vendredi 22 juin 2018

Isaac LEVITAN
Né en 1860 et mort en 1900, il est considéré comme un des plus grands peintres russes. D’une famille juive pauvre mais cultivée il réussit à faire des études à l’académie et se lie avec Tretiakov ainsi qu’avec Tchekhov. Il est surtout connu pour ses paysages bien qu’il ait peint quelques portraits.
A sa mort il fut enterré dans un cimetière juif mais en 1941 on le transporta dans le cimetière russe où se trouvent toutes les célébrités.
Je vous mets quelques paysages que j’aime :
Elena

mercredi 20 juin 2018

AMOUR PARFAIT (fiction)
L’amour parfait n’existe pas,
Dire que j’y ai cru tellement !
L’amour passion ne dure qu’un temps
Temps d’un appât et qui s’en va.
L’amour était presque parfait
Que manquait-il ?
Un idéal, une martingale ?
L’amour a fui, beaucoup trop loin,
Laissant mon cœur déferler.
L’amour parfait n’existe pas,
L’amour est là, l’amour se tait !
Elena


lundi 18 juin 2018

#lundi soleil
juin : ciel

ciel : du côté de Caen !
Elena 2018

vendredi 15 juin 2018

LES AIGLES (fiction)
A la veillée des Audariet un homme nouveau s’éteit joint. Il avait une cinquantaine d’années et n’aurait pas été vilain s’il n’avait eu des trous dans les cheveux, disons sur le crâne et tout le monde se demandait ce qu’il avait : une maladie ou un accident ?
Chacun racontait à tour de rôle une histoire de son village ; quand vint le tour de l’homme au crâne bizarre il se présenta :
  • Je m’appelle Marcel c’est la grand-mère Audariet qui m’a invité parmi vous. Je vois que vous regardez ma tête avec étonnement et je vais vous raconter l’histoire de ce qui m’est arrivé :
  • Avant j’habitais en Haute Savoie et j’aimais grimper dans les sentiers, du haut je voyais parfois passer des rapaces je les admirais ! Un jour je m’endormis en hauteur et je fus réveillé par deux aigles qui s’étaient précipités sur ma tête et me donnais des coups de bec, je donnais des coups de main mais je n’arrivais pas à me défendre et je cachais mon visage pour le protéger Au bout d’un moment je réussis à me relever et les oiseaux s’envolèrent Je redescendis et à l’hôpital ils arrangèrent mon crâne comme ils purent ainsi que mes cheveux qui ne poussaient plus par endroits
  • Vous n’avez pas mal demanda la vieille Toinette ?
  • Non, je m’y suis habitué mais je ne peux pas dire que c’est décoratif !
Tout le monde rit et le nouveau venu fut accepté, on ne le regardât plus comme une bête curieuse
La veillée continua avec les autres jusqu’à 23 heures puis tout le monde se sépara pour aller se coucher,
Elena 2018

mercredi 13 juin 2018

BELLE…
Tous les ans à Pâques, avec mon père, nous allions à l’église de Vanves. Je ne priais pas, je préférais observer autour de moi et c’est ainsi que vers 9 ou 10 ans j’ai remarqué une femme seule d’une beauté époustouflante. Elle ne parlait à personne, à minuit quand on s’embrassait pour fêter la résurrection du Christ, elle restait seule. Au fil des années je retrouvai la même femme dans la même église et la trouvai toujours très belle.
Il y eut une année où je n’allai pas à Vanves et l’année d’après quand je revis cette femme je suis restée sidérée, elle n’était plus jolie, elle avait vieilli et je fus déçue. C’est ainsi que je compris ce qu’était la vieillesse et la mélancolie me prit un peu en pensant qu’un jour ce sera pareil pour moi.
Heureusement avec le temps on s’habitue à la vieillesse et on ne souffre pas sauf peut être les acteurs qui se voient à l’écran du temps où ils étaient jeunes.
Je ne revis plus la femme que je trouvais belle car papa déménagea !
Elena

lundi 11 juin 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
juin : ciel

ciel : amas d'Hercule photographié par mon fils
Elena 2018



vendredi 8 juin 2018

Anna Akhmatova

Vous trouverez tous les renseignements sur elle sur internet, je veux raconter comment je l’ai connue.
J’avais une amie de plus de 80 ans qui fut amie avec la poétesse, elle avait des disques d’elle où Akhmatova récitait ses poèmes. Celle-ci était amie avec une autre poétesse Olga Bergoltz et mon amie avait aussi un disque d’Olga. Mon amie me raconta qu’Anna n’avait pas voulu se mouiller pendant la révolution, elle réussit assez bien à passer à travers le filet. Pendant la guerre, elle témoigne du siège de Leningrad et écrit « Courage » Peu de temps après elle fut radiée de l’Union des écrivains. Elle fut considérée comme la plus grande poétesse du XXe siècle. J’écoutais sa voix, on sentait qu’elle était de bonne famille, elle chantait plus qu’elle ne parlait mais je trouvais que c’était assez monocorde alors qu’Olga, moins connue, avait une voix qui tonnait, frappait et on ne pouvait pas y rester indifférente.
Mon amie m’offrit les 2 disques, je les ai pris mais en même temps j’ai préféré lire leurs livres et là j’ai apprécié Akhmatova, je l’ai comprise et aimée en tant que poétesse ! Elle écrivit pour les femmes et l’avenir, elle ne tricha jamais. Elle voulut rester dans son pays pendant la révolution tout comme elle refusa d’écrire des poèmes révolutionnaires sur ordre. Son honnêteté d’écrivain fit qu’elle fut respectée par les intellectuels et les poètes débutants s’inspirèrent de son exemple.
Elena

mercredi 6 juin 2018

ÂME (fiction)
J’ai perdu ma flamme
Dans tes yeux glacés,
J’ai perdu mon âme
Voulant trop t’aimer.
J’ai senti le drame
Me sentant piégée,
Et, avec ton arme
Tu m’as transpercée.
J’ai perdu mon âme
Pour t’avoir aimé,
J’ai perdu ma flamme
Dans l’amour damné.
Elena

lundi 4 juin 2018

Lundi soleil

Lundi soleil
juin : ciel
http://www.bernieshoot.fr/
http://www.facebook.com/groupe/LundiSoleil/

