiance en moi. J’espère que tu ne m’en voudras pas, merci pour tout,
Ton Alexis avec toute mon affection.
Véra mourut peu de temps après, père Alexis n’avait pas changé d’après la lettre, j’ai un livre de la Nouvelle Zélande qu’il avait offert à mes enfants, seul signe restant d’un voleur angélique.
Elena

mercredi 12 septembre 2018

LES CERISES

J’étais enceinte de 7 mois et demi, je remontais une route pour rentrer chez les grands-parents de mon mari, j’étais en vacances chez eux. Je vois un champ, pas de barbelés et des cerises toutes mûres !
Je ne suis pas une voleuse mais marauder pour moi n’était pas du vol si on en prenait que quelques unes. Je monte dans le champ et je mange quelques cerises sur un arbre, c’est là que j’entends un fermier me crier dessus ; apeurée je me met à courir vers la route pour rentrer en priant tous les Dieux qu’il ne dise rien aux grands-parents.
Il courait avec sa fourche, je m’étais retournée et il a vu mon ventre alors il a haussé les épaules et s’en est retourné de l’autre côté.
Je me sentais plus à l’aise et je me reposai un peu avant de continuer mon chemin. J’arrivai chez les grands-parents, j’ai préféré avouer que j’ai mangé une poignée de cerises plutôt que s’ils l’apprenaient du fermier.
J’ai toujours trouvé que les fruits cueillis sur un arbre, même le mien sont meilleurs que servis sur un plateau. Les grands-parents n’avaient pas de cerises à ce moment.
J’ai dû promettre de ne plus chaparder un seul fruit, j’ai tenu ma promesse mais ce fut dur !
Elena

lundi 10 septembre 2018

#lundi soleil
septembre : chat
chat : Zébulon devenu adulte
Elena 2018

vendredi 7 septembre 2018

DECEMBRISTES
En 1825 il y avait « L’union du Nord «  tenu par le prince Troubetzkoï et « La société du midi » Les décembristes voulaient abolir la servitude, il y avait encore des serfs dans toutes les grandes familles et créer une république (la plupart revenait de France après la bataille avec Napoléon) ou la monarchie constitutionnelle.
Troubetzkoï avait écrit le manifeste pour le peuple russe qu’il devait remettre au sénat le 14 décembre lors de l’investiture du tsar Nicolas, son frère Constantin ne voulant pas régner. Ils firent croire au peuple que Nicolas voulait la place de Constantin et en criant « Vive la constitution » le peuple croyait crier vive la femme de Constantin.
Il y avait environ 3000 insurgés le 14 décembre, ils se trouvaient dans un coin de la place, Troubetzkoï n’a pas donné le manifeste au sénat et s’est absenté et Volkonski prit sa place de mauvaise grâce. Les gardes fusillèrent des manifestants, et firent des prisonniers. Il y a eu 5 pendus en 2 fois car la corde avait cassé. D’autres firent la prison un certain temps, et 121 déportés en Sibérie avec assignation à vie.
11 femmes partirent rejoindre leurs époux en abandonnant leurs enfants n’ayant pas le droit de les prendre avec elles. La première fut Mme Troubetzkoï et la seconde Mme Volkonski, certaines étaient d’origine française comme Mme Troubetzkoï et Annenkov.
Elles construisirent des maisons près de la prison, elles eurent aussi des enfants et petit à petit la vie des décembristes s’assouplit en devenant une vie de famille, conférences, concert etc… Les prisonniers apprirent aux bouriates à lire et à écrire et on trouve deux superbes maisons à Irkoutsk des Troubetzko¨et Volkonski.
En 1856 il y a l’amnistie pour les décembristes avec le nouveau tsar Alexandre II mais il ne restait plus que 19 hommes vivants qui rentrèrent.
Elena

mercredi 5 septembre 2018

CHANT NOCTURNE
Nous marchions sur une route étroite, après avoir raté le car, c’était la pleine lune.
Soudain tu chantas et je restais stupéfaite par ta voix ensorcelante. Nous étions amis depuis notre enfance mais à ce moment j’ ai cru entendre un étranger. Je te suivais traînant un peu, la route me semblait longue. Sans même me voir tu continuais ton répertoire. J’ai reconnu les plus grands chanteurs russes de l’époque ainsi que des chants tziganes. Je continuai le chemin obnubilée par ta voix.
En haut de la côte tu me dis :
  • Nous sommes arrivés, en face tu vois l’hôtel, toi au 1er et moi au 5e ! Tu ris et je me sentis soulagée.
  • Merci, la route fut moins dure !
  • Sais-tu que nous avons marché sept kms pour rentrer !
J’ai compris pourquoi tu avais chanté, tu m’as aidé à faire ce long parcours sachant qu’il n’y avait plus aucun transport après notre soirée à l’opéra !
Elena

