mercredi 19 juin 2019

LE CAUCHEMAR
On le suivait à travers champs, à travers les rivières et le bois et il ne savait plus comment s’échapper. Il fit des demi-tours, marcha dans la bruyère mais ses poursuivants se rapprochaient alors il se rappela qu’il avait un pistolet dans sa poche. Il s’assit et attendit qu’ils se rapprochent, quand il entendit leurs voix il prit le pistolet et le chargea puis il se prépara à tirer et c’est là qu’ils l’entourèrent tous armés jusqu’aux dents en hurlant « rends-toi » Il n’osa plus bouger, il avait mal à la tête et ne voyait pas comment il allait s’en sortir ? Le chef parla longtemps mais il ne comprit rien. Il entendit le premier tir et il sentit sa jambe partir, la douleur se fit si intense qu’il se réveilla tout en sueur. Il regarda sa jambe et se rappela sa chute d’hier et les soins qui s’ensuivirent, il rit en pensant au cauchemar si logique après sa chute et le western violent qu’il avait regardé juste avant de dormir !
Elena 2019

lundi 17 juin 2019

#lundi soleil
juin 2019 : l'eau
l'eau : hippopotame
Elena

vendredi 14 juin 2019

GUY DE MAUPASSANT
Né en 1850, il ne vécut que 43 ans. De parents séparés Guy vit avec sa mère qui a des troubles nerveux qui la rendent instables. Elle l’envoie avec son frère faire des études au séminaire, il se fait renvoyer et perd en même temps sa foi !
Après le Bac Maupassant connaît les atrocités de la guerre de 1870 et de la Commune. Il sollicite un poste au ministère de la marine et des colonies, il se lie avec Flaubert puis Zola et écrit des pièces de théâtre. C’est l’époque des guinguettes au bord de l’eau et Guy aime l’aviron.
A la sortie de « Boule de Suif » il devient riche et s’achète un yacht qu’il nomme « Bel ami » Il en fera sur la Méditerranée, les croisières le prélassent et il peut ensuite se remettre à écrire. Il écrit à un rythme infernal : plus de 300 contes, 6 romans, 3 récits, des vers et d’innombrables chroniques, le tout en 10 ans. Il est riche et profite de la vie comme il le décrit dans ses romans.
Séducteur infatigable, il est contre le mariage et fonder une famille ; ceci ne l’empêche pas d’avoir 3 enfants de Joséphine Litzelmann : en 4 ans. Il ne les reconnaît pas mais s’en occupera matériellement.
Ne dédaignant pas les femmes faciles ni mêmes les prostituées il attrape la syphilis, son frère en meurt le premier et Guy devient fou avec la maladie c’est là qu’il a écrit « Le Horla » où il raconte ses doubles visions. Il meurt en 1892 !
J’ai une préférence pour ses récits !
Citation de Maupassant :
«La conquête des femmes est la seule aventure exaltante dans la vie d’un homme. » 
Elena

mercredi 12 juin 2019

LA RUE
Elle marchait dans la nuit, elle avait froid et faim. Elle ne se souvenait plus depuis quand elle n’avait pas mangé ni bu. Elle avait peur, c’était l’heure ou les mauvais garçons se rassemblaient et l’embêtaient. Malgré qu’elle n’ait plus de logis elle était encore jeune et belle et malgré sa toilette usagée on se retournait sur elle. Il était plus de minuit et c’était l’heure pour elle de se chercher un abri dans la rue mais un endroit isolé pas avec les alcooliques, elle ne s’était pas abaissé à boire.
La rue devenait déserte de ce côté de Paris et elle s’assit sur un carton en se couvrant de la couverture qu’elle gardait dans son sac précieusement.
Elle entendit la Croix rouge ou un autre organisme la réveiller pour savoir si elle avait besoin de quelque chose, ça l’a fait sourire et elle dit « oui, du travail » on lui répondit que ce n’était pas de leur ressort et elle ne parla plus et s’endormit sans les entendre.
La nuit était fraîche et le lendemain matin on retrouva le corps gelé d’une jeune femme encore jolie, sans aucun papier pour l’identifier !
Elena 2019

lundi 10 juin 2019

#lundi soleil
juin 2019 : l'eau
l'eau : trou du Diable à Sion
Elena

vendredi 7 juin 2019


Johannes VERMEER ( 1632 - 1675)
Peintre néerlandais du XVIIe siècle il n’était pas très connu de son vivant ou seulement dans sa contrée à Delft.
Il devint célèbre au XIXe siècle grâce à ses 2 tableaux : La laitière et La jeune fille à la perle.
Il peignait très peu 2 ou 3 toiles exceptionnellement par an ce qui fait moins de 50 tableaux sur 20 ans. Il était le maître de la lumière et il en jouait sur ses toiles c’est peut être une raison qu’il mettait autant de temps pour peindre.

Il vendait à Delft au boulanger ou une connaissance et surtout à son mécène Pieter Claesz. van Ruyven ce qui lui permettait de vivre chichement ayant eu avec sa femme 11 enfants même si on dit que 3 sont morts.

Il ne peignit ni sa femme ni ses enfants sûrement pour avoir la paix dans son atelier.

Quand Van Ruyven mourut il ne survécut pas, entre la faillite et les responsabilités qu’il ne savait pas gérer. Il mourut peu de temps plus tard laissant sa famille dans la misère.