Ciel : Sainte Lucie
Elena 2018

mercredi 30 mai 2018

Petite pause

Je pars dans les Deux Sèvres, là ou se trouve ma maison de campagne. Je reviens sur le blog dès que je serai installée. A bientôt !

lundi 28 mai 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
mai  : jaune

jaune : premier sourire de mon arrière petit-fils sur fond jaune,
Elena 2018

vendredi 25 mai 2018

Fédor CHALIAPINE (1873 – 1938)


Il fut une des plus grande basse russe de son époque. Chanteur lyrique il joua au théâtre et chanta en Russie jusqu’en 1922, à cette date il fut invité à l’étranger et il ne revint pas. C’est en France que Chaliapine vécut jusqu’à sa mort. Il incarna « Don Quichotte » Il fut connu pour ses prestations lyriques et les opéras où il se produisit. Il laisse environ 20 disques vinyles 78 ou 33 tours.
Je vous mets un extrait de lui « la puce» un extrait de Moussorgski !
Elena 2018

mercredi 23 mai 2018

ACTEUR

(hommage à mon beau-frère)

Il était acteur au théâtre et tourné quelques films dans des seconds rôles, il était artiste jusqu’au bout des ongles ! Nous allions le voir, il jouait un rôle prenant sa femme comme complice. Qui était-il ? Cet homme joyeux qui recevait en riant, cet autre qui prenait un air catastrophique ?
Même sa femme ignorait quand il était sincère, ce fut trop rare ses moments d’abandon !
Il eut l’Alzheimer, pendant longtemps il joua un rôle et on le vit descendre la pente très doucement, il se cachait derrière son métier.
Un jour il ne joua plus, ses forces le trahirent, il ne rit plus ; un regard triste et égaré ne le quittait plus. Il se raccrocha au maximum, la maladie eut gain de sa raison.
Adieu l’artiste !
Elena

lundi 21 mai 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
mai  : jaune

jaune : neige jaune !
Elena 2018

vendredi 18 mai 2018

FAMILLE


Commençons par le père, il a la quarantaine, il passe pour un bel homme sauf pour sa femme (lasse de ses infidélités), il est agent commercial et gagne assez bien sa vie ; on peut ajouter qu’il est très strict sur l’éducation, ajoutons souvent de mauvaise foi.
La mère ne dira pas son âge, elle est coquète, séduisante, se sent plus femme que mère, adore la vie mondaine, refuse de voir ses défauts.
Il y a les faux jumeaux, tous deux se ressemblent, ils approchent des 18 ans, s’intéressent aux filles, refusent les conflits mais ne font qu’à leur tête, ils veulent devenir avocat.
Cette famille comme tant d’autres aurait pu passer inaperçue, seulement un événement fit basculer la paix idyllique des Duchemin.
Jacques Duchemin se trouvait avec ses camarades, l’un d’eux proposa d’aller voir des jeunes filles faciles dans un lieu peu recommandé. Il hésita un très court instant, le voilà parti pour l’éden.
En arrivant, la patronne se renseigne sur leurs finances, ensuite elle appelle des jeunes filles adorables, tout juste arrivées et débutantes les laissant choisir. Jacques choisit Marylène, elle était ravissante, à peine majeure, elle venait de Thaïlande. Il essaya de savoir comment elle atterrit ici, en vain elle ne voulait pas en parler. Ils firent l’amour, il eut même l’impression qu’elle prenait du plaisir avec lui. Après cela, dès qu’il avait économisé la somme nécessaire, Jacques venait et attendait que Marylène soit libre, il refusait les autres jeunes filles. Il ne connaissait pas son vrai nom, elle lui avait dit que la patronne choisissait les noms des filles. Plusieurs fois il essaya de lui parler d’elle, elle s’obstinait dans son silence ou lui proposait de refaire l’amour.
La curiosité de Jacques devenait de plus en plus aïguisée, la vie lui semblait insipide, il pensait à Marylène plus qu’il ne fallait, ses études en pâtirent, son père le fit venir :
  • Pourquoi ne travailles-tu plus aussi bien demanda son père ?
  • Je me sens un peu fatigué en ce moment mentit Jacques. Le père lui conseilla des vitamines et partit à ses occupations.
Jean remarqua le manque d’attention de son jumeau et lui demanda ce qu’il avait, ne tenant plus Jacques lui dit :
  • Je suis amoureux d’une p…
  • Tu ne peux pas faire ça, tu peux avoir toutes les filles que tu veux et tu t’amouraches d’une P…
  • Elle n’est pas comme les autres, elle a la beauté d’une princesse asiatique, elle est intelligente, fine, sensible et secrète
  • Et, où peut-on trouver cette perle rare ?
Jacques se tut, il ne voulait pas que son frère touche à elle. Il mentit, lui donna une fausse adresse, Jean rit et sortit.
Plusieurs mois s’écoulèrent, Jacques réussit à savoir que Marylène avait été amoureuse d’un français, elle l’avait suivi et là il l’a mis sur le trottoir, elle lui avoua être d’une famille pauvre, elle avait commencé par faire des ménages, les compagnes lui conseillèrent les massages thaïlandais pour étrangers, cela rapportait plus, elle accepta. Au fur et à mesure, Jacques apprenait de plus en plus sur sa belle dulcinée, il n’en l’aimait pas moins, sa beauté sensuelle le fascinait, sa discrétion lui plaisait, elle avait une certaine culture aimait se cultiver. Au bout d’un an, Jacques voyait Marylène en dehors, sans payer, il la faisait monter dans sa chambre d’étudiant. Ils commençaient à faire des projets d’avenir, dès que Jacques commencerait à gagner de l’argent elle arrêterait son métier.
C’est ainsi qu’un jour le père décida d’aller voir ses fils, Jean étudiait dans une autre université que Jacques. Il commença par Jean, fut satisfait, de là il alla chez Jacques, sonna, attendit en vain, pourtant il entendait des bruits mais son fils ne lui ouvrait pas. Il décida d’attendre sur le palier, au bout d’un moment il vit Jacques entrouvrir, il en profita pour entrer en colère et s’immobiliser pétrifié. Marylène le regardait également, Jacques comprit qu’ils se connaissaient, il ressentit une douleur très forte mais décida de ne pas la montrer.
Le père se ressaisit et demanda :
  • Que faites-vous ici ?
  • Je veux épouser votre fils répondit Marylène le regardant durement
  • Je ne vous laisserai pas lui faire du mal, vous n’avez pas le droit de vous venger sur lui cria le père.
Jacques aurait aimé comprendre ce qui s’était passé entre eux ? Il demanda à son père ce qu’il voulait insinuer  ? Le père le regarda, soupira et se lança dans un récit douloureux :
  • Je suis tombé amoureux, comme toi de Marylène, c’était l’année où je suis allé là-bas pour mon travail, il y a 3 ans, j’ai fait venir Marylène en France. Il hésita regardant son fils le visage défait mais continua :
  • J’avais promis le mariage, je n’ai pas pu divorcer, ta mère ne voulait pas. Marylène me trompa avec un homme qui la mit sur le trottoir, en voulant se venger, elle se trouva piégée, je n’ai plus voulu la revoir.
Jacques regarda son père avec mépris et lui demanda de sortir. Le père partit sans rien dire. Il sortit laissant Marylène dans la chambre désemparée, longtemps il erra dans les rues puis remarqua qu’il était au pied de la maison de ses parents, la voiture de son père n’était pas là, il voyait sa mère s’affairer dans la cuisine, il décida d’entrer. Sa mère montra sa joie de le revoir, il ne venait plus beaucoup depuis sa liaison. N’y tenant plus, Jacques demanda à sa mère la part de vérité dans l’histoire de Marylène. Elle le regarda pétrifiée, hésita mais le regard de son fils la fit parler :
  • Ton père fut très amoureux d’elle, quand il est revenu de Thaïlande, il l’a fit venir, il l’installa dans une chambre, il alla jusqu’à me demander le divorce disant qu’elle était enceinte de lui. Je ne l’ai pas cru et j’ai refusé, il n’a pas insisté, c’est ainsi qu’elle partit avec un autre homme, il en fit une femme facile qui va avec les hommes pour de l’argent termina sa mère un peu gênée par cette conversation.
  • Elle était enceinte, tu es sûre ?
  • Oui, je sais qu’elle accoucha, je crois que l’enfant est mort à la naissance.
Jacques sortit ne voulant pas entendre sa mère continuer. Il rentra chez lui, Marylène l’attendait, elle avait fait ses valises. Il la regarda stupéfait :
  • Tu pars à cause de mon père ?
  • Il a raison, j’ai voulu me venger, quand je t’ai vu la première fois j ‘ai su que tu étais son fils et l’idée m’est venue au fur et à mesure que tu prenais de l’intérêt pour moi.
  • Et le bébé ?
  • Il est mort à la naissance, je ne mangeais pas assez, il n’a pas résisté. Marylène se leva, prit ses affaires et sortit.
Jacques ne fit aucun geste pour la retenir, il devait assimiler tous les détails de cette histoire rocambolesque alors qu’il n’avait rien demandé. Il alla voir son frère et lui raconta son histoire, Jean pâlit et dit :
  • Je la connais, elle me poursuit, elle a tout essayé pour que je l’épouse jusqu’au jour où j’ai su qu’elle travaillait dans un bordel ! Tu es tombé dans le panneau ?
  • Je n’en suis pas encore guéri soupira Jacques
  • Comme tu vois, toute la famille a été mêlée à cette fille !
Jacques sourit, il savait qu’il s’en sortirait, il l’oublierait, il avait la vie devant lui !
Elena