lundi 3 septembre 2018

#lundi soleil
septembre : chat
chat : Zébulon petit, chat de ma fille
Elena 2018

vendredi 31 août 2018

GENTIL


On l’avait surnommé « Gentil », depuis plus personne ne savait son nom, toujours présent à l’appel, rendant service, aimable, un mot gentil… Certaines mauvaises langues diraient qu’il était un peu cruche ou n’avait pas inventé la lumière, et alors ? Chacun profitait de sa gentillesse, d’autant plus généreuse qu’il ne demandait rien.
Gentil ne devait rien à personne hormis sa famille, il n’était pas beau, ne savait pas s’imposer ni exprimer ses idées, il ne lui restait plus qu’à être gentil ou rester seul, il avait fait le choix.
Personne n’était au courant du journal secret, Gentil y mettait toutes les appréciations sur son entourage, les pensées que lui inspiraient ses connaissances, les commentaires sur les livres qu’il lisait, et oui, il lisait beaucoup mais personne ne l’avait remarqué.
Il était invisible, on le remarquait lorsqu’on avait besoin de lui. Il s ‘en était fait une raison, pour pallier il décrivait la vie des autres, faisait des commentaires, réglait les problèmes que les autres ne savaient pas régler ; on pouvait être gentil et intelligent et ça personne ne s’en était aperçu, pas même ses parents.
Les années passèrent, certains se marièrent mais pour Gentil rien n’avait changé, à part son journal qui s’étoffait de plus en plus.
Employé de banque Gentil travaillait, avait réussi à avoir son propre studio, il était presque heureux !
Un jour sa mère accourut « Gentil, presse-toi la Louison veut se tuer «  Sans écouter d’avantage Gentil courut chez la Louison, il savait que son père frappait lorsqu’il avait trop bu et Louison n’en pouvait plus. Il arriva à temps, Elle avait jeté l’arme et pleurait
La tête dans ses mains dans la cuisine. Gentil monta, le père n’était pas là, étonné il demanda à Louison ce qui s’est passé ? « Père est en colère car je veux quitter le pays, vivre seule répondit-elle en soupirant.
Gentil sentit son cœur battre, il se rendit compte qu’elle comptait pour lui, son départ serait trop dur.
  • Prend un studio et j’essaie de te trouver une place à la banque … Commença-t-il – Non, je ne peux pas je n’ai pas mon brevet dit-elle en le regardant comme si elle parlait à un demeuré. Il aurait dû s’en souvenir, il avait oublié qu’elle avait raté son brevet.
Il sentit un regard méprisant et ce fut plus fort que lui, il partit en courant, il ne savait pas si son impression fut juste ou pas, il savait juste qu’il l’aimait mais que jamais il ne le lui dirait et ce secret elle ne devait pas le voir.
Après avoir longuement réfléchi Gentil pris la sage décision d’éviter Louison, puis par la même occasion les camarades ayant besoin de lui, il se refermait sur lui-même, sa famille le voyait à peine.
Il écrivait en dehors de son travail, n’ouvrait plus la porte et évitait les contacts non professionnels.
Au bout de cinq mois il finit d’écrire un livre sur son entourage, la vie et ses souvenirs. Avec la hardiesse du timide il l’envoya à un éditeur puis se sentit soulagé. Il pouvait redevenir Gentil et tout le monde fut content de le retrouver.
Puis un jour Il attrapa une mauvaise grippe et dans son délire parla du livre, sa mère fouilla toute la chambre sans rien trouver. Une semaine plus tard il mourut à l’hôpital, à un quart d’heure près on aurait pu le sauver mais son cousin s’était arrêté pour parler avec son amie et Gentil n’a pas survécu.
Le village se sentit triste, le lendemain le facteur amena un paquet à sa mère expédié par l’éditeur, elle l’ouvrit et resta bouche bée, son fils sera édité, le manuscrit corrigé était renvoyé, elle profita pour le lire et n’en crut pas ses yeux, « comment accepter alors qu’il avait tout raconté, y compris les histoires des cocus, des tromperies un mélange de Clochemerle avec les vrais noms ? » Elle cacha le manuscrit, écrivit que son fils avait renoncé avant de mourir. Son cœur se brisait à la pensée des sentiments multiples pour son fils, elle n’avait pas compris. Sa pauvre vie et cette incompréhension entre humains, jamais elle n’avait autant souffert, autant réfléchi, sa vie ne comptait plus, elle devait réhabiliter son fils.
Le reste de sa vie la mère passa son temps a montrer les écrits de son fils après avoir changé les noms, les gens riaient, pleuraient et ne se reconnaissaient pas «  Brave gentil disaient-ils » et la mère souriait heureuse de penser à lui, si près d’elle grâce à ses écrits.

