mercredi 21 août 2019

piratage

Je me suis fait pirater et mon fils devra tout réinstaller donc je ne pourrai plus venir un certain temps
HIBOU
Je suis un vilain hibou qui pleure sur un amour impossible ! Comme elle est belle la colombe qui vit tout près de moi, elle ne me voit pas, normal je suis laid. Elle m’ignore, je n’ai pas une belle voix ! J’irai la voir et lui dirai :
  • Ne me craint pas jolie colombe, pour toi je ferai l’impossible ; je franchirai les cieux, je te défendrai s’il le faut mais soit à moi, je t’aime comme un fou.
Cette idylle durait depuis un an et tous les oiseaux plaignaient le pauvre hibou, la blanche colombe l’ignorait et volait avec son compagnon.
Un jour, un incendie dévasta la forêt et le hibou sauva la colombe épuisée. Elle lui offrit une fleur qu’elle cueillit pour lui :
  • Merci gentil hibou, tu seras mon ami, nous ne sommes pas faits pour nous marier mais je ne t’oublierai pas, adieu !
  • Au revoir jolie colombe, je t’aimerai toujours !
Chacun partit de son côté, la colombe avec son compagnon et le hibou tout seul, il vécut longtemps en solitaire. Parfois son humeur plus gaie lui permettait de conter son bel amour platonique !
Elena

lundi 19 août 2019

#lundi soleil
jaoût 2019 : livres
livres : dictionnaires historiques 
Elena

vendredi 16 août 2019

LE COSMONAUTE
Nous étions un samedi, jour du ménage, normal lorsqu’on travaille et les enfants sont encore petits.
J’étais mal habillée, un foulard sur la terre et je rangeais les bureaux,  brusquement mon mari entre et m’interpelle – Il faut que tu ailles à la mairie ils ont besoin de toi, il y a un astronaute russe qui vient d’arriver et il veut
visiter le C.E.V (centre d’essai en vol, très connu à Brétigny). Comme Personne ne m’a prévenu, j’étais plus en tenue de travail ménager, je fis la moue enlevai mon tablier mais pas les vêtements, juste mis une barrette à mes cheveux. Mon mari me pressait, alors je dis – Tant pis si je ne suis pas présentable- Je le suivis.
En arrivant, je vis un bel homme au charme fou, regard pénétrant, chaleureux, bref agréable à voir et ce n’était pas si fréquent, il s’approcha me tendit la main et déclina son nom.
Là je fais un stop, je suis impardonnable, je ne l’ai pas retenu ; depuis des années j’essaie de le retrouver d’après les photos mais je ne le revois pas.
Continuons, je serre sa main en déclinant mon nom y compris le nom de mon père comme on fait officiellement.
A ce moment, un homme, que je trouve antipathique se présente, il est son interprète.
Je fais grise mine, primo un interprète Russe ne dit pas toujours la vérité, il faut les surveiller tout le temps pour rattraper les non-dits ou les vérités arrangées.
J’ai failli me laisser charmer en passant un bon moment avec un charmant cosmonaute, le ménage m’en a empêché.
Au début je me suis rendu compte que j’avais des traces de poussière sur moi, je ne m’étais pas lavée et je nettoyais un bureau poussiéreux, puis ma robe était sale. La honte me saisit d’effroi, je me réconfortai en me disant « le ménage ne peut pas attendre » et je me vois dire en rougissant
  • Avez-vous réellement besoin de moi ?
  • Vous n’êtes pas disponible fit le maire ?
  • Pas vraiment, je n’étais pas au courant
  • Alors on se débrouillera répondit le maire, excusez-moi de vous avoir appelé.
Quelle honte, je n’avais plus qu’à dire au revoir au charmant cosmonaute et me retirer comme une voleuse alors que je mourrais d’envie de rester un peu plus de temps et entendre parler de son voyage dans l’espace.
Je suis rentrée aussi triste que je suis venue, j’ai pris un chiffon et j’ai continué à astiquer, les enfants m’ont posé  plein de questions, je n’avais rien à leur dire. Je n’allais quand même pas leur avouer ma déception devant la plus grande sottise que je fis : éviter un cosmonaute pour une heure de ménage. Je ne pense pas qu’une autre l’aurait fait !
Elena

mercredi 14 août 2019

AMOUR DEFENDU
Elle avait épousé un pasteur, il causait bien, pouvait être tendre quand elle pleurait. Il lui fit huit enfants, elle n’éprouva aucun plaisir à faire son devoir conjugal. Elle crut que c ‘était le lot des femmes mais dans les livres elle avait pu voir ce qu’était la sensualité. Elle ne savait pas si elle était frigide ou s’il fallait mettre son mari en cause.
Le pasteur mourut, elle avait à peine 45 ans. Sa vie était-elle finie ? L’aîné de ses enfants avait 26 ans et le plus jeune 1 an, trois vivaient encore à la maison.
Son fils aîné devint pasteur, quand un gentleman lui fit la cour, le fils mit fin en rétorquant :
- Une femme de pasteur ne se remarie pas, elle doit vivre dans le souvenir du défunt !
Depuis elle s’occupa de ses enfants et détourna ses regards des hommes, pourtant elle était encore belle. La vie ne fut ni triste ni gaie, elle la suivait se laissant porter par la morale rigide de son fils.
Elle tomba amoureuse de son médecin, celui-ci était veuf. Elle se donna à lui et sut ce qu’aimer voulait dire. Plus rien ne pouvait l’empêcher de vivre avec lui, le fils refusa de revoir sa mère ainsi qu’une de ses sœurs. Elle vécut sur le tard un amour complet, sensuel et tendre à la fois !
Elena