Elena


mercredi 5 juin 2019

LA CONFITURE
Il y a un chemin qui monte vers le pigeonnier, il revient vers ma maison par la route. Il y a deux endroits où coule l’Autize et mes chiens adoraient cette promenade l’été, ils allaient se baigner.
Personnellement j’aimais y venir pour cueillir des mûres, en faire des confitures, parfois les petits-enfants venaient avec moi et nous en trouvions beaucoup !
Il y avait une maison un peu à l’écart, il m’est arrivé de voir la fermière, elle me disait « Bonjour » ou c’était moi, c’était normal. Hors, un, jour je cueillais des mûres et mon plastic était presque plein, j’avais vu le fils qui passait le tracteur dans un champ et je lui avais demandé la permission, il m’a dit :
  • Le chemin est à tout le monde, vous avez le droit de cueillir des mûres
Je le remerciai et fis ma cueillette, le fils disparut entre temps, la fermière vint à ma rencontre et me dit :
  • Vous »avions » cueilli beaucoup de mûres ?
  • En effet, il y en a beaucoup cette année !
  • Saviez-vous que le chemin m’appartient ?
  • Non, cela pose un problème ?
  • Peut-être bien que oui ! Vous faîtes vos confitures au vitapris ?
  • Non, au sucre cristallisé, pourquoi ?
  • Avec toutes mes mûres que vous avez cueillies, vous pourriez me donner un pot !
  • Mais votre fils m’a autorisé
  • Le chemin est à moi, pas à lui.
  • Très bien, je vous apporte un pot.
  • C’est pas de refus dit la fermière.
Je rentrai très en colère, j’allais voir la doyenne du village, je lui expliquai mon problème, elle me proposa :
  • Je vais venir avec vous, ça ne se fait pas, je la connais bien, elle est avare  !
Je la remerciai, je pris un pot de confiture pas trop gros et allai chercher la doyenne, nous sommes allées en voiture.
La fermière nous reçut en disant :
  • Vous avez ramené du renfort !
La doyenne l’embrassa, elles parlèrent un peu, je donnai mon pot et la doyenne en profita pour lui glisser :
  • Le chemin, il est à tout le monde, la petite dame peut cueillir des mûres ?
  • Oui, je voulais lui proposer de les cueillir avec moi, elle est partie avant.
  • Je ne viendrai plus cueillir de mûres dans cet endroit lui répondis-je
  • Je dois vous rendre le pot vide dit-elle ?
  • Non, gardez-le pour la prochaine fois
La fermière me donna des pêches trop mûres de son jardin et nous sommes parties avec la doyenne.
Elle m’avoua qu’elle avait toujours été très avare.
J’évitai de cueillir des mûres à cet endroit, j’en trouvai un autre.
Un jour, je jetai un coup d’œil au chien de ma voisine, elle le laissait seul, il pesait dans les 85 kg. Il n’y a pas de barrière et le chien se prélassait. Je vois la fermière qui m’a soutirée un pot de confiture qui se promenait avec une amie, elle voit Charlie, recule instinctivement, il faut dire que refaire le chemin à l’envers est un long parcours, je souris puis je m’approche d’elle :
  • Vous avez un problème ?
  • Le chien, il mord ?
  • Je l’ignore, il n’est pas à moi, je vais essayer de le calmer.
J’appelai Charlie et le caressai le temps qu’elle passe, je savais qu’elle avait peur, tout comme je savais que Charlie ne mordait pas, mais une minute de suspense valait bien un pot de confiture !
Elena

lundi 3 juin 2019

#lundi soleil
juin 2019 : l'eau
l'eau : île d'Elbe
Elena

mercredi 29 mai 2019

Petite pause, ma petite nièce et sa fille viennent aujourd'hui et repartent dimanche alors je vous dis à lundi !

lundi 27 mai 2019

#lundi soleil
mai : pna 2019onts
ponts :Amsterdam !
Elena

jeudi 23 mai 2019

KRILOV (1769-1844) et La FONTAINE (1621-1695)
Enfant ma grand-mère nous apprenait les fables de Krilov en été. Beaucoup d’entres elles étaient des traductions de celles de La Fontaine mais je ne le savais pas. En entrant à l’école quand j’appris » Le corbeau et le renard » je dis à ma maîtresse que ce n’est pas La Fontaine qui l’a écrit mais Krilov, je la lui récitais même en russe. Elle fut obligée d’écrire un mot à ma grand-mère qui m’expliqua le soir que Krilov avait traduit La Fontaine et j’étais fort déçue.
J’ai retrouvé une petite fable de Krilov que je mets ci-dessous et il en écrivit plusieurs qui sont bien de lui aussi.
« Le sac
Relégué dans le coin d’une antichambre obscure,
Un sac vide et poudreux tristement languissait ;
Le dernier des valets qui près de lui passait
Sur ses fils éraillés nettoyait ses chaussures.
Un beau jour, relevant ce sac tombé si bas,
La main d’un financier vint l’emplir de ducats. »
Krilov

L’HOMME ET SON OMBRE.

Un plaisant, pour saisir son ombre,
Se donnait un jour grand tracas ;
Il fait un pas, deux pas, trois pas,
Elle en fait aussi pareil nombre.
Il court et l’ombre court encor,
Sans jamais céder ni se rendre :
On dirait vraiment un trésor
Qui ne veut pas se laisser prendre !
Notre original, un beau jour,
Mieux avisé, court en arrière,
Et c’était l’ombre, alors moins fière,
Qui poursuivait l’homme à son tour !