mercredi 16 mai 2018

LA CHASSE


Paul suivait le chevreuil des yeux, il était prêt à tirer, une ombre le gêna un instant. Il visa et tira dès que l’ombre disparut, il entendit un cri et se précipita vers l’endroit où devait se trouver le chevreuil. Quelle ne fut pas sa surprise de voir son chien Bobby allongé, une balle dans le ventre. Les autres chasseurs étaient rassemblés et le regardaient gênés. Paul se pencha vers son chien, lui caressa la tête et dit :
  • Je ne peux plus rien pour toi, tu fus un bon chien, dort en paix !
Les chasseurs creusèrent un trou et écrivirent sur un morceau de bois « ci-gît Bobby un bon chien de chasse » Ils ouvrirent une bouteille pour se remettre du choc, les souvenirs déferlèrent et les anecdotes tandis que le niveau de la bouteille baissait.
Ils décidèrent de ne plus chasser de la journée en souvenir de Bobby et ouvrirent une seconde puis une troisième bouteille.
Quand le crépuscule tomba,  les chasseurs décidèrent de rentrer, Paul ne marchait plus très droit et Alain l’aida à rentrer chez lui, sa femme attendait inquiète :
  • Où est Bobby demanda-t-elle ?
  • Il est tombé dans un piège et on n’a pas pu le sauver répondit Alain ;
  • Il est mort demanda l’épouse effarée ?
  • Oui répondit Paul. Il alla dans les toilettes vomir et là il se mit à pleurer tout son saoul, Bobby était son compagnon depuis des années, il l’avait aimé très fort !
Elena