lundi 12 août 2019


#lundi soleil
jaoût 2019 : livres
livres : La pagode à Mandalay abrite le plus grand livre du monde, l'enseignement de Bouddha, gravé en 1857 sur 729 stèles de marbre recto-verso d'1m50 de haut et 13 cm d'épaisseur, protégées chacune dans une kyauksa gu, ou grotte à inscription, sous un petit stûpa blanc.

vendredi 9 août 2019

ALEXIS
Il est venu de Kharbin en 1960, dans le groupe de Wladimir, dans une maison de retraite russe. Il avait été enseignant, puis travaillé pour les chinois et appris le livre rouge de Mao, il avait aussi changé plusieurs fois de nationalité. Alexis avait eu plus de chance que d’autres, il avait épousé une chinoise et avait pu trouver du travail plus facilement, après l’enseignement on l’autorisa à être vendeur avec son épouse. Un fils naquit de leur union, quand le fils eut 8 ans, sa mère mourut d’un cancer, et le père fut prié de choisir parmi un pays d’Europe ou d’Amérique, il choisit la France et put emmener son fils avec lui.
Le groupe comportait un garçon de 10 ans qui s’appelait Vassia, enfant très typé ressemblant plus à la mère qu’au père.

Au début la Directrice trouva un établissement pour Vassia qui pouvait étudier le russe et le français, le gamin ne parlait que russe et chinois. Le fils vivait dans l’établissement scolaire et revenait pour les vacances scolaires voir son père.
Un enfant s’élève avec de l’argent malheureusement et la Directrice proposa à Alexis d’apprendre le métier de pope, il n’avait fait aucun effort pour travailler : il était plutôt mou. C’est ainsi qu’il étudia le métier de pope, il réussit l’examen, il travaillait dans différentes églises russes et rentrait dès qu’il avait fini un remplacement. Il n’était pas vraiment croyant et son camarade Wladimir le faisait enrager, il n’avait pas le choix.
La vie coulait doucement et Vassia eut 18 ans, il voulait aller dans une école supérieure, il n’en était pas question, la paye de son père ne le permettait pas. Un jour la Directrice les fit venir, elle était triomphante, elle avait réussi à obtenir une bourse pour le gamin, le père n’y avait même pas pensé. Vassia fit des études supérieures et réussit à avoir son logement, un métier intéressant et une épouse.
Alexis, n’était pas très dégourdi, il n’aimait pas son travail, pas la vocation, il n’allait pas toujours où il était envoyé, il n’avait presque pas de moyens mais vivant dans une maison de retraite il ne se plaignait pas.
Son fils finit par ne plus venir, la dernière fois qu’il le vit se fit pour le mariage, il ne sut pas s’il était grand-père ? Il avait l’âge d’être grand-père avec son fils, s’étant marié sur le tard.
La vie continua, Wladimir partit ailleurs, Alexis s’ennuya mais ne le montra pas, il vivotait avec l’espoir de revoir Vassia.
Le vit-il, je ne sais pas, je l’ai perdu de vue ?
Elena

mercredi 7 août 2019

CHAT NOIR
Madeleine avait prit un chat noir, elle en avait rêvé depuis longtemps, Son mari avait enfin accepté. Il n’avait rien contre les animaux mais ne voulait pas être tenu par un animal lors des départs. Madeleine approchait des 70 ans et ses petits-enfants venaient passer les vacances avec elle. Elle se retrouvait pendant un mois avec 6 enfants entre 3 et 10 sans, les parents venaient au début pour 2 ou 3 jours et revenaient les chercher en restant encore 2 ou 3 jours. Cela lui convenait assez, cela évitait les conflits avec son fils ou sa bru.
Lorsqu’elle eut son chaton noir, les enfants venaient d’arriver, le chaton était petit et les enfants voulaient tous jouer avec lui. Heureusement qu’un chat grimpe et peut se protéger contre les turbulences des enfants. Le matin Madeleine aimait se reposer, le chaton dans les bras, il ronronnait, elle lui racontait ses problèmes journaliers. Un matin, le chaton ne revint pas, Madeleine était dans tous ses états, son mari lui dit :
  • Tu as voulu un chat, je t’avais prévenu que la route d’à côté est dangereuse, je vais voir s’il est écrasé. Madeleine effectua ses tâches ménagères, elle s’occupa des enfants, son cœur n’y était pas, Sa bru lui reprocha de s’être plus attachée au chat qu’aux enfants. Elle ne disait rien, la journée passa et le chaton ne revint pas, elle fit une battue avec les enfants mais personne ne le trouva. La nuit Madeleine pleura, il lui manquait tant, il venait ronronner dans ses bras, elle se sentait bien avec lui, il était le seul à ne rien lui demander, à part la nourriture. Le lendemain Madeleine dépérit, son fils s’inquiéta et lui ramena un autre chat noir, il avait entendu qu’un chaton avait été écrasé un peu plus bas sur la route. Elle le remercia, prit le chat dans ses bras, il descendit en la griffant et se sauva. Ils avaient oublié  que le chat était adulte, il n’était plus un chaton. Les enfants le craignaient, il ne se laissait pas faire. Plus Madeleine essayait de l’apprivoiser et moins il voulait, il préférait rester au coin de la cheminée sur une couverture. Il acceptait tout juste un câlin des enfants mais pas trop long.
Au bout d’un mois, le chat noir, sauta de lui-même sur les genoux de Madeleine, elle n’en revenait pas et n’osait pas bouger. Il la regarda et frotta sa tête contre elle, elle osa le caresser et pour la première fois elle l’entendit ronronner.
Madeleine retrouva la joie de vivre, le chat noir était devenu son compagnon, elle lui racontait les misères de sa vie, ils se comprenaient à demi-mots.
Elena