Elena

mercredi 29 août 2018

COCA-COLA (d’après un fait divers)
Momo avait six ans et il aimait imiter son frère de 16 ans.
  • Man donne-moi du coca-cola
  • Non, il n’en reste plus qu’un pour ton frère quand il rentrera.
  • Si j’en veux un !
  • Je t’ai dis non !
Momo sortit et revint avec un revolver qu’il avait pris dans le tiroir de son frère, il revint vers sa mère :
  • je veux un coca man !
  • non, c’est non ! Que tiens-tu dans ta main ?
  • je te tue si c’est non !
La mère s’approcha et un coup de feu partit, elle se retrouva allongée, morte sur le coup.
  • Man debout ce n’est pas pour de vrai…
La mère était décédée pour un coca !
Elena

COCA-COLA (d’après un fait divers)
Momo avait six ans et il aimait imiter son frère de 16 ans.
  • Man donne-moi du coca-cola
  • Non, il n’en reste plus qu’un pour ton frère quand il rentrera.
  • Si j’en veux un !
  • Je t’ai dis non !
Momo sortit et revint avec un revolver qu’il avait pris dans le tiroir de son frère, il revint vers sa mère :
  • je veux un coca man !
  • non, c’est non ! Que tiens-tu dans ta main ?
  • je te tue si c’est non !
La mère s’approcha et un coup de feu partit, elle se retrouva allongée, morte sur le coup.
  • Man debout ce n’est pas pour de vrai…
La mère était décédée pour un coca !
Elena

lundi 27 août 2018

#lundi soleil
août : bleu
bleu : au mariage de ma petite-fille les mariés coupent le gâteau sur fond bleu
Elena 2018

vendredi 24 août 2018

EDUCATION CANINE
Quand j’ai eu Porthos, mon léonberg de 2 ans ½, pesant 80 kg et tirant la laisse dès qu’il voyait un chat ou un autre chien, on m’a conseillé de l’éduquer. Aussitôt je l’ai inscrit aux cours d’éducation où on voyait surtout des chiots.
Je suis arrivée avec Porthos pour la première leçon et je suis tombée sur un homme costaud qui criait sur les chiens, il me dit :
  • Je vais le dresser, attendez sur le côté.
Sans rien dire je me suis un peu éloignée et je le vis faire suivre mon chien devant les autres en lui donnant des coups de laisse à chaque fois qu’il tournait la tête et en lui criant dessus. Affolée je me suis approchée et je l’appelai, il se tourna vers moi mécontent :
  • je préfère tenir mon chien moi-même insistais-je.
  • Alors tenez-le bien !
Porthos tremblait dès que le moniteur s’approchait de nous, à un moment donné il fallait passer devant un morceau de viande sans que le chien y touche, le moniteur reprit la laisse de Porthos sans me demander mon avis et bien sûr la tentation fut grande de vouloir essayer d’attraper la viande alors il le dérouilla et je me mis à crier. Je pris mon chien en colère :
  • Vous attendez qu’il vous morde ?
  • S’il essaye de me toucher je le tue, j’ai une carabine toujours à mes côtés. Il faut le casser sinon il deviendra un chien dangereux !
  • Et bien vos méthodes ne me conviennent pas, je l’éduquerai moi-même et je partis.
Porthos me fit la tête en voiture et j’étais au bord des larmes mais en revenant je me suis inscrite sur un forum de chiens qui me conseilla de le promener avec un licol pour chiens et depuis je n’ai plus eu aucun ennui. Je regrette que certains éducateurs exercent la méthode forte pour éduquer un chien au risque d’en faire une lavette sans caractère. Alors que douceur et fermeté est la solution pour la majorité des cas !
Elena