lundi 14 mai 2018

lundi soleil

#lundi soleil
mai  : jaune

jaune : la chienne de ma fille, Choupette, sur son carrelage jaune !
Elena 2018


vendredi 11 mai 2018

ALEXANDRE SOUVOROV


Né en 1730 et mort en 1800, le général Souvorov fut considéré comme le plus grand stratégiste. Il fut d’une grande fidélité à l’impératrice Catherine la Grande qu’il appelait « petite mère » elle était une idole pour lui en tant qu’impératrice expérimentée.
Souvorov ne connut aucune défaite dans sa vie militaire et peu d’hommes peuvent se vanter d’un tel exploit. Il vivait avec ses soldats, dormait avec eux, montait le premier à la charge. Sa psychologie des hommes en faisait un grand militaire et il se servait de toutes les astuces pour arriver à ses fins soit la victoire. Par exemple, un jour que les soldats refusaient de se battre contre les turcs trop nombreux, il creusa un trou, se coucha dedans et demanda qu’on l’enterre car il ne pourrait plus se montrer aux yeux de sa tsarine et il montrait le portrait de Catherine qu’il portait toujours sur lui. De même il se servait de Dieu pour inciter les hommes à l’obéissance sachant à quel point les hommes étaient pieux. Il lui est arrivé de demander à ses hommes de se mettre à sa place et de lui donner un ordre et à chaque fois les hommes pensaient comme lui tellement ils étaient imprégnés par ses idées militaires.
Sous Catherine il reçut un tas de médailles et monta jusqu’au grade de Maréchal. Après la mort de la tsarine son fils Paul Ier lui demanda de porter l’uniforme autrichien. Il obéit au nouveau tsar malgré les ordres de plus en plus compliqués et, malgré aucune défaite, il fut mis en disgrâce et rentra chez lui, il faut dire qu’il était jalousé car très aimé par ses hommes.
Il était très riche car Catherine II l’avait gâté et il n’était pas très dépensier mais il gâtait sa femme et ses enfants. Ses vêtements d’apparat il ne les mettait que pour aller voir sa souveraine et rarement au champ de bataille.
Après sa mort il y eut l’ordre de Souvorov et il fut regretté par tous les soldats avec qui il vécut comme un égal, mangeant et dormant à terre avec eux et s’habillant comme eux. Il écrivit, pendant sa retraite, un livre sur la stratégie militaire qui servit jusqu’au XXe siècle aux officiers de tous les pays.
Elena

mercredi 9 mai 2018

VOISINE (fiction)


Michel jardinait, je l’entendais rire et discuter ; je n’entendais pas son interlocuteur mais j’étais persuadée que c’était Lisette notre voisine. La moutarde me monta au nez, cette femme provoquait tous les hommes – sûrement qu’elle avait mis sa robe décolletée – je la vois entrouvrir ses lèvres et baisser ses yeux de façon impudique.
Mon mari continuait à discuter en riant, ma colère augmentait au fur et à mesure. J’hésitai à sortir ? J’optai pour la dignité et je restai à la maison prête à bondir sur lui quand il rentrerait.
Michel se tut, je jetai un coup d’œil, il travaillait sur les laitues, apparemment il s’était calmé. Je continuai à bricoler dans la maison tout en ayant la tête ailleurs. Lisette avait déjà détourné plusieurs maris du village, il ne manquait plus que le mien !
Michel entra tout joyeux en disant :
  • J’ai fait la cour à la voisine, elle était contente !
  • Tu oses me le dire, je t’ai entendu faire du plat à Lisette !
A ces mots, il éclata de rire. J’avais beau crier, le disputer, il riait encore plus fort ; je demandai interloquée :
  • Pourquoi ris-tu ?
  • Mais je n’ai pas vu Lisette, j’ai fait la cour à Andrée, tu ne vas pas être jalouse d’elle ?
J’éclatai de rire avec lui. Il faut dire qu’Andrée était la doyenne du village, elle avait 86 ans. Mon mari n’en avait que 55 et moi 50. Je peux ajouter qu’Andrée n’était ni belle ni attirante et je vois mal qui peut lui faire encore la cour !
Il ne me restait plus qu’à m’excuser, Michel me dit :
  • Je te pardonne à condition que tu me fasses une tarte aux prunes comme tu sais les faire !
  • C’est du chantage répondis-je !
  • On peut appeler ça comme ça et il rit à nouveau.
Elena