lundi 5 août 2019

#lundi soleil
juillet 2019 : bleu
bleu : tout Pouchkine soit 10 tomes car il mourut à 37 ans.
Elena

vendredi 2 août 2019

PEARL BUCK (1892-1973)
Elle est née en Chine et le chinois fut sa langue maternelle, elle fut élevée par sa nourrice chinoise et connaissait le village aussi bien que sa demeure américaine. Son père était un pasteur qui vécut en Chine durant de longues années et sa fille y fit ses études. Elle alla aux USA terminer ses cours et là elle épousa en première noce un ingénieur agronome et ils retournèrent vivre en Chine. Ils s’occupèrent des orphelins et leurs apprenaient à lire et à écrire. Pendant la révolution chinoise ils durent partir et elle écrivit ses livres aux Etats Unis. « La terre Chinoise » eut un immense succès et le prix Nobel mais elle écrivit beaucoup de livres comme « Impératrice chinoise, Pivoine, pavillon de femmes, la mère…
Ses livres furent traduits dans toutes les langues, elle fut très fertile et écrivit aussi des récits et des biographies.
Tous les détails sur la Chine sont exacts et elle a une grande connaissance de la vie là-bas des différents milieux. Elle ne connaît pas très bien leurs religions et en parle peu car elle fut élevée dans la religion presbytérienne et en fut très imprégnée. La plupart de ses romans se terminent en happy end.
Citations de Pearl Buck : « La vraie sagesse de la vie consiste à voir l’extraordinaire dans l’ordinaire » « Nul ne peut retenir le temps, mais, pour l'amour, il s’arrête parfois » « Toute chose est possible tant qu’elle ne s’est pas avérée impossible – et même en ce cas, elle ne l’est peut être que pour l’instant »
Elena 2019

mercredi 31 juillet 2019

LES CHEVAUX
Ils étaient quatre dans le champ à courir manger l’herbe et venir réclamer du pain dur ou des épluchures ! Les 4 bêtes s’entendaient bien et leur maître décida de leur rajouter pompon le poney. Et la ce fut une bagarre en règle, les chevaux mâles le refusèrent et la femelle accepta à condition qu’il ne l’approche pas. Il y eut un orage assez fort et tous les chevaux s’abritèrent sous le chêne, ils ne bougèrent pas durant l’orage trop effrayés par les choses extérieures mais dès que la tempête se calma ils se remirent à se battre.
Le maître ne revint les voir que le troisième jour et il fut effrayé par le sang qui coulait sur ses bêtes, les pattes blessées et les hennissements. Il chercha immédiatement un autre champ pour les séparer et les soigner. Depuis il n’en met jamais plus de trois ensembles et il surveille journellement !
Elena 2019

lundi 29 juillet 2019

#lundi soleil
juillet 2019 : bleu
bleu : Janna, chatte de mon fils
Elena

vendredi 26 juillet 2019

Le Bourgeois gentilhomme

Louis XIV avait invité les gouvernants turcs et il désespérait de les voir.
Enfin on annonça qu’une délégation turque avait accepté de venir. Le roi ordonna une fête luxueuse pour leur venue. La délégation fut reçue royalement !
Quel ne fut l’étonnement de sa majesté de voir avec quelle indifférence son hôte turc acceptait tout le luxe qu’il lui offrait !
Après la réception le roi apprit que son hôte n’était qu’un personnage subalterne, il en rit ! C’est ainsi que Louis XIV commanda à Molière et à Lully de créer une pièce musicale d’après cette anecdote. Le bourgeois gentilhomme était né
Elena

mercredi 24 juillet 2019

LA POUPEE
Karine marchait en tenant la main de sa maman et sa poupée de l’autre main. En traversant la rue, elle fit tomber sa poupée, elle lâcha la main de sa mère pour rattraper son jouet. Un taxi stoppa pour ne pas écraser la petite, Karine dit :
  • Merci Monsieur, ma poupée ne sera pas morte !
Sa maman l’attrapait à ce moment en la disputant :
  • Combien de fois je t’ai dit de ne pas traverser seule, c’est dangereux, tu as failli mourir !
  • Non maman, le monsieur s’est arrêté.
La mère embrassa sa petite de cinq ans, elle était trop jeune pour comprendre c’était à elle de mieux la surveiller.
La petite était sauve et la poupée vécut deux générations encore !
Elena