mercredi 22 août 2018



DANSE
Je vous invite à danser
Venez faire la révérence,
Surtout entrez en cadence
Au pas de chat
Ou de polka.
Je vous invite à danser
En ronde bien fermée,
Ne laissez pas entrer
Ceux qui ne veulent
Pas s’amuser.
Je vous invite à danser
Tournez sur vous-même,
Dansez les amis
Une heure d'harmonie !
Elena 2018

lundi 20 août 2018

#lundi soleil
août : bleu
bleu : ciel de La Rochelle
Elena 2018

mercredi 15 août 2018

PAUSE le temps de rentrer dans l'Essonne, j'ai un mariage le 18 puis je resterai dans la région parisienne pour profiter un peu de ma fille qui va partir vivre avec son mari en Birmanie.

lundi 13 août 2018

#lundi soleil
août : bleu
bleu :chartreux dans un sac bleu
Elena 2018

vendredi 10 août 2018

DANS MON VILLAGE
Dans mon village il y a les anciens : ceux qui sont nés dans le village et les autres tous des étrangers même s’ils sont nés à 5 km de là. Dans mon village il y a les étrangers d’autres pays comme les anglais et les hollandais puis les parisiens et tout ceux venant à plus de 50 km à la ronde. Dans mon village il y a les bavardes, dont il faut se méfier, et les taiseux, qui parlent peu mais bien. Dans mon village il y a des enfants de tous âges et on les entend jouer avec plaisir ! Dans mon village il y a des chats, des chiens, des poules, des lapins et des chevaux avec un âne et ils s’entendent tous. Dans mon village il y a le haut et le bas, un lavoir départage les deux ; les gens se parlent peu entre le haut et le bas. Dans mon village il y a de l’aide entre voisins et on n’est jamais seul surtout par canicule ou forte pluie on vient prendre des nouvelles. Dans mon village il n'y a qu'une route et elle s'arrête à l'entrée d'un bois, les camions ont bien du mal à faire demi-tour,
Dans mon village je m’y sens bien et je suis contente d’y passer les étés.
Elena 2018

mercredi 8 août 2018

COL D’IZOARD
J’étais monitrice, dans une colonie d’enfants d’acteurs, elle était située à Guillestre. J’avais la chance d’avoir un pavillon à part où je m’occupais des petits avec une aide-monitrice.
Vers la fin des vacances nous formions une bonne équipe et nous nous entendions très bien entre les monitrices (5) et la directrice.
Nous devions prendre le col d’Izoard en car et visiter en haut. Le problème était que le chauffeur du car n’était pas très sobre et les tournants pour monter étaient bien près du précipice. Les enfants ne s’en rendaient pas compte, la directrice s’occupaient d’eux pendant que nous les cinq monitrices nous chantions en inventant les paroles :
« Au fond du car (bis) au col d’Izoard (bis) il y avait cinq filles (bis) pas très tranquilles… » Ce couplet complétait les autres couplets qu’avaient chanté d’autres monitrices les années précédentes et la chanson était assez longue mais tenant parfaitement une logique.
En haut nous avons admiré le paysage mais nous avons vu le chauffeur continuer à boire du vin et chanceler un peu. Le retour pour nous fut silencieux, heureusement que la Directrice faisait chanter les enfants confiants. Quand nous sommes arrivés nous étions soulagées mais aucune de nous n’a dîné, nous étions trop chamboulées !
Elena

lundi 6 août 2018

#lundi soleil
août : bleu
bleu : cavaliers slovaques
Elena 2018

vendredi 3 août 2018

Ivan AÏVAZOVSKI (1817 – 1900)
Peintre russe d’origine arménienne il est maître de la peinture marine. Il a marqué les périodes romantiques et réalistes de l’art russe.
Il est remarqué par Pouchkine , il fait partie de l’Académie des Beaux Arts Il part 2 ans en Crimée pour y peindre des marines, puis il voyage en Europe où le pape Grégoire XVI lui achète « Le chaos » pour le musée du Vatican
De retour en Russie il devient membre de l’Académie de St Petersbourg
Puis, il voyage et devient un peintre international
Je vais mettre les œuvres que je préfère et le chaos en premier car c’est une œuvre très importante
Elena 2018