lundi 7 mai 2018

Lundi soleil

lundi soleil
mai  : jaune

jaune : voiture jaune !
Elena 2018

vendredi 4 mai 2018

DEUX SŒURS


Elles avaient trois ans d’écart, Violette avait 23 ans et Catherine 20 ans. Violette était exubérante, extravertie, un charme fou, du charisme et une culture superficielle qui attirait les jeunes gens. Elle était grande, brune, des beaux yeux verts aguichants, les hommes se retournaient sur son passage. Catherine avait des traits réguliers, les cheveux châtains, les yeux noisette, un regard souvent triste. Elle était intelligente et cultivée mais ne le montrait pas, trop introvertie.
Les parents des deux sœurs étaient morts, dans un accident de voiture. Violette avait à cette époque 18 ans, elle prit en charge l’éducation de sa petite sœur qui finissait ses études de décoratrice. Violette avait abandonné ses études après son bac, elle travaillait dans un salon de beauté, cela lui convenait assez.
Catherine n’aimait pas les soirées dansantes, sa sœur s’accaparait tous les hommes, il suffisait qu’un seul s’intéresse à elle pour que Violette se débrouille pour qu’il la lâche pour elle. Elle avait pourtant promit à son ami depuis quatre mois de lui faire connaître sa sœur ce soir. Elle se demandait comment cela se passerait, devrait-elle prévenir Violette que c’était sérieux et qu’elle espérait faire sa vie avec lui ? Elle se regarda dans la glace, elle était jolie, tout était bien proportionné seulement Violette avait ce petit plus qui lui manquait. Elle décida de ne rien dire et présenter son ami naturellement, s’il était subjugué par sa sœur c’est qu’ils n’auraient pas été heureux en mariage.
Le soir approchait, Violette avait tout préparé, en tant qu’aînée elle préparait et s’occupait de tout, elle laissait sa sœur étudier, ne l’embêtait pas avec les tâches ménagères, elle espérait avoir pu remplacer un peu les parents auprès de Catherine, elle ne comprenait pas son animosité envers elle par moments. Cela la travaillait, elle voulait vraiment que leur amitié soit sincère, ce n’était pas le cas et Catherine lui fit comprendre qu’elle prendrait un logement à part dès qu’elle aurait assez d’argent pour le loyer, elle lui reprochait de séduire ses soupirants, pourtant elle ne faisait rien pour, au contraire elle invitait des amis pour sa petite sœur et ne pouvait rien si les garçons étaient attitrés plus par elle. Ce soir elle devait lui présenter un garçon, elle devait rester froide pour ne pas le séduire malgré elle.
La soirée commença, la plupart des invités arrivèrent, Catherine vit Jean et se précipita vers lui, il l’embrassa sur la joue et lui dit :
  • Tu es très en beauté ce soir. Elle rougit de plaisir et lui répondit :
  • Je vais te présenter ma sœur, merci pour le compliment.
Elle trouva Violette en grande conversation dans un groupe de cinq garçons, tous la regardaient amoureux fous, Catherine soupira et dit :
  • Violette, je te présente Jean, je t’en avais parlé. Elle regarda le jeune homme, il avait un visage intelligent, elle vit ses yeux brûlants qui la regardèrent et elle soupira puis dit :
  • Enchantée de faire votre connaissance, Catherine vous estime beaucoup, amusez-vous bien. Elle se détourna de son regard et continua à parler avec ses autres soupirants. Malgré tout elle était consciente de son pouvoir sur les hommes et ne pouvait s’empêcher d’y succomber !
Catherine le tira discrètement, elle n’avait pas compris ce qui se passait. Elle le scruta et demanda :
  • Peux-tu me dire ce que ma sœur a de plus que moi ?
  • Vous êtes différentes répondit Jean prudent.
Le reste de la soirée, Catherine et Jean dansèrent, il essaya bien de capter le regard de Violette mais elle l’ignora. Catherine était ravie et pour une fois ne se plaignit pas après le départ des invités, Violette la félicita sur son compagnon et lui souhaita d’être heureuse avec lui.
A la suite de la soirée, Jean vint souvent voir les sœurs, Violette ne pouvait pas toujours se sauver, cela aurait été mal élevé. Petit à petit, elle tomba amoureuse de ce bel homme intelligent et séduisant au possible. Violette luttait mais elle savait qu’elle ne pouvait rien y faire, elle tombait amoureuse de tous les beaux hommes, de ceux qui avaient du caractère, de ceux qui séduisaient, disons de beaucoup d’hommes. Elle fit tout pour le cacher et sortait avec ses amis, Catherine ne voyait rien trop heureuse de son amour pour Jean jusqu’au jour où elle surprit Jean et Violette parler ensemble, les yeux dans les yeux, le désir se lisant dans les deux regards. Elle se sauva et ne revint pas avant le soir.
Catherine avait téléphoné à sa tante, vivant à La Rochelle, lui demandant l’hospitalité pour quelques jours. En revenant, elle fit ses bagages et partit, Violette essaya de la retenir, sa sœur ne lui adressa pas un seul mot. Elle se retrouva seule dans la grande maison de leurs parents.
Catherine aimait beaucoup sa tante, elle fut heureuse de pouvoir se confier, sa tante réfléchit et dit :
  • Je ne pense pas que Violette soit une mauvaise fille, elle est sûrement tombée amoureuse mais elle ne te l’a pas pris, il est aussi coupable. Catherine ne dit rien, elle avait un plan.
Le lendemain Catherine chercha un appartement aux Minimes, il y avait la navette fluviale ainsi qu’un car, elle trouverait bien du travail dans cette ville. Sa tante habitait près du vieux port mais les loyers étaient hors de prix. Après plusieurs agences, Catherine trouva un studio, elle s’y installa sans donner son adresse à Violette ni même à sa tante de peur qu’elle ne la trahisse. Elle trouva aussi du travail grâce à une relation de ses parents, elle fit promettre de ne rien dire à sa sœur et en deux mois la vie recommença pour elle.
Catherine travaillait, le soir elle aménageait son studio, elle s’était fait des amies, et devait sortir en groupe prochainement. Elle était enfin en paix, ici sa sœur ne lui piquerait pas son ami si elle s’en faisait un. Jean ne comptait plus, il l’avait trop déçue.
Pendant ce temps, Violette s’était mis en ménage avec Jean, ils s’aimaient et pour la première fois Violette faisait attention de ne pas voir d’autres hommes. Elle regrettait pour sa sœur, elle ne se sentait pas responsable et souhaitait de tout cœur le même bonheur à Catherine.
La sortie en groupe fut réussie, Catherine fit la connaissance d’un jeune dentiste, elle tomba vite amoureuse de lui, ils se voyaient très souvent, méfiante elle attendit six mois avant de lui céder. Ce fut un soir de printemps, ils s’étaient promenés au vieux port, fait une promenade jusqu’aux îles en bateau, en revenant, il l’enlaça et elle se laissa faire, il l’emmena chez lui, elle accepta. Ils passèrent la nuit à se découvrir, s’aimer, leur tendresse était plus forte que le désir. Ils faisaient des projets de mariage, Catherine lui avait parlé de sa sœur et l’avait prévenu qu’ils ne l’inviteraient pas. Alain lui fit remarquer qu’il n’allait pas la quitter alors qu’ils allaient se marier, c’était ridicule et elle devait faire un effort pour sa parente la plus proche qui lui restait. Elle accepta de mauvaise grâce.
Tout était prêt, le mariage devait avoir lieu le lendemain. Violette, séparée de Jean, avait reçu une invitation, elle n’avait pas l’adresse de sa sœur, elle téléphona à leur tante, celle-ci lui dit qu’elle était invitée mais ignorait son adresse. Violette décida de descendre chez sa tante, elle tenait vraiment à se réconcilier avec sa sœur.
De son côté Catherine avait tout préparé avec l’aide d’Alain, elle savait que sa tante et sa sœur venaient ensemble, il y aurait la famille de son futur mari, elle les connaissait déjà et s’entendait avec sa future belle-mère.
Tout de blanc vêtue Catherine attendait les invités, ils devaient tous partir ensemble jusqu’à l’église puis la mairie. Elle vit sa tante avancer avec sa sœur, elle la regardait ne sachant si elle devait courir l’embrasser ou se sauver, sa sœur lui souriait avec toute la tendresse qu’elle lui vouait, elle ne se rendait pas compte de la beauté qu’elle dégageait, les hommes se retournaient vers elle y comprit Alain. Catherine embrassa sa sœur sur ses gardes, lui présenta son futur mari et se pressa de le tirer ailleurs. Les voitures étaient toutes là, ils partirent vers l’église, Alain évita de regarder du côté de Violette, il avait vu ses yeux de braise, il se sentait mal à l’aise et comprenait Jean. Il n’avait jamais vu de femme aussi séduisante que Violette, brusquement Catherine lui sembla bien fade. Le prêtre lui demanda s’il voulait prendre Catherine pour épouse, il se retourna vit le sourire épanoui de Violette et dit « Non » Il ne l’avait pas fait exprès, c’était parti tout seul, il sortit prendre l’air ne sachant pas ce qui lui avait pris, Violette était à ses côtés, elle lui montra sa voiture et ils partirent ensemble.
Catherine ne se remit jamais de cet incident, elle ne revit plus sa sœur et vécut en vieille fille aigrie.
Elena