lundi 22 juillet 2019

#lundi soleil
juillet 2019 : bleu
bleu : sculpteurs de bouddhas
Elena

samedi 20 juillet 2019

WRANGEL
Il est dernier commandant en chef, russe, des armées blanches (1878 – 1928) Il mourut à Bruxelles, sans doute assassiné par les communistes.
Wrangel se battit jusqu’au bout et à la fin réunit tous les blancs qu’il put, civils aussi bien que militaires et les fit monter sur les bateaux dont le sous-marin Spass. Il savait qu’il ne pouvait plus rien faire et décida d’introduire des Russes en Europe pour continuer la lignée de toutes les classes un peu comme Noé .
Spass partit de Perekop (terre séparant la Russie de la Crimée) et en cours de route rencontra le croiseur Waldeck-Rousseau. Les Français acceptèrent qu’il sauvât tout le monde et même de l’aider à condition qu’il laisse ensuite à la France toute la flotte y compris le sous-marin et il accepta sachant qu’il ne pouvait plus rien faire. C’est ainsi que furent sauvés plus de 100 000 blancs. Et, la France récupéra plus de cent bateaux et un sous-marin.
Je l’ai lu dans le livre de Roman Petroff « Novembre blanc » Faits dont il fut témoin.
Elena

vendredi 19 juillet 2019

Jeanne Hugo

Jeanne était au pain sec...

Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.


Jeanne épousa Léon Daudet, on la surnommait « Jeanne au pain sec » et elle était belle mais capricieuse. Le mariage ne dura pas très longtemps, elle buvait et se conduisait mal. Elle divorça puis se remaria avec Jean Baptiste Charcot. Elle l’accompagna dans ses voyages polaires puis divorça pour avoir une vie plus mondaine car Jeanne était une enfant gâtée et avait bien l’intention de le rester jusqu’à la fin de sa vie qui fut bien remplie !
Elena

mercredi 17 juillet 2019

RENCONTRE (histoire d'une amie)

Quand ils firent connaissance ils ne purent pas détacher leurs yeux en se donnant la main, ils passèrent une bonne soirée avec les autres et finirent par s’appeler « petite sœur ou grand frère » Ce jeu dura un mois le temps qu’elle passa ses vacances en travaillant là-bas, il faut dire que les deux étaient mariés et les conjoints loin d’eux pour un certain temps.
Durant le mois ils ne se dirent jamais « je t’aime » ils flirtèrent très discrètement puis ils se séparèrent les larmes aux yeux.
Elle revint dans son pays et ils continuèrent le jeu du frère et sœur mais la main s’attardait, parfois il la prenait par les épaules, ils avaient tant de chose à se dire à se confier qu’ils n’arrivaient pas à se séparer. Puis elle repartit et elle ne revint plus car le jeu devenait trop dangereux et elle ne voulait pas briser son ménage ni le sien. Ce fut pour elle une belle histoire d’amour platonique !
Elena 2019

lundi 15 juillet 2019

#lundi soleil
juillet 2019 : bleu
bleu : robe birmane de ma fille
Elena

vendredi 12 juillet 2019

LE CONSEIL de DISCIPLINE
Tout en étant calme, aimant lire, écrire et rêver, je pouvais devenir impulsive, adhérer à une cause et lutter pour elle. Il m’arrivait de répondre avant d’avoir réfléchi et je le regrettai ensuite.
J’ai eu un conseils de discipline, quand j’avais 14 ans. Je détestais la chimie et surtout la prof. Qui tentait de nous l’expliquer. Pendant les cours, un jour une autre prof entra et lui demanda si elle ferait grève, elle répondit qu’elle ne se sentait pas concernée. L’autre prof insista en disant que presque tous les professeurs seraient en grève ce jour-là, mais elle tint tête et la prof partit. J’avais retenu que nous n’aurions pas cours, sauf avec elle, et je dis, sans me rendre compte de ce que je faisais :
  • C’est un manque de respect pour les autres professeurs de ne pas faire grève en solidarité avec eux !
  • Vous n’aviez pas à écouter ce qui ne vous regardait pas, je vais voir de ce pas madame la directrice.
Les filles rirent à son départ, à cause de ma remarque, mais je me rendis compte que j’étais allée un peu loin. En revenant elle me dit :
  • vous aurez un conseil de discipline, attendez-vous à être convoquée chez madame la directrice.
On me convoqua dans une salle, il y avait la directrice, la surveillante générale et mes principaux professeurs. Je me tenais près de la prof de français, qui se retenait de ne pas rire, et la prof d’histoire, à un moment, me tira la jupe pour me faire taire et ne pas aggraver mon cas. Je ne savais pas comment me défendre, ni ma copine, qui était déléguée de classe, car je ne pouvais pas me battre sur le plan politique, je ne savais même pas pourquoi il y avait une grève. On décida que je m’excuse en disant que je m’était emportée bêtement et que je le regrettais, et c’est ce que je fis. J’ai été punie mais je ne me souviens pas des punitions, j’étais soulagée de ne pas être renvoyée.
Elena 2019