Ô femmes ! Parmi vous plus d’une…
Eh bien quoi ? Qu’allez-vous penser ?
Je ne veux pas vous dénoncer ;
Parlons plutôt… De la Fortune :
La quinteuse a des fruits si doux,
Que chacun veut mordre à sa grappe ;
Courez après : elle s’échappe ;
Tournez le dos : elle est chez vous !
Krilov

Elena

mercredi 22 mai 2019

GENTLEMAN
André m’avait frappé dans mon enfance pour son extrême courtoisie. Il l‘employait envers toutes les femmes mais la sienne en particulier. Je me souviens comme il se levait précipitamment pour présenter une chaise à sa femme ou pour lui allumer une cigarette, il avait toujours un briquet alors qu’il ne fumait pas. Il était habitué à faire le baisemain à toutes les femmes qui venaient et dès que je devins jeune fille je passai par là.
Jamais je n’ai entendu André hausser le ton sur son épouse et je le considérai comme un parfait gentleman.
Quand il se retrouva veuf, ses filles s’éloignèrent de lui, il était meilleur époux que père et en payait les conséquences. Il se remaria 2 ans plus tard, il perdit ses filles mais retrouva le bonheur de gâter sa femme !
Elena

lundi 20 mai 2019

#lundi soleil
mai : ponts
ponts : La Rochelle !
Elena 2019

vendredi 17 mai 2019

Alexandre OSSTROVSKY (1823 – 1886)
Il est le premier dramaturge Russe. Parti de rien il écrira sur les marchands, milieu dans lequel il grandit.
Son premier succès sort avec « L’orage » je mets un extrait :
"Kabanov
Mais, maman, nous prions Dieu pour vous nuit et jour qu'Il vous donne santé et bonheur en toute chose et réussite dans vos affaires.
Kabanova
Allons, ça suffit, arrête s'il te plaît. Peut-être bien que tu aimais ta mère, en effet, tant que tu étais célibataire. Qu'as-tu besoin de moi maintenant que tu as une jeune femme.
Kabanov
L'un n'empêche pas l'autre, maman : ma femme c'est une chose, le respect que j'ai pour ma mère en est une autre.
Kabanova
Alors tu préfères ta mère à ta femme ? Jamais de la vie je le croirai.
Kabanov
Enfin, pourquoi devrais-je te préférer ? Je vous aime toutes les deux.
Kabanova
Oui, oui, c'est ça, passe-moi de la pommade ! Je le vois bien assez, que je vous encombre la vie.
Kabanov
Pensez ce que vous voulez, libre à vous, c'est votre droit ; seulement je ne sais pas ce que j'ai fait au bon Dieu pour être incapable de vous donner la moindre satisfaction.
Kabanova
Pourquoi prends-tu ces airs de victime ! Ça ressemble à quoi, ces pleurnicheries ? Le beau mari que tu fais là ! Regarde-moi un peu ! Crois-tu que ta femme te craindra, après ça ?
Kabanov 
Mais pourquoi faut-il qu'elle me craigne ? Tout ce que je demande, c'est qu'elle m'aime.
Kabanova
Que dis-tu ? Pourquoi faut-il qu'elle te craigne ? Pourquoi faut-il qu'elle te craigne ? Non mais tu perds la tête ou quoi ? Si elle ne te craint pas, moi elle me craindra encore moins. Quel ordre est-ce que ça nous promet dans la maison ?"
Ensuite suivit « La forêt » et Sniegourochka que Tchaïkovski mit en musique et d’autres…
Je met une citation de lui :
Elena

« J’aime terriblement les instincts ; Seuls les instincts provoquent des gestes instructifs et expressifs. Seuls les instincts donnent la force. Tout le monde parle de force, mais rare sont ceux qui comprennent ce que ce mot veut dire. La force humaine n’est rien. La force est dans la nature, et chez l’homme, elle apparaît sous forme d’instinct. Un homme sans instinct est faible, insignifiant.
Extrait des « carnets » d’Osstrovski »

mercredi 15 mai 2019

Deux jours de repos pour partir m'installer dans ma maison de campagne pour l'été !

lundi 13 mai 2019

#lundi soleil
mai : ponts
ponts : Amarapura le pont le plus célèbre de Birmanie !
Elena 2019

vendredi 10 mai 2019

Marie Duplessis

Alexandre Dumas fils tomba amoureux d’une très jolie courtisane, Marie Duplessis. Elle avait toujours un camélia sur elle, quand il la quitta, il écrivit un livre romancé « La dame aux camélias » En réalité, elle s’était battue pour réussir à tenir un grand salon et inviter les célébrités, elle se cultiva, Elle avait de l’esprit et plaisait aux hommes.
Dumas ne put garder sa liaison avec elle car elle était trop dépensière et n’avait pas l’intention de restreindre son mode de vie, il lui écrivit :
  • Ma bourse ne peut vous suivre, je vous quitte…
Elle n’accepta aucun sacrifice sur son mode de vie, elle épousa un riche noble anglais qu’elle quitta rapidement pour Liszt, avec qui elle ne resta pas très longtemps.
En mourant, Marie n’avait plus d’argent ni d’amis et son enterrement fut assez triste. Elle avait juste vingt-trois ans !
Dumas qui n’avait pas assisté à l’enterrement écrivit son roman en l’embellissant en mémoire de l’amour qu’il lui avait porté.
Verdi lut le livre, enthousiasmé il voulut écrire un opéra qui fut « La Traviata »
Elena