mercredi 2 mai 2018

MILANO


A cause des grèves je suis allée en voiture chez mon amie à Lyon et le lendemain son mari nous a emmenés en voiture à Milan, il est allé chez des amis et nous à l’hôtel pour nous préparer. Le soir nous avons visité l’extérieur du château près de la fontaine puis la Scala de l’extérieur, elle ne paye pas de mine mais quand on rentre c’est une merveille. Nous étions bien assises et le spectacle était de très bonne qualité. C’était « Don Pasqueale » de Donizetti, un opéra bouffe.
Le lendemain nous avons visité la cathédrale qui est un vrai bijou de l’extérieur et très belle à l’intérieur et nous nous sommes promenés dans la célèbre galerie dont j’ai oublié le nom.
Je mets des photos du château, la Scala , la cathédrale .
Au retour j’ai eu le plaisir de voir le Mont Blanc , à l’aller aussi ce qui fait que ce fut un complet dépaysement pour moi. Je suis rentrée sous la pluie et le vent en voiture lundi soir.
Elena 2018

jeudi 26 avril 2018

PAUSE MILAN

Demain je pars avec une amie à Milan pour voir un opéra à la Scala, je rentrerai lundi soir. A bientôt !

mercredi 25 avril 2018

JE T’AIME


Sabine n’a jamais su dire « Je t’aime » ni à ses parents ni à sa sœur ni à son petit frère. Pourtant elle fut une fillette aimée et quand son petit frère lui disait :
  • Sabi… Je t’aime en riant. Elle répondait :
  • Tu es mon petit frère préféré.
  • Tu n’es as pas d’autres répondait-il étonné.
  • C’est pour ça que tu seras toujours mon frère préféré.
Les deux enfants s’en amusaient. Elle disait la même chose à ses parents  « mon papa ou ma maman préférée » et tout le monde était habitué à ce manque de tendresse visible.
Le jour où Sabine tomba amoureuse elle dit à Thomas :
  • tu es mon Thomas préféré,
  • tu en connais combien ?
  • Juste toi !
Cela dura plusieurs mois avant qu’elle puisse lui avouer son amour pour lui et le jour de son mariage elle réussit à dire à chaque membre de sa famille qu’elle les aimait ; ce fut le plus beau jour pour toute la famille après une telle confession !
Elena

lundi 23 avril 2018

lundi soleil

#lundi soleil
avril : vert

vert ! Chat au milieu de la verdure !
Elena 2018

vendredi 20 avril 2018

HAINE (fin)



Jacques, fut mis au courant, il savait qu’il était suspecté. Il fallait qu’ils trouvent des gens ayant pu le voir, il n’avait pas quitté l’église Saint-Philbert, quand il est entré, Colette n’était plus là. Il se demandait qui avait intérêt à la tuer, elle n’avait pas d’ennemis, ils ne venaient pas assez souvent pour ça.
Il se rappela de Colette à 20 ans, elle était resplendissante, ils étaient si amoureux, la première fois qu’ils sont venus ici. Dix ans plus tard, ils étaient encore amoureux. Maintenant il était triste, il l’aimait mais il n’était plus amoureux d’elle, elle s’en était rendu compte et devenait de plus en plus jalouse sans raisons. Jacques tressaillit «Pouvait-elle savoir qu’il l’a trompé ? » Cela n’aurait rien changé ; Que s’est-il passé depuis notre retour se demandait-il ?
On frappa à la porte et Thérèse entra, un sourire aux lèvres. 

Le lendemain, Il y avait la reconstitution. Jacques, l’inspecteur et le commissaire se retrouvèrent au passage du Goix, à mer basse. Jacques ramassa des moules, prit la voiture, les autres suivirent, il alla devant l’église et attendit, au bout d’un moment, il sortit et entra dans l’église, ressortit et pris sa voiture jusqu’ au bois de la chaise.
Le commissaire le suivit en remarquant :
  • Vous n’avez pas lu le journal, pourtant vous m’avez dit que vous lisiez le journal en l’attendant.
  • Exact, je ne l’ai pas pris, un oubli de ma part.
  • Savez-vous pourquoi votre femme voulait se confesser ?
  • C’est le genre de choses qu’elle ne m’aurait jamais dit répondit Jacques étonné.
A ce moment la logeuse entra tenant des fioles dans la main. Elle dit triomphante :
  • J’ai trouvé ça caché dans ma cuisine, derrière mon trousseau de clefs, à part vous et Madame Martin, personne n’entrait ici !
Le commissaire examina les fioles, c’étaient des antidépresseurs, une boîte de somnifère également.
  • Votre femme prenait des médicaments ?
  • Depuis un an, elle se faisait suivre par un psychiatre et prenait des antidépresseurs dit Jacques, je ne vois pas pourquoi c’est ici ?
  • Des somnifères également demanda le commissaire ?
  • Pas à ma connaissance.
Un silence de plomb se fit dans la pièce, à ce moment Thérèse entra, elle salua le commissaire, rougit légèrement en voyant Jacques, ce qui n’échappa pas au


commissaire. Il lui demanda de passer au commissariat, simple routine, en tant que fille de madame Guidou.