mercredi 10 juillet 2019

UNE ADRESSE
Je cherchais la rue Jean Jaurès,
J’y avais vécu, il y a cinquante ans.
Tout avait changé, je me perdais,
Voilà j’ai trouvé la rue.
Je cherchais le numéro cent sept
Rasé, disparu, plus de passé.
Je restais au cent, perdant mes repères,
Mes larmes coulaient, plus de maison.
Je partis la tête dans mon passé,
Adieu enfance, triste moment.
Elena

lundi 8 juillet 2019

#lundi soleil
juillet 2019 : bleu
bleu : lac de Savine
Elena

vendredi 5 juillet 2019

VOL A VOILE
Nous apprenions le vol à voile à Chartres, c’était vraiment agréable. Nous arrivions le samedi matin, nous devions monter les planeurs et les emmener sur le terrain, le soir nous rangions tout et le midi nous mangions tous ensemble. Parmi nous il y avait un pilote de Concorde qui adorait le planeur il nous avait avoué qu’il était plus difficile de freiner que sur l’avion.
Je me souviens de ma seconde leçon, le moniteur me laisse la manche, il avait heureusement le double. J’étais toute heureuse de faire des essais, comme on n’entend pas de bruits je n’ai pas remarqué que j’ai failli faire une collision grave avec un autre planeur. Le moniteur réussit à l ‘éviter et me pria de me concentrer un peu plus !
Je me souviens aussi de mon envie de sauter en parachute, le moniteur, refusa. Il m’expliqua que le parachute sert en cas d’accident ou incident important pas pour s’amuser.
Mon fiston était trop petit pour apprendre, il était dans l’avion qui tirait le planeur en hauteur, il passait beaucoup de temps avec le pilote. Ma fille avait juste l’âge d’en faire, elle aimait beaucoup et fut lancée seule avant nous.
L’avion nous montait puis il nous lâchait et le but du jeu était de rester le plus longtemps dans l’air, grâce aux pompes d’air chaud. L’hiver il était impossible d’en faire ! Il ne fallait pas se vacher, c’est-à-dire tomber dans le champ du voisin, la punition consistait à payer un pot à tous, si nous n’arrivions pas à rentrer il faut dire que les autres nous aidaient à rentrer et la punition était normale.
Voir les champs en carrés ou rectangles de différentes couleurs, et surtout reconnaître la cathédrale nous permettait de s’orienter.
Le plus agréable était de se retrouver dans le ciel, voir tout de haut et n’entendre aucun bruit, c’était vraiment grisant !
Le plus dur était l’atterrissage, souvent cela nous secouait pas mal ! Atterrir en douceur était tout un art et je l’appris après beaucoup de leçons.
Nous avons eu le plaisir d’en faire un an et demi puis la vie a fait que nous avons arrêté, notre fille en a fait un an de plus.
Elena

mercredi 3 juillet 2019

LES MOUCHES (fiction)
Assise dans mon fauteuil je lis quand soudain les mouches m’envahissent de partout ! Nous n’avions pas fermé la porte ni mis le rideau pour les empêcher de rentrer et maintenant je me demande comment m’en débarrasser ? Je peux mettre un produit mais quels sont les risques pour les humains ? Agacée par leur nombre et ne supportant plus leurs contacts j’ouvre la porte et je les chasse avec un torchon mais ce n’est pas très efficace. Alors je me dis que si je mets le feu les mouches vont brûler et c’est ainsi que j’ai versé du white spirit et allumé le feu. Plus tard les pompiers sont arrivés et ils purent éteindre le feu mais les assurances n’ont pas voulu rembourser pour les pertes et pourtant il n’y a plus de mouches, c’était donc la meilleure solution !
Elena 2019