mercredi 1 août 2018

ARVIE (hommage à ma chienne décédée)
Nous marchons toutes les deux,
Je chante, toi tu écoutes.
Tu me parles avec les yeux, 
Et moi en souriant.
Nous sommes deux complices,
Aimant nous promener ;
Regardant les oiseaux, 
Et autres animaux.
Je montre, tu regardes,
Les ânes sont nos amis.
Parfois tu vas courir
Et, vite revenir
Quémander un câlin.
Sans toi la vie sera dure ;
Comme j’aime nos balades 
Arvie, ma belle, ma douce 
Profitons de la vie !
Elena 2011

lundi 30 juillet 2018

#lundi soleil
juillet : abricot
Abricot  :table de ma fille couleur abricot
Elena 2018

mercredi 25 juillet 2018

COURTE PAUSE familiale

lundi 23 juillet 2018

#lundi soleil
juillet : abricot
Abricot : kaki couleur abricot
Elena 2018

vendredi 20 juillet 2018

DEUX OURSONS (histoire vraie)
Youri vécut à Tiksi plusieurs années puis il retourna vivre à Khabarovsk, toujours la Sibérie, mais avec un climat plus supportable.
Un jour un chasseur arriva avec deux oursons polaires qu’il déposa en disant :
  • La mère est morte, je vous les laisse ne pouvant pas les emmener chez moi.
Les habitants s’habituèrent très vite aux oursons et les laissèrent se promener librement en ville, chacun donnait quelque chose à manger. Les oursons se sentaient partout chez eux et les bienvenus, ils grandirent heureux.
Youri souriait en parlant des oursons tout comme il aurait parlé de son chien qui ne le quittait jamais.
Pourtant, la belle vie des oursons s’acheva lorsqu’ils atteignirent leurs tailles d’adulte. Un jour un camion vint les chercher pour les emmener dans un zoo, il était impossible de les relâcher dans la nature car ils n’étaient pas habitués ni à chasser ni à pêcher et c’était trop risqué de les laisser en ville.
Les habitants se rassemblèrent, chacun donna une dernière friandise aux ours, certains pleuraient et ils les virent partir dans le camion grillagé.
Depuis ils refusèrent qu’on leur laisse d’autres oursons.
Ce fut le meilleur souvenir de Youri de cette région car le froid était trop dur à supporter et il rejoignit sa famille à Khabarovsk.
Elena

mercredi 18 juillet 2018

LA FEMME AUX PIGEONS

Depuis plusieurs jours je la vois,  elle prend des miettes de pain puis s’ immobilise les bras levés et les pigeons viennent picorer. Ils sont habitués je pense car je ne vois aucune hésitation, ils volent et se posent sur elle avec la plus grande confiance.
Un sourire épanoui effleure le visage fatigué de cette femme sans âge, elle ouvre doucement son grand cabas et fait entrer les pigeons dedans, puis referme guettant autour d’elle.
Je me souviens de mon père qui avait vu une femme donner à manger à des pigeons puis les emmener pour les manger et mon coeur se serre.
Discrètement je la suis, la femme est fatiguée et pose son cabas régulièrement avant de reprendre son chemin. Elle s’ arrête et ouvre une porte, j’ entrevois une petite cour, au fond une volière pas comme les autres, le grillage est ouvert et les pigeons entrent et sortent librement.
La femme ouvre le cabas, les pigeons volent vers la volière retrouver leurs compagnons,
ensuite la femme entre dans la maison basse et ramène des graines qu’elle remplit dans différents récipients, donne de l’eau, enfin s’assoit  à ce moment son visage devient serein,  ses  yeux ne quittent plus le va et  vient  des oiseaux.
Je me sens indiscrète et je m’ éclipse  discrètement.
Elena


lundi 16 juillet 2018

#Lundi : soleil
juilldet : abricot
abricot : citrouille
Elena 2018

vendredi 13 juillet 2018

BRIOULLOV (1799 – 1852)