Thérèse arriva, élégante, tout comme sa mère la dernière fois, cela fit sourire le commissaire. Il lui demande :
  • Vous connaissez Jacques Martin depuis longtemps ?
  • Depuis mon enfance dit-elle en souriant
  • Depuis combien de temps êtes-vous amoureuse de lui ?
  • Comment le savez-vous, dit Thérèse le regrettant aussitôt
  • C’était une simple intuition, en vous voyant rougir en présence de Mr Martin.
Thérèse soupira, le commissaire la pressait de parler, elle n’était pas coupable, elle dit ce qu’elle savait :
  • L’an dernier, Madame Colette est repartie une semaine, un des enfants avait besoin d’elle. Nous sommes sortis ensemble, nous avions bien ri, il n’a que 42 ans, sa femme est ennuyeuse, ils ne s’amusent jamais ensemble, je ne les voyais jamais rire. Le 3e jour, j’ai cédé à ses avance, il faut dire qu’il me plaisait. J’ai appris qu’il ne désirait plus son épouse – Quand Madame Colette est revenue, elle m’a regardé d’une drôle de façon, elle ne m’a jamais fait aucun reproche, elle surveilla pour que nous ne soyons plus seuls.
Le commissaire réfléchit :
  • J’ignore si cela peut faire avancer les choses, vous pouvez partir.
Il demanda au médecin légiste :
  • Vous pouvez me dire l’heure la plus exacte possible pour madame Martin s’il vous plaît, je voudrais savoir aussi si elle a ingéré des médicaments et lesquels. 
Il s’assit et se mit à étudier le dossier, dans sa longue carrière il n’a pas connu plus de trois meurtres, il fallait que ça tombe à quelques mois de sa retraite.

Jacques vit Thérèse entrer, elle lui raconta son entrevue. Il pâlit et dit
  • Tu veux qu’on m’inculpe, déjà le commissaire pensait à moi mais là il en sera sûr.
Elle ne dit rien et voulut l’embrasser, il la repoussa. Certes, elle était jeune et belle mais bien moins intelligente que sa femme, jamais Colette n’aurait avoué son aventure à un tel moment.

Le médecin téléphona au commissaire :
  • Vous aviez raison, elle a avalé des antidépresseurs mais une boîte de somnifères, j’ai su par hasard que c’est le Dr Guillon qui la lui a vendue.
  • Merci, je crois que tout devient clair.
Le commissaire alla chez le Dr Guillon exerçant à Noirmoutier. Il demanda : pour quelle raison madame Martin avait demandé des somnifères. Il répondit, qu’elle en prenait régulièrement depuis un an, elle dormait mal.
Le commissaire dit :
  • Saviez-vous qu’elle prenait des antidépresseurs ?
  • Non, elle ne me l’avait pas dit, c’est contradictoire dit-il très ennuyé
  • Quels effets cela peut-il faire, le mélange des deux ?
  • Un coma, tout dépend de ce qu’elle prend




Le commissaire montra au médecin les médicaments qu’elle prenait, il fonça les sourcils « Je me demande pourquoi elle ne m’en a pas parlé, je la connais depuis près de 20 ans ? »
Le commissaire rentra et fit demander Jacques.
Vous n’êtes pas coupable légalement, vous pouvez partir lui dit-il
  • Alors qui est coupable ?
  • Votre femme a voulu mourir, elle espérait que je vous soupçonnerais
  • Je ne comprends plus ?
  • Vous avez trompé votre épouse il y a un an, elle l’a su de suite et ne vous l’a pas pardonné – Je crois même que votre femme devait vous haïr, elle vous aimait, pas vous, elle a voulu se venger – Vous allez me demander comment ? C’est simple, elle est entrée parler au prêtre comme elle vous l’a dit, ensuite elle est sortie par derrière, vous lisiez votre journal, vous ne l’auriez pas vu de toute façon, j’ai su qu’elle a pris un taxi pour la déposer au passage du Goix, elle lui a dit qu’elle attendait une amie là-bas. Quand elle fut seule, elle avala les médicaments, on a trouvé une petite bouteille d’eau dans sa poche. Après elle a attendu que l’eau monte, il se peut qu’elle soit tombée dans le coma à ce moment, ou elle a pu marcher dans l’eau, il n’y avait personne, les médicaments l’auraient empêché de nager.
  • Pourquoi croyez-vous qu’elle me haïssait demanda Jacques ?
  • Si ce n’était pas le cas, elle aurait fait autrement ou vous aurait laissé un mot. On ne trouva nulle part de lettres de sa part. Elle savait que vous serez le suspect N° un !
Jacques fut foudroyé par la nouvelle, il demanda au commissaire de ne rien dire aux enfants. Il ajouta qu’il ne pensait plus revenir à Noirmoutier.
FIN











mercredi 18 avril 2018

HAINE

Nouvelle policière pour laquelle j'ai eu le 1er prix je la mets en deux fois, suite vendredi, car trop longue.





Jacques et Colette ramassaient les coques et les moules au passage du Gois. Ils venaient deux fois par an passer deux semaines à Noirmoutier.

En 1966 le pont n’était pas encore construit, il fallait connaître les heures de marée. Il arrivait qu’une voiture se trouve engloutie par la mer, les personnes devaient monter sur une balise refuge, l’eau montait à 4 m de haut. Il y avait environ 4 kms pour atteindre l’autre versant. Il fallait attendre que la marée redescende.

Colette se souvenait du temps où elle ramassait les moules avec les enfants, ils les mettaient dans le petit seau pour jouer au sable, c’était le temps des amours !

Maintenant il n’y avait plus que l’habitude qui les liait, Jacques ne parlait plus en ramassant les coques, il le faisait silencieusement, quand il avait fini, il lui faisait signe pour partir et ils allaient chez leur logeuse, au « Bois de la chaise »

Jacques cogna chez la logeuse, Madame Guidon ouvrit, il demanda :

  • Avez-vous vu mon épouse ?
  • Non, je croyais que vous étiez partis ensemble ?
  • En effet, seulement, elle est allée à l’église Saint-Philbert, elle voulait parler au père Sanier, je l’ai attendu, elle n’est pas sortie ; je suis rentrée à l’église, il n’y avait personne et j’ai pensé que je l’avais raté. Il se grattait la tête, signe de forte inquiétude. Madame Guidon était perplexe, elle ne voyait pas où pouvait être Colette Martin ?
  • Puis-je téléphoner de chez vous demanda Jacques ?

Après accord de la logeuse, Jacques appela des amis, chez qui il leur arrivait de prendre l’apéritif, ils n’avaient pas vus Colette depuis la veille.

Il décida de faire le tour de l’île pour essayer de la retrouver, la marée montait, il ne pouvait rouler que sur l’île même.