dimanche 30 juin 2019

#lundi soleil
juillet 2019 : bleu
bleu : parasol en Birmanie
Elena

vendredi 28 juin 2019

OURSA

Ben et Betina vivaient à Ny Alesand trois à quatre mois de l’année, ils travaillaient dans le village scientifique. Le reste de l’année ils retournaient à Tromso sur leur propre voilier qu’ils avaient mis des années pour l’arranger à leur goût.
Comme la plupart des habitants de Spitzberg ils avaient une arme car les ours polaires étaient aussi nombreux que les habitants de cette petite ville.
Régulièrement ils allaient pêcher en mer pour se détendre en plein air, surtout l’été malgré la température qui n’excédait pas 5°. Ils aimaient voir le soleil de minuit qu’on voyait rarement à cause des brouillards fréquents.
Lorsqu’il faisait beau l’Arctique était d’un bleu argenté dû aux glaciers environnants et le soleil ajoutait une féerie ! Ben et Betina n’auraient pas pu vivre loin de la mer mais ils étaient heureux de rentrer à Tromso à la fin de la saison.
Ils avaient préparé leur voilier, fait leurs adieux à l’équipe scientifique et mirent les voiles. La mer était bleue et ils étaient heureux de partir par une belle journée ensoleillée mais fraîche.
En cours de route, ils virent un banc de baleines à bosses, elles étaient encore loin mais leur embarcation ne tiendrait pas à l’attaque. Ben téléphona au port pour prévenir qu’ils étaient en danger. Ils mirent le moteur à fond et abaissèrent les voiles, les baleines ne les suivaient pas, ils se sentirent soulagés, il faut dire qu’ils n’en rencontraient pas souvent et en général cela se passait bien.
A mi-chemin Betina s’écria :
- Regarde on dirait un ours qui nage vers nous !
- Oui, tu as raison répondit Ben en regardant avec ses jumelles – Il y a même le petit assis sur le rocher là-bas !
- Il ne faudrait pas que la maman ourse nous renverse remarqua Bettina !
Ben réfléchit puis sourit, il savait que les ours n’étaient pas toujours adroits pour attraper du poisson, il allait lui en donner ainsi elle n’aura aucune envie de renverser son voilier.
Il remplit une passoire avec des poissons crus qu’ils avaient pêchés le matin, puis Ben tendit un poisson en faisant signe à l’ourse. Etant un animal très curieux elle vit le poisson et s’approcha prudemment puis elle sauta et attrapa le poisson qu’elle avala ; Ben lui en tendit un autre et elle fit pareil. La passoire se trouva vite vide et ben murmura :
  • j’espère que tu en as assez car je n’ai plus rien à te donner, ce sera pour la prochaine fois !
Betina surveillait, elle avait mis le fusil pas loin au cas où son mari risquait un accident, elle fut soulagée de voir l’animal s’éloigner.
  • Regarde sa tâche sur la tête, ce n’est pas fréquent,
  • Tu as raison acquiesça Ben.
Ils rentrèrent sans d’autres incidents, juste un peu de tangage mais ils y étaient habitués.

Quand ils repartirent au printemps, la mer était belle, en approchant de l’île aux ours ils virent beaucoup d’oiseaux s’envoler, c’était toujours un spectacle magnifique et Ben aimait les filmer ; c’est à ce moment qu’il vit un ours nager vers lui. Il remarqua une tâche sur le front et il s’écria :
  • Regarde Betina c’est notre ourse, essaie de voir s’il nous reste du poisson cru !
  • Ok ! Je vois son bébé pas loin il a grandi en six mois.
Ben tendit un poisson à l’ourse qui l’attrapa puis elle mit ses pattes sur le bastingage et ouvrit la gueule en attendant le prochain. Pendant que son mari nourrissait l’ourse Bettina filmait la scène. L’animal n’était pas agressif bien au contraire elle prenait le poisson délicatement et quand Ben dit :
  • Il n’y en a plus regarde !
L’ourse mit son nez dans la passoire et partit doucement rejoindre son petit. 
  • Nous pourrions lui donner un nom proposa Betina,
  • Si on doit la voir à chaque voyage tu as raison répondit son mari en riant, que penses-tu de Oursa ?
  • Pourquoi pas.
Ils pêchèrent à nouveau et quelle ne fut pas leur surprise de retrouver Oursa qui les attendait le museau ouvert avec un grognement de bienvenue.
  • Mais tu vas nous manger toute notre pêche et nous n’aurons plus rien rit Ben,
  • Il lui lança sa pêche dans la gueule en douceur pendant qu’Oursa se tenait au bord sans faire chavirer le voilier.
Ainsi ils se retrouvèrent à Ny Alesand où ils racontèrent leur rencontre, personne ne fut vraiment étonné, ils leurs arrivaient qu’au milieu de leur conférence qu’un ours entre puis ressorte surtout si on tirait en l’air ; l’habitude est de ne pas fermer les portes à clef car les gens peuvent ainsi aller librement sans être obligé de sonner ou ouvrir une clé.
La saison scientifique se passa bien, la pêche fut bonne le dimanche et le couple se préparait à repartir.
Il y avait un peu de houle mais ça ne les inquiétait pas, avec les voiles ils iraient plus vite. Soudain ils aperçurent un autre bateau, il était à moteur. Ils ne le connaissaient pas et se demandait d’où il pouvait bien venir, ils firent un signe pour dire bonjour et au même moment ils entendirent des coups de fusils. Sidérés Ben et Betina reconnurent Oursa qui nageait vers eux, son ourson derrière elle et le bateau devant eux tirait sur elle !
Une mare de sang entoura la mer, on voyait la pauvre bête essayer de les rejoindre, Ben hurlait « Ne tirez plus, elle est inoffensive » mais les coups continuaient et la mer devenait de plus en plus rouge. Oursa était morte, elle avait coulé tandis que l’ourson avait également reçu une balle et essayait de rejoindre la rive.
Ben téléphona aussitôt pour prévenir ce qui était arrivé en donnant le numéro du bateau. Il n’y avait plus rien à faire et il ne voulait pas parler à l’homme qui lui faisait de grands signes tout content d’avoir tué un ours. En l’entendant il comprit qu’il n’était pas norvégien mais d’un pays qu’il ne connaissait pas, il fut soulagé que ce ne fut pas un des leurs qui tua Oursa sans raison mais il maudit l’étranger qui tira sans raison apparente à part la peur.
Ils surent que c’était un Irlandais qui était venu visiter Svalbard en campant et il avait demandé le droit d’un port d’arme, on le lui avait accordé en précisant qu’il ne fallait tirer qu’en cas de danger et si on ne pouvait plus faire autrement. Pour l’ourson il fut soigné et mis dans une réserve le temps qu’il retrouve sa santé.
Ils n’eurent plus l’occasion d’apprivoiser d’ours au cours de leur voyage mais parfois ils regardaient le film qu’ils avaient pris et ils avaient le cœur gros. Il faut dire que des ours ils en voyaient mais ils ne s’approchaient pas, Oursa avait été la plus téméraire.
Elena