mercredi 8 mai 2019

DEUX AMOURS
Claude était marié à Marie qu’il adorait mais, cela ne l’empêchait pas de la tromper avec Suzanne qu’il aimait beaucoup. A vrai dire il aimait les deux femmes autant et ne pouvait choisir entre les deux.
La vie aurait pu continuer ainsi paisiblement, seulement Madame Vignon surprit Claude avec Suzanne s’embrassant, non comme un frère et une sœur et elle courut prévenir Marie. La colère puis les larmes attristèrent Claude, il savait qu’il ne pouvait pas plus la quitter que sa maîtresse et il laissa faire le sort.
Marie partit chez ses parents pour essayer de l’oublier, il s’aperçut qu’il n’avait plus envie de fréquenter Suzanne, elle l’agaçait et sa femme lui manquait. Il rompit puis alla chercher son épouse lui promettant qu’elle serait son unique amour !
Quelques temps plus tard, il rencontra Maryse et sut qu’il ne pourrait se passer d’elle, le cercle infernal reprit !
Elena

lundi 6 mai 2019

#lundi soleil
mai : ponts
ponts : Gibraltar !
Elena 2019

vendredi 3 mai 2019

JEU  FUTURISTE


Depuis deux ans je vis sur l’île, si seulement je savais où elle se situe ? Je ne vois pas de bateaux, et les rares avions ne me voient pas.
Michel est parti, il m’a laissé seule. Il cherche comment revenir à la civilisation, je doute qu’il trouve le moyen de fuir cette maudite île, à moins de construire une barque… Mais avec quoi ? L’île est déserte même pas un arbre !
Je cherche des yeux les oiseaux, ils sont tous partis,  émigration du début de l’hiver. Les quelques baies existantes ne donnent plus de fruits, heureusement qu’il reste la pêche, pas facile de ramener des poissons à la main, la mer devient froide, il faut avoir très faim pour s’y mettre encore. Ensuite  il faut vite s’habiller, nous n’avons pas de chauffage.
Il serait plus simple d’énumérer ce qu’il nous reste : quelques citernes d’eau, un paquet de sucre, un petit pot de nescafé et notre cabane, nous ne l’avons pas détruit pour chauffer, elle nous protégera plus longtemps qu’un feu de bois.
Nous n’avons aucun meuble, si un lit en fer, aucun moyen de communiquer avec les autres… Pourquoi suis-je ici ?

Je me revois, avant notre départ, Michel m’avait poussé à accepter ce jeu, il disait
-         tu verras nous vivons en couple depuis 4 ans, aucun nuage entre nous, il est normal qu’on gagne. Il suffira d’être patient. Comme il se trompait, je l’ai cru, je l’ai suivi.
La chaîne 9A (Radio planétaire, dépendante de la télé) proposait un jeu, il suffisait de partir sur une île inconnue, nous ne devions pas connaître la destination, et là nous devions y rester 3 ou 4 mois maximum, le dernier gagnant était resté 4 mois et 10 jours . Les organisateurs nous laissaient une cabane, quelques provisions,  pour un mois environ, de l’eau en assez grande quantité , ensuite à nous de nous débrouiller. Ce jeu était destiné aux couples mariés ou pas, le couple le plus résistant gagnait une somme rocambolesque, elle nous permettrait d’avoir notre maison, faire un voyage et vivre un an sans travailler.
Nous sommes partis une vingtaine de couples, chacun de nous étaient dispatchés sur des îles différentes. La règle nous interdisait tout objet pour se repérer. Nous avions avec nous un sac contenant des vêtements, le nécessaire de toilette sauf ciseaux ou rasoir (pas d’objets coupants), nous n’avions pas de montres, bref juste quelques livres.  Il était impossible de savoir où nous allions, chaque couple était dans une cabine séparée, impossible de se parler, il faisait nuit, des volets fermaient les hublots, les verrous empêchaient l’ouverture.
Michel avait compté dix jours de traversée et moi neuf, première petite divergence.

Quand le bateau s’arrêta pour la quinzième fois, une personne entra et nous fit descendre. Nous nous sommes retrouvés sur un île grande de quelques kilomètres à vue d’œil. La personne nous montra le cabanon, sans un  mot elle repartit sur le bateau, j’essayai de poser quelques questions en vain.  Michel me tira gentiment en me montrant la vue splendide sur les fleurs sauvages, les baies, les rochers. Il s’en dégageait un côté sauvage et pittoresque. Nous étions frappés, il n’y avait pas d’arbres, juste des buissons, cela donnait du charme à notre île. Dans le cabanon nous trouvions de quoi manger pour un mois et plus d’après nos estimations, une boîte d’allumettes, ensuite il fallait apprendre à faire du feu ... L’eau ne manquait pas et cela nous a tout de suite rassuré – Nous pourrons vivre d’amour et d’eau fraîche dit Michel.
Dans un coin il y avait un lit en fer et à côté une boîte bizarre, je la tournai dans tous les sens –Lâche-là me lança Michel en colère, je la laissai tomber – C’est un désastre cria Michel affolé. Je le regardai sans comprendre ?
- C’est la boîte qui nous permettait de les rappeler pour revenir, comment fera-t-on maintenant dit-il – Il y a bien un autre moyen pour les joindre demandais-je ?- Non, justement pas, il réfléchit et continua – Ils nous ont parlé de cette boîte, ils avaient dit qu’ensuite le seul moyen de revenir serait d’être très malade, ils avaient un appareil qui permettait de savoir à distance si l’un de nous devenait très malade. Je me tais le cœur gros. Par ma faute notre arrivée a très mal débuté.