Considéré comme un des plus grands peintres russes dans la transition entre le néoclassicisme et le romantisme. Il est d’origine française mais partit vivre en Italie dès qu’il se fit connaître en Russie puis retourna dans son pays.
Son œuvre la plus célèbre est « Le dernier jour de Pompéi » Il fit des portraits, des paysages puis pendant qu’il peignait dans la cathédrale saint Isaac en Russie il tomba malade et il partit dans un pays chaud «  Madère » il mourut en Italie.
Je vous mets ses œuvres les plus connues :
Je commence par le dernier jour de Pompéi et je termine par son auto-portrait,
Elena 2018

mercredi 11 juillet 2018

A LA VILLE

Le Parisien et sa femme invitèrent leur hôtesse vivant à la campagne. A la fin de la semaine il lui demanda :
  • Alors que pensez-vous de Paris, vous en avez vu des choses !
  • Trop de choses, trop de gens stressés, trop de bruit…
  • C’est tout ce que vous avez retenu de Paris ? Et la Joconde ?
  • Bof, on la voit aussi bien sur internet et de plus près et je ne fais pas la queue durant deux heures ;
  • Et les rues ?
  • Il faut tout le temps surveiller son sac, l’air est irrespirable et les gens à peine aimables.
  • Vous n’avez donc pas aimé la capitale !
  • Il faut la voir une fois, mais je suis heureuse de retrouver mes fleurs et le chant des oiseaux demain dit-elle en riant !
  • Je crois que l’on ne devrait pas partir en vacances, nous ne serions pas déçu conclut le citadin !
  • Je suis du même avis renchérit la villageoise et ils sourirent tous les deux.
Ce qu’elle ne savait pas c’est que le parisien revenait toujours avec joie à Paris et ne pouvait rester plus d’un mois à la campagne mais il ne dit rien pour ne pas la vexer !
Elena

lundi 9 juillet 2018

#lundi soleil
juin :abricot

ciel :l'échographie de ma petite-fille quand elle était enceinte.
Elena 2018


vendredi 6 juillet 2018

JE VOUS AIMAIS
Je vous aimais... et mon amour peut-être
Au fond du cœur n'est pas encore éteint.
 
Mais je saurai n'en rien laisser paraître.
 
Je ne veux plus vous faire de chagrin.
 
Je vous aimais d'un feu timide et tendre,
 
Souvent jaloux, mais si sincèrement,
 
Je vous aimais sans jamais rien attendre...
Ah! puisse un autre vous aimer autant.
Pouchkine

Ce poème est de Pouchkine, c’est l’un des plus connus, on le chante en tzigane, on le récite dans les soirées…
J’ai pris la version française traduite par Pouchkine lui-même car la traduction par un Français manquait de passion et Pouchkine était un homme passionné.
Elena

mercredi 4 juillet 2018

BALADE
Il faisait beau sans que ce soit la canicule, les fleurs s’ouvraient autour de nous. Nous étions seules sur le chemin, Arvie et moi, je me mis çà chanter et Arvie à gambader. Le soleil brillait sans trop chauffer, nous étions vraiment bien !
Cette promenade quotidienne nous la faisons avec bonheur, nous sommes liées, deux vraies complices et le bonheur nous irradie.
Je n’aimerai pas quitter notre campagne, chaque chemin je l’ai fait avec un de mes chiens, tous les endroits me rappellent des souvenirs, le plus souvent ce sont des moments de bonheur !
Avec un livre j’ai appris à reconnaître les fleurs sauvages : elles sont mes préférées, nous revenons par notre chemin toutes gaies, heureuses de ce moment privilégié.
Elena 2013