mercredi 26 juin 2019

BELLA
Nous avions entre 14 et 15 ans, Bella était la reine du groupe. A vrai dire j'ignore son prénom ou oublié, nous l'appelions toujours Bella. D'une beauté rare, elle était d'origine mi-espagnole, mi-française ; ses cheveux noirs lui descendaient à la taille et son sourire faisait fondre chacune de nous.
En internat, les amitiés jouent un rôle important et Bella menait tout le monde par le bout du nez, sans se fâcher avec un doigté et une perversité à tomber à la renverse.
La première fois je l'ai vu en arrivant, les parisiennes ils ne connaissaient pas,  j'étais la première.  Toutes elles venaient voir mes collants qui ne faisaient pas encore fureur en province. Bella me prit en sympathie , je remarquai à peine qu'elle avait lâché ses anciennes amies.
Il y a eu la fête de fin d'année et chacune de nous préparait un spectacle, danse,  chant, théâtre.  Je me souviens de Bella dansant sous une musique espagnole, je me disais qu'elle ferait souffrir les garçons plus tard, à moins qu'elle le faisait déjà, voluptueuse, elle dansait sensuellement le regard fier, elle eut un vif succès.
Enfin une nouvelle fille arriva pour clore notre groupe. Bella, toujours aussi charmante, nous délaissa pour la nouvelle. J'avais d'autres amies et son attitude me fit peu de peine, ma méfiance envers elle était déjà attisée.
Un jour Bella partit sans retour, personne ne sut la raison et là nous avons parlé entre nous. Elle avait emprunté des disques, des vêtements, livres et autres babioles à chacune de nous, elle avait tout emporté sans rien rendre à personne. Je revois son visage si pur et fier quand elle dansait et je me mis à rire sans pouvoir m'arrêter, rire nerveux comme je pouvais avoir parfois. Dans l'histoire je perdis un collant, un appareil photo et un peu d'argent que je n'avais jamais osé réclamer.
Ne pas se fier aux apparences, bon dicton mais tous nous faisons cette erreur !
Elena

lundi 24 juin 2019

#lundi soleil
juin 2019 : l'eau
l'eau :Quarteira au Portugal
Elena

vendredi 21 juin 2019

Rimski-Korsakov

Il est le plus grand compositeur russe avec Tchaïkovski. Né en 1844 et mort en 1908. Il fait partie du groupe des 5 composés de lui, Borodine, César Cui, Balakirev et Moussorgski. Il est surtout apprécié pour son utilisation des thèmes extraits du folklore ou de contes.

IL composa plusieurs opéras dont Shéhérazade, La grande Pâque russe, le coq d’or et le vol du bourdon parmi les plus connus. Mais autant sa musique est universelle autant ses opéras n’ont pas franchis la Russie ou très peu.

Il fut longtemps professeur au conservatoire de St Petersburg. Il voyagea aussi bien en Europe qu’aux USA et s’inspira de la musique des autres tout en restant très russe dans ses compositions.

Il composa aussi des musiques folkloriques comme « Stenka Razine » Rimski-Korsakov donna des cours à beaucoup de musiciens devenus connus ensuite comme Glazounov.

Il composa la nuit de mai de Gogol et le vol du bourdon qui est un morceau difficile à jouer mais un chef d’œuvre !

https://www.youtube.com/watch?v=5LGYGxtozgg

Elena


mercredi 19 juin 2019

LE CAUCHEMAR
On le suivait à travers champs, à travers les rivières et le bois et il ne savait plus comment s’échapper. Il fit des demi-tours, marcha dans la bruyère mais ses poursuivants se rapprochaient alors il se rappela qu’il avait un pistolet dans sa poche. Il s’assit et attendit qu’ils se rapprochent, quand il entendit leurs voix il prit le pistolet et le chargea puis il se prépara à tirer et c’est là qu’ils l’entourèrent tous armés jusqu’aux dents en hurlant « rends-toi » Il n’osa plus bouger, il avait mal à la tête et ne voyait pas comment il allait s’en sortir ? Le chef parla longtemps mais il ne comprit rien. Il entendit le premier tir et il sentit sa jambe partir, la douleur se fit si intense qu’il se réveilla tout en sueur. Il regarda sa jambe et se rappela sa chute d’hier et les soins qui s’ensuivirent, il rit en pensant au cauchemar si logique après sa chute et le western violent qu’il avait regardé juste avant de dormir !
Elena 2019