Une fois installé, tâche très simple avec un grand sac en toile, nous faisons le tour du propriétaire. Je remarque qu’il y a surtout des pierres et quelques vipères, le manque d’arbres m’inquiète un peu, je n’en parle pas à Michel,  j’avais déjà fait assez de bêtises. Les fleurs étaient vraiment splendides, je regrettai l’interdiction de prendre sa caméra ni appareil photo.  Les framboisiers étaient les bienvenus, au moins nous ne risquions pas le scorbut, d’autres baies se trouvaient sur l’île.
-Viens nager me cria Michel en se déshabillant. Je courus dans l’eau et nageait avec un  immense plaisir – Regarde les poissons Michel, tu pourras pêcher dis-je en riant.
Après notre bain, nous avions fait l’amour, nous recommencions notre lune de miel.
Le lendemain, nous avons commencé à nous exercer à faire du feu avec deux pierres, au bout de deux jours Michel avait réussi à faire des étincelles, le manque d’arbres nous empêchait d’avoir des branches, nous pouvions juste allumer les quelques buissons séchés au soleil puis gardés dans le cabanon comme provision.
Le manque de bois fut notre premier gros souci, d’autres suivirent…

Les pluies commencèrent, nous n’avions rien pour chauffer, il ne faisait pas froid, se promener toujours mouillés nous rendait de moins bonne humeur. Michel s’exerça à la pêche, nous n’avions ni fil ni appât, il fallait attraper les poissons à la main, cela demandait une très forte adresse de sa part. Pendant ce temps, je cueillais les fruits, les plantes et herbes qui nous servaient de salade, nous les mastiquions longuement. L’idée venait de Michel, comme nous n’avions aucun moyen de partir sauf si on décelait une maladie conséquente par ordinateur, il fallait tester les herbes, en s’empoisonnant on tomberait malade et les secours viendraient nous chercher.
C’est ainsi que Michel s’intoxiqua deux fois avec certaines plantes, il resta malade un temps assez long, je ne le quittai pas, il vomissait, je pense qu’il avait une forte température puis il se remit de lui-même. A partir de ce jour notre inquiétude augmenta. Fallait-il mourir pour qu’on vienne nous chercher ?

Nous comptions, les jours, mois puis années avec les pierres, il n’en manquait pas sur l’île de la mort, comme nous l’avions appelé au bout de quelques mois. Pendant les essais de Michel avec les plantes toxiques, ne sachant pas pêcher, j’appris à taper sur les serpents pour les tuer , cuire et les manger. Je me munissais de pierres et je les lançais sur le serpent, ensuite j’en prenais une plus grosse et je l’achevais. Nous avions de la viande pour quelques jours, c’était mieux que rien. Michel avait ramené des rats ou autres bêtes du même genre. Les ennuis commencèrent vraiment au début de l’hiver, les fruits ne poussaient plus, les plantes mangeables non plus ; il nous restait la pêche, la chasse aux rats ou vipères.
Nous avions commencé à nous tourmenter sérieusement sur notre avenir, les disputes aussi faisaient partie de notre quotidien :
-         Comment veux-tu construire un bateau sans bois disait Michel – Faisons un feu ripostais-je, on nous verra d’un avion – Gourde, Robinson Crusoé c’est un roman pas la réalité rétorquait Michel. Je me retenais pour ne pas pleurer, je ne voyais pas comment on allait s’en sortir.

Nous avons tenu deux ans, j’ignore combien je pèse mais sûrement 1/3 de moins qu’en venant, idem pour mon compagnon. Que pouvait-il faire ? Il y a dix jours notre dispute fut plus forte que les autres et il partit en disant – Je m’enfuirai, tu verras, peut-être sans toi… Puis je n’ai plus eu de nouvelles, j’ai fait toute l’île dans tous les sens en l’appelant sans résultats. Déjà  deux ans et 10 jours,  il y a de quoi être inquiète , seule c’est  devenu intenable. La fatigue, le froid et la faim m’empêchent de réfléchir clairement.
J’entend un avion, le premier depuis des mois, je regarde stupéfaite, il s’approche et va se poser sur l’île. Avec mes dernières forces je cours vers lui. Une équipe de secours descend en me demandant – Où se trouve le malade ? Ahurie je ne répond pas, un déclic et je crie – Michel, c’est sûrement lui, je ne l’ai pas trouvé, j’ignore où il est.
L’équipe part d’un pas vif et je la suis avec mes dernières forces. Nous le trouvons entre deux pierres évanoui.
Une heure plus tard nous montons dans l’avion, Michel avait repris des couleurs, il me sourit – Je l’ai fait exprès, tu sais les plantes qui m’ont rendu malade, j’en ai repris et tu vois ça marche chuchote-t-il. Fatigué il s’endort appuyé contre moi.