Il fit le tour, s’arrêta au château fort, marcha en l’appelant, elle aimait se promener par ici. Ne voyant rien il continua, il admira les mimosas et pensa « Colette adore le mimosa »

Jacques ne comprenait pas comment sa femme avait disparu « elle était revenue avec lui en voiture jusqu’à l’église puis lui avait demandé de l’attendre. il a lu son journal , il est allé voir à l’église : personne. Il fit deux fois le tour de l’île puis finit par aller chez le commissaire.

En 20 ans qu’il venait régulièrement il connaissait beaucoup de monde. Le commissaire ne fut pas étonné de le voir, son air grave l’inquiéta plus :

  • Vous avez des problèmes ?
  • Plus que des problèmes, je ne trouve pas ma femme, j’ai fait le tour de l’île deux fois, j’ai demandé aux Justin s’ils l’avaient vu, au prêtre, à la logeuse…
  • On la retrouvera, l’île n’est pas si grande pour se perdre, rentrez chez vous, je vais voir !

Jacques rentra silencieusement, il ne comprenait pas où était passée Colette ?

Deux jours s’écoulèrent, le commissaire n’avait pas de nouvelles, Jacques dépérissait, il commençait à se demander si un fou ne l’avait pas noyé au passage du Gois ou dans un recoin du château fort, il s’inventait des histoires à se faire peur.


  • Je sais vous n’avez pas la tête à ça, je ne sais plus si vous reconnaîtrez ma fille Thérèse, venez prendre un café, le commissaire fera ce qu’il faut. Elle le tira presque de force. Thérèse était une belle jeune femme de 30 ans, Jacques l’avait connu petite fille, il l’avait revu avec Colette y a un an, ils avaient même pris un


En revenant la énième fois du château de Noirmoutier, sa logeuse l’appela :

  • pot ensemble. Sa femme ne l’avait pas appréciée , jalouse de sa beauté ou
  • jeunesse…

Jacques accepta. Un peu de repos n’était pas du luxe, il ne savait plus où chercher !

  • Il me semble que nous nous sommes déjà vu dit Thérèse en lui serrant la main
  • J’étais avec ma femme, en effet.

A ce moment, le commissaire téléphona, il demandait à Jacques de venir immédiatement. Celui-ci s’excusa et fonça au commissariat, pourvu qu’il y ait du nouveau pensa-t-il.

Le commissaire le reçut un peu plus froid, il lui dit :

  • Nous avons retrouvé le corps de votre femme
  • Où cria presque Jacques, je veux la voir ?
  • Vous la verrez, elle est morte, à la mer, au passage du Gois !

Jacques s’effondra et se mit à pleurer « Je ne comprend pas » Il répéta plusieurs fois.

Le commissaire lui demanda ce qu’il ne comprenait pas ?

  • Nous étions ensemble, nous sommes revenus en voiture du passage du Gois, elle n’y était pas, comment elle a pu se retrouver morte là-bas ?
  • C’est ce que nous aimerions découvrir à notre tour dit le commissaire.

Jacques alla reconnaître le corps de Colette, il en sortit livide, le médecin légiste lui dit « Elle est là depuis une journée au moins »

En sortant, Jacques marcha le policier lui avait dit de ne pas bouger avant qu’on comprenne comment elle a pu se noyer. Il sentait de la suspicion, tout l’accusait. Il se retrouva au bois de la chaise, ils aimaient se réfugier dans cet endroit délicieux, ils admiraient La pointe des dames. C’était avant, ils étaient jeunes et amoureux, que s’est-il passé entre eux, elle voulait que je l’aime comme avant, je ne pouvais plus, je l’aimais comme une épouse qu’ on respecte, la mère de mes enfants : pas comme une amante. Dire que je ne l’ai trompé qu’ avec une femme. Il se sentait triste, le passé refaisait surface. Il rentra chez lui, la logeuse l’attendait et lui demanda

  • Alors que voulait le commissaire ?

Il expliqua qu’on l’avait retrouvé morte et demanda à se retirer. Il se reposait sur le lit quand il entendit qu’on frappait à la porte, il se leva disant « Entrez » Thérèse entra dans la chambre.

Le commissaire approchait de la retraite et la mort de Colette Martin l’ennuyait au plus haut point ! Il envoya son équipe se renseigner à quelle heure on l’avait vu pour la dernière fois et si le prêtre avait réellement parlé avec elle.



L’inspecteur revint, il annonça que le prêtre avait bien parlé à Madame Martin, il avait vu la voiture de son mari stationné dehors, pendant le discours. Elle voulait se confesser avait dit le prêtre, au grand étonnement de l’inspecteur puis du commissaire.

  • Affaire de plus en plus embrouillée marmonna le commissaire
  • Les confessions ont lieu le matin je crois intervint l’inspecteur ?
  • Quel besoin avait-elle de se confesser en revenant avec les moules et les coques : ce n’était pas un crime ! Le commissaire fit venir la logeuse, il devait en savoir plus sur le couple.

Madame Guidon vint endimanchée, elle n’avait pas l’occasion de sortir beaucoup, en plus elle se doutait que cela ne la concernait pas vraiment.

  • Pouvez-vous me dire si le couple Martin s’entendait bien ?
  • Comme un couple, après 22 ans de mariage, je veux dire avec des hauts et des bas





  • L’un des deux trompait l’autre ?
  • Je ne crois pas, mais je ne les voyais que deux fois l’an, le reste du temps ils vivaient Paris.
  • C’est vrai fit le commissaire en soupirant.

La logeuse partie, le médecin vint confirmer qu’elle était morte après le retour de son mari, si ce n’est pas le mari c’est qui lui demanda le commissaire ?

  • Là ce n’est plus de mon domaine dit le médecin en partant.

Le lieutenant arriva à son tour, il souriait

  • Personne ne vit Madame Martin sur le Gois, la mer était déjà haute, le couple était revenu juste à temps.
  • Elle a bien parlé au prêtre, donc une personne l’a noyée ensuite, le médecin est formel, elle s’est noyée, pas de traces de coup. Tout ça ne me plaît pas dit le commissaire.

À suivre...


lundi 16 avril 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
avril : vert
vert : Marais poitevin.

Elena 2018