lundi 17 juin 2019

#lundi soleil
juin 2019 : l'eau
l'eau : hippopotame
Elena

vendredi 14 juin 2019

GUY DE MAUPASSANT
Né en 1850, il ne vécut que 43 ans. De parents séparés Guy vit avec sa mère qui a des troubles nerveux qui la rendent instables. Elle l’envoie avec son frère faire des études au séminaire, il se fait renvoyer et perd en même temps sa foi !
Après le Bac Maupassant connaît les atrocités de la guerre de 1870 et de la Commune. Il sollicite un poste au ministère de la marine et des colonies, il se lie avec Flaubert puis Zola et écrit des pièces de théâtre. C’est l’époque des guinguettes au bord de l’eau et Guy aime l’aviron.
A la sortie de « Boule de Suif » il devient riche et s’achète un yacht qu’il nomme « Bel ami » Il en fera sur la Méditerranée, les croisières le prélassent et il peut ensuite se remettre à écrire. Il écrit à un rythme infernal : plus de 300 contes, 6 romans, 3 récits, des vers et d’innombrables chroniques, le tout en 10 ans. Il est riche et profite de la vie comme il le décrit dans ses romans.
Séducteur infatigable, il est contre le mariage et fonder une famille ; ceci ne l’empêche pas d’avoir 3 enfants de Joséphine Litzelmann : en 4 ans. Il ne les reconnaît pas mais s’en occupera matériellement.
Ne dédaignant pas les femmes faciles ni mêmes les prostituées il attrape la syphilis, son frère en meurt le premier et Guy devient fou avec la maladie c’est là qu’il a écrit « Le Horla » où il raconte ses doubles visions. Il meurt en 1892 !
J’ai une préférence pour ses récits !
Citation de Maupassant :
«La conquête des femmes est la seule aventure exaltante dans la vie d’un homme. » 
Elena

mercredi 12 juin 2019

LA RUE
Elle marchait dans la nuit, elle avait froid et faim. Elle ne se souvenait plus depuis quand elle n’avait pas mangé ni bu. Elle avait peur, c’était l’heure ou les mauvais garçons se rassemblaient et l’embêtaient. Malgré qu’elle n’ait plus de logis elle était encore jeune et belle et malgré sa toilette usagée on se retournait sur elle. Il était plus de minuit et c’était l’heure pour elle de se chercher un abri dans la rue mais un endroit isolé pas avec les alcooliques, elle ne s’était pas abaissé à boire.
La rue devenait déserte de ce côté de Paris et elle s’assit sur un carton en se couvrant de la couverture qu’elle gardait dans son sac précieusement.
Elle entendit la Croix rouge ou un autre organisme la réveiller pour savoir si elle avait besoin de quelque chose, ça l’a fait sourire et elle dit « oui, du travail » on lui répondit que ce n’était pas de leur ressort et elle ne parla plus et s’endormit sans les entendre.
La nuit était fraîche et le lendemain matin on retrouva le corps gelé d’une jeune femme encore jolie, sans aucun papier pour l’identifier !
Elena 2019

lundi 10 juin 2019

#lundi soleil
juin 2019 : l'eau
l'eau : trou du Diable à Sion
Elena

vendredi 7 juin 2019


Johannes VERMEER ( 1632 - 1675)
Peintre néerlandais du XVIIe siècle il n’était pas très connu de son vivant ou seulement dans sa contrée à Delft.
Il devint célèbre au XIXe siècle grâce à ses 2 tableaux : La laitière et La jeune fille à la perle.
Il peignait très peu 2 ou 3 toiles exceptionnellement par an ce qui fait moins de 50 tableaux sur 20 ans. Il était le maître de la lumière et il en jouait sur ses toiles c’est peut être une raison qu’il mettait autant de temps pour peindre.

Il vendait à Delft au boulanger ou une connaissance et surtout à son mécène Pieter Claesz. van Ruyven ce qui lui permettait de vivre chichement ayant eu avec sa femme 11 enfants même si on dit que 3 sont morts.

Il ne peignit ni sa femme ni ses enfants sûrement pour avoir la paix dans son atelier.

Quand Van Ruyven mourut il ne survécut pas, entre la faillite et les responsabilités qu’il ne savait pas gérer. Il mourut peu de temps plus tard laissant sa famille dans la misère.

Elena


mercredi 5 juin 2019

LA CONFITURE
Il y a un chemin qui monte vers le pigeonnier, il revient vers ma maison par la route. Il y a deux endroits où coule l’Autize et mes chiens adoraient cette promenade l’été, ils allaient se baigner.
Personnellement j’aimais y venir pour cueillir des mûres, en faire des confitures, parfois les petits-enfants venaient avec moi et nous en trouvions beaucoup !
Il y avait une maison un peu à l’écart, il m’est arrivé de voir la fermière, elle me disait « Bonjour » ou c’était moi, c’était normal. Hors, un, jour je cueillais des mûres et mon plastic était presque plein, j’avais vu le fils qui passait le tracteur dans un champ et je lui avais demandé la permission, il m’a dit :
  • Le chemin est à tout le monde, vous avez le droit de cueillir des mûres
Je le remerciai et fis ma cueillette, le fils disparut entre temps, la fermière vint à ma rencontre et me dit :
  • Vous »avions » cueilli beaucoup de mûres ?
  • En effet