En avion le trajet me paraît assez court, personne ne nous  dit où était située l’île d’où nous venons. Ils acceptent uniquement de nous nourrir , donner à boire, surveiller le pouls de Michel.
Au retour, nous nous sommes retrouvés dans la même salle qu’au départ, la direction de la chaîne nous félicita, donna le chèque, et nous renvoya chez nous après des vagues félicitations. Une personne héla un taxi pour nous, et maintenant il fallait qu’on se débrouille. Michel est trop fatigué et je le laisse se remettre, je réfléchis à ce qui vient de se passer – Pourquoi ils n’ont rien répondu, ignorant mes questions ? Ils ne voulaient pas notre mort me demandais-je un peu effrayée.
Premier but, nous soigner, après comprendre ce qui s’est passé.

Le médecin vient de partir, je commence à me sentir un peu mieux, Michel revient aussi à la surface, il peut parler plus longtemps. Il m’ explique qu’il a fait exprès de se fâcher pour pouvoir exécuter son plan, il savait que je ne le laisserai pas faire.
Maintenant que fait-on ? Pense-t-il tout haut – Je crois qu’il faut revoir les organisateurs du jeu , ils doivent savoir pourquoi personne ne s’est inquiété de nous durant si longtemps dis-je- Mes parents font le tour du monde, ils n’ont pas pensé qu’on risquait quoi que ce soit et les tiens … Je me tus, ils étaient fâchés depuis plus de trois ans. Oui… fit Michel il faut essayer d’éclaircir les choses, trop de ténèbres dans cette affaire.

La chaîne 9A n’était pas au courant de notre départ depuis 2ans, la robotique s’occupe de tout, dès qu’un couple veut revenir il suffit d’appuyer sur le bouton de la boîte et nous sommes prévenus, vous avez cassé la boîte, il était impossible de venir vous chercher dit la responsable – Pas possible que personne ne se soit aperçu de notre longue absence ? rétorque Michel – Vous êtes des milliers à suivre différents jeux, nous ne pouvons pas surveiller chacun de vous, l’ordinateur s’occupe de tout, nous ne sommes que cinq personnes pour tout organiser finit par dire la responsable, comment voulez-vous qu’on voit tout ? J’explose – Alors, on ne fait pas de jeux aussi dangereux si on ne peut pas assumer les imprévus criais-je ! Elle hausse les épaules et quitta la salle.
Michel me prend  le bras et m’emmène à la maison, il téléphone à son avocat, un ami d’enfance, celui-ci lui répond qu’il ne gagnerait pas le procès contre la production, il le lui déconseille fort d’autant plus qu’on a touché une belle somme en tant que gagnants.
Tu te souviens nos parents disaient, dans les années 2008 "ces jeux dans les îles finiront mal", nous ne les avons pas crus fit Michel – Tu as raison, les miens prédisaient qu’il y aurait obligatoirement des accidents sans la surveillance de l’homme sur la robotique, dire que nous avons perdu deux ans et personne ne nous les rendra même pas l’argent qu’ils nous ont donné, ces deux ans de notre jeunesse pourrons-nous les retrouver dis-je en soupirant ?
Michel haussa les épaules et m’embrassa tendrement, il n’avait pas la réponse. Il fallait réapprendre à vivre dans un monde déshumanisé.
 Elena



mercredi 1 mai 2019

BALADE
Il faisait beau sans que ce soit la canicule, les fleurs s’ouvraient autour de nous. Nous étions seules sur le chemin, Arvie et moi, je me mis à chanter et Arvie à gambader. Le soleil brillait sans trop chauffer, nous étions vraiment bien !
Cette promenade quotidienne nous la faisons avec bonheur, nous sommes liées, deux vraies complices et le bonheur nous irradie.
Je n’aimerai pas quitter notre campagne, chaque chemin je l’ai fait avec un de mes chiens, tous les endroits me rappellent des souvenirs, le plus souvent ce sont des moments de bonheur !
Avec un livre j’ai appris à reconnaître les fleurs sauvages : elles sont mes préférées, nous revenons par notre chemin toutes gaies, heureuses de ce moment privilégié.
Elena 2013

lundi 29 avril 2019

#lundi soleil
avril : jaune
jaune : la mer au ciel jaune
Elena 2019

vendredi 26 avril 2019

ARDAY
En rencontrant Armande, je lui demande de me raconter ses souvenirs de jeunesse. On se connaît depuis un certain temps, depuis que nous avons construit dans la région.
Jamais Armande n’a dépassé la petite ville, située à 20 km de son village et encore depuis peu, quand son mari eut une voiture. Il a fallu qu’il en achète une, les commerçants ne passent plus dans le village, juste le boulanger.
Nous n’avions pas grand chose – dit Armande – mais nous étions heureux ! Vous comprenez- continue Armande- dans le temps il y avait l’amitié, nous nous retrouvions pour les veillées et là tout le monde s’amusait, plus comme maintenant où la télé a remplacé les veillées. Un regard triste me fixa puis elle continua – Oui, à l’époque, nous faisions tout en commun, on se retrouvait dans les champs tous ensemble, le midi nous mangions ensemble, ensuite nous faisions la sieste. Nous gardions les enfants des autres pas comme maintenant. Elle sourit et me dit – le mardi était mon jour préféré, nous allions au lavoir du bas et toutes les femmes étaient rassemblées pour la lessive. Le plus dur était la côte, chez nous c’est vallonné, puis les escaliers que vous voyez mais ensuite on passait la matinée à rire tout en lavant, il ne faut pas croire le travail ne manquait pas à l’époque et on ne s’ennuyait jamais. Il y avait Yvette qui ne pouvait presque plus marcher et ne faisait plus rien chez elle, sa belle fille avait pris le relais mais elle n’aurait pas manqué de venir au lavoir le mardi jusqu’à sa mort elle s’est traînée avec son linge, à la fin elle prenait peu de linge mais montait les marches avec l’aide de sa fille.
Armande souriait à ses souvenirs, je la voyais heureuse.