lundi 2 juillet 2018

#lundi soleil
juillet : abricot
:
abricot : mon tablier
Elena 2018

vendredi 29 juin 2018

LA TEMPÊTE

Claudine n’avait pas peur, elle venait de le constater avec beaucoup d’étonnement. Ils roulaient depuis des heures sous la tempête, les arbres tombaient sur la route, il fallait faire demi-tour, trouver une autre route. Heureusement,  il y avait des gendarmes pour indiquer les routes parfois barrées.
Ils étaient au camping avec leur camping-car, soudain un arbre tomba juste à côté de leur véhicule. Cet incident les contraignit à rentrer chez eux le plus rapidement possible ; ils n’avaient pas prévu que la tempête envahissait la France, durant leur trajet ils n’étaient pas épargnés.
Jacky conduisait doucement, regardant de tous côtés, le danger était partout ! Claudine dit calmement :
  • Un sapin tombe de l’autre côté, nous ne risquons rien ;
  • Je me sens déporté répondit-il !
  • Attention accélère, un pin va tomber derrière nous !
Jacky suivait les conseils de sa femme tout en surveillant par lui-même. Il vit enfin le panneau qui les mènerait à domicile à trente kilomètres, il souffla en disant joyeusement :
  • Notre martyr est presque terminé, nous arrivons !
  • Regarde, la route est déviée, un gendarme donne des instructions répondit son épouse.
Le gendarme expliquait que des arbres tombés empêchaient de prendre cette voie et qu’il fallait rallonger par un autre chemin.
Courageusement ils continuèrent à rouler en tanguant, le vent soufflait si fort qu’il était difficile de rouler droit. Ils avaient l’impression que cela faisait des jours qu’ils étaient sur cette route et ne voyaient pas la fin de leur cauchemar. Les arbres tombaient, surtout les pinèdes, la fatigue les rendait presque insensibles. Claudine surveillait ceux qui penchaient en prévenant son compagnon qui évitait l’obstacle.
  • Nous voici arrivé, après la côte dit Jacky soulagé !
  • Oh ! Regarde l’arbre, il est tombé devant la maison de Marie, nous ne pourrons pas passer cria Claudine prête à pleurer. Ils étaient presque au but, plus qu’à tourner la rue et on voyait leur maison.
  • Descendons dit son mari, nous allons voir avec les voisins, on peut peut-être le déplacer.
Ils laissèrent le camping-car et allèrent voir leur voisin, il avait laissé sa lumière allumée sachant qu’ils arriveraient. Il les accueillit chaleureusement et fit entrer Claudine pour boire une tisane avec sa femme. Ensuite, les deux hommes allèrent chercher deux autres voisins dans la force de l’âge. A eux quatre ils arrivèrent à déplacer l’arbre et Jacky put ramener le camping-car dans son hangar.
Ils se retrouvèrent tous chez Christian, il dit :
  • J’ai vu que des tuiles sont tombées de ton toit, je te les remettrai demain si la tempête s’arrête ;
  • Merci, et ici il y a eu beaucoup de dégâts ?
  • Chez Jacqueline, un arbre est tombé sur la porte, elle ne pouvait plus sortir – Elle a téléphoné et nous sommes venus la dégager.
Jacky raconta leur périple et loua le sang-froid de sa femme. Il la regarda, elle pleurait. Etonné il lui demanda la raison :
  • Je n’en peux plus je veux aller me coucher !
  • C’est les nerfs qui lâchent dit Christian, allez vous reposer !
Le couple remercia les voisins et partit se reposer. Ils entendirent le vent une partie de la nuit et craignirent pour leur toit mais vers le matin le vent se calma et ils purent dormir du sommeil du juste.
Ils furent réveillés par la sonnette, il était onze heures. Christian venait remettre les tuiles, il rit en les voyant à peine réveillé et dit :
  • La journée d’hier vous a épuisé, allez déjeuner, je m’en occupe !
  • Ouf ! Le vent s’est calmé, la vie va reprendre son cours normal répondit Jacky en souriant.
Elena

mercredi 27 juin 2018

LA TORTUE

Son père ne voulait pas de chats ou de chiens, il n’avait pas le temps de s’en occuper, il lui offrit une tortue. Ensemble ils construisirent une boîte avec des trous et y mirent de la salade.
Tous les matins, avant de partir à l’école, elle donnait une feuille de salade à sa tortue, elle lui parlait également, racontait les événements de la journée.
Il se passa un certain laps de temps, elle s’était habituée à confier tous ses rêves et ses peines à Lisa la tortue.
Pourtant un soir en rentrant, elle prit la tortue dans sa main, celle-ci ne bougeait pas, elle était toute froide et l’œil vitreux ; affolée elle alla voir son père qui lui dit :
  • Ta tortue est morte !
  • Pourtant je lui ai donné à manger ce matin.
  • Je ne connais pas la raison, tu en auras une autre si tu veux !
Elle refusa de la tête et pleura, jamais une autre tortue ne pourrait remplacer sa Lisa ; un dernier baiser et elle la laissa à son père qui l’enterra dans le jardin.
Elena