A notre prochaine rencontre je demandai à Armande comment elle connut son mari. Elle rosit puis accepta d’en parler – Nous allions tous ensemble à l’école, plutôt par groupes d’âge et jean était dans mon groupe l’année du certificat, il faut dire que nous avions trente minutes aller et autant pour le retour. Puis plus tard il y a eu une fête au village et bien sûr tous les jeunes y étaient, à l’époque c’était notre façon de nous amuser.
Nous avons dansé avec Jean, ensuite un an de fiançailles, puis le mariage. Je me souviens j’avais la robe de mariée de ma mère et c’est bien la seule fois où je me sentis si belle ! Armande rougit en me voyant, elle m’avait oublié un instant puis elle se reprit – A l’époque nous étions habillées toujours avec des blouses, il y avait toujours du travail et la robe on la mettait pour l’église : enterrement, mariage, fête… Ce n’était pas fréquent, alors quand nous étions en robe nous nous sentions belles même les plus moches.

En rentrant dans la maison Armande me dit – Vous voyez les murs, c’est moi qui avait tout peint, et parfois je passais aussi les autres murs à la chaux. La cheminée était toujours allumée et nous avions toujours de l’ eau chaude hiver comme été, le café coulait à flots, surtout pour les femmes, les hommes préféraient le vin.
Cette chambre était celle de ma belle-mère, elle m’en a fait voir, à l’époque on ne disait rien il fallait subir fit Armande tristement puis en riant elle me montre le grenier – Là c’était la chambre du valet, il avait les pieds qui dépassaient du lit, et avait à peine la place pour mettre ses affaires mais c’était mieux que l’écurie. Certains dormaient à l’écurie avec les vaches. Un jour la mère Paulette est allée uriner dans l ‘écurie et elle se mit à crier, le valet dormait là-bas et bougea en la voyant entrer, c’est qu’à l’époque certaines faisaient leur besoin debout et on trouvait ça naturel, on ne faisait pas de chichis comme maintenant. Je me retenais pour ne rien montrer sur mon visage.
Armande, vous ne préférez pas le progrès, vous avez plus de temps libre aujourd’hui ?
Elle me regarde, réfléchit et répond – Non, aujourd’hui je me sens inutile, il n’y a plus la famille comme avant, c’est chacun pour soi . Avant je voyais une voisine et on pouvait parler dix minutes ensemble, aujourd’hui elles sont toutes pressées et ne savent plus prendre le temps. C’est ce que je cherchais, on prenait le temps même si on avait beaucoup de travail, plus maintenant et la telé n’a rien arrangé.
Je ne suis pas malheureuse continua Armande mais ce n’est plus pareil, je penserai toujours à cette époque où mardi gras on se déguisait et on allait voir les voisins, faire peur aux petiots. Les bonbons qu’on recevait à Noël on les appréciait, aujourd’hui les enfants sont à peine contents de leurs cadeaux, il leur faut toujours plus.
Je vois mes petits-enfants, ils sont trop gâtés et ne profitent pas de l’enfance, alors que nous, sans jouets nous savions jouer, avec un bout de tuile comme craie pour écrire, un chiffon pour faire une poupée, il ne fallait rien pour s ‘amuser.
J’écoutai Armande parler et je pensai qu’après tout elle a sûrement été plus heureuse qu’elle ne l’est dans notre monde moderne. Je n’avais pas envie de vivre son époque, la mienne me convenait parfaitement, cela ne m’empêchait pas de la plaindre un peu et ma sympathie allait vers elle.

Elena

mercredi 24 avril 2019

LE FOU RIRE

Ils se sont regardés machinalement, lui lisait un journal et elle un roman qui devait la passionner. Tous deux étaient assis sur le même banc au parc Monceau car il y avait trop de monde pour avoir un banc pour soi seul. Au deuxième regard il se passa quelque chose comme une alchimie entre eux alors il parla en premier :
  • Vous habitez dans le quartier ?
  • On peut dire ça comme ça !
  • C’est-à-dire insista-t-il ?
Elle le regarda fixement hésitant sur sa réponse ; il n’est pas mal pensa-t-elle, elle lui répondit :
  • Je garde une vieille dame et entre temps je vais à l’université.
  • Vous arrivez à faire les deux, c’est super ! Mais qu’elle matière vous étudiez à l’université ?
  • L’informatique, et vous que faites-vous ?
  • Je suis psychologue… Excusez-moi pour ces questions ce n’est pas dans mes habitudes de questionner des gens dans un parc, il rougit légèrement et ça l’attendrit’
  • Ne vous excusez pas, en informatique je suis aussi obligée de poser des tas de questions..
  • Mais elles ne sont pas personnelles et il rit, puis il lui tendit la main :
  • Je m’appelle Jean et vous ?
  • Lucie, et elle lui tendit la main à son tour. Ils se regardèrent et se mirent à rire.
Jean se reprit le premier, un enfant venait de renverser du sable sur ses pieds, il essuya ses chaussures avec un mouchoir en papier et remarqua que Lucie riait de plus belle. Alors, un fou rire les prit tous les deux et ils ne pouvaient plus s’arrêter. Une maman leur demanda de se calmer car son bébé dormait dans la poussette et ça les fit rire encore plus. Enfin Lucie se calma et dit :
  • Il faut que je rentre je dois garder la vieille dame
  • Et qui la gardait en ce moment ?
  • Elle peut rester seule mais il faut que je rentre avant 18 heures je lui ai promis.
  • Vous allez de quel côté demanda Jean ?
  • Rue de Courcelles,
  • Et moi rue de Monceau, c’est si près qu’on pourra se revoir souvent ?
  • Je dois déjà étudier, je n’ai que le samedi après-midi de libre comme aujourd’hui,
  • Très bien on se retrouve samedi prochain ?
  • Très bien au même endroit. Ils se tenaient si maladroits que le fou rire les reprit et quand ils se calmèrent Jean proposa de raccompagner Lucie et elle accepta. Ils partirent en riant et la route leur semble encore plus courte. Puis ils décidèrent de se revoir dans quelques jours un peu moins longtemps que prévu et ce fut encore une explosion de rire, c’est ainsi qu’ils se quittèrent !
Elena 2019

lundi 22 avril 2019

#lundi soleil
avril : jaune
jaune : poissons jaunes à l'aquarium de Mandalay (Birmanie)
Elena 2019

vendredi 19 avril 2019

A ODESSA (1980)
Il y avait un groupe de Français qui vivait à Odessa, ils travaillaient sur le chantier naval. Certains y vivaient depuis 2 ou 3 années. Parmi eux il y avait l’ingénieur, j’appris qu’il avait divorcé et s’était remarié avec une jeunette de vingt ans laissant 3 enfants et sa femme. Les techniciens trouvaient cet acte stupide, ils étaient sûrs que la jeune soviétique ne l’avait épousé que pour partir en France dans six mois. Après elle trouvera facilement un homme plus jeune, l’ingénieur avait près de 55 ans.
Le groupe me fit connaître des endroits que les Odessites ne m’auraient pas montrés. Les quartiers où se trouvent des prostituées, elles étaient si discrètes que je n’aurai jamais deviné.
Une église catholique, assez rare à l’époque et des magasins où je pouvais trouver de tout à pas cher !
Certains vivaient là-bas depuis 5 ans, dont l’ingénieur. Ils rentraient en France tous les ans environ, certains craignaient pour leur mariage et l’idée de rentrer dans six mois définitivement les égayait.
Je les retrouvais soit le midi au restaurant de l’hôtel soit le soir quand j’étais libre et mes amis ne pouvaient pas venir me chercher. Cela me permit de moins m’ennuyer et aussi de visiter un navire !
L'opéra était la réplique en miniature de la Scala, L'intérieur était magnifique et j'avais été invitée par la Directrice, On jouait Boris Godounov et au début je fus éblouie par la beauté des costumes mais les voix n'étaient pas assez puissantes, manquaient de maturité, à l'entracte je m'éclipsai aimant les bons opéras.
C'est à Odessa que je connus les maisons communales, la pauvre avec une pièce et une cuisine pour 5 ou 6 personnes mais aussi un appartement communal luxueux aussi avec cuisine à l'extérieur mais que pour 3 maximum. Le professeur de littérature qui y habitait m'offrit sans vergogne un livre de la bibliothèque de l'école, j'acceptai.
Elena 2019


mercredi 17 avril 2019

ROUGE OU BLANC


Bouquet rouge ou bouquet blanc
Je ne sais lequel choisir ?
L’un, me parle de mariage,
De raison et d’amour sage.
L’autre, me parle de passion,
D’évasion et de voyages.
Bouquet rouge ou bouquet blanc
Il me faut pourtant choisir,
Amour sage ou illusions ?
Je vous laisse tous deux en gage,
Je pars seule, et sans bagages.
Elena

lundi 15 avril 2019

#lundi soleil
avril : jaune
jaune : Bouddha allongé (Birmanie)
Elena 2019

vendredi 12 avril 2019


KANDINSKY (1866- 1944)
Il est n é à Odessa, au bord de la mer noire, et y vécut jusqu’au moment de partir à Moscou pour faire des études de droit.
Il dessinait et peignait par plaisir mais à 30 ans il s’inscrivit aux Beaux Arts de Munich, en sortant il devint peintre. Il fut inspiré par Odessa et Munich où il vécut. Il retourna en Russie mais le nouveau régime ne lui convenait pas et il s’expatria en France où il y vécut jusqu’à sa fin.
Il passa de l’expressionnisme à l’art abstrait où il y mit tout son cœur et son talent.
Quelques peintures les plus typiques de Kandinsky.
Elena






mercredi 10 avril 2019

LE VIEUX COUPLE
Ils étaient assis sur un banc la main dans la main, ils se souriaient en regardant, de temps en temps il lui chuchotait dans l’oreille et elle riait sous cape. Le bateau tanguait mais le vieux couple n’en avait cure, ils se remémoraient leur voyage pour l’Europe, la peur d’ être expulsé… Que c’était loin tout ça, aujourd’hui ils vivaient heureux dans un petit appartement, leur fille venait les voir régulièrement et ils venaient d’avoir un petit-fils. Ils savaient qu’ils connaissaient le bonheur et plus rien ne pourrait le leur reprendre, ils l’avaient gagné à la sueur de leur front ! Plus personne ne pourra leur faire peur ni les retenir dans un pays malgré eux. Les vagues déferlaient, le vieux couple admirait la mer en souriant paisiblement !
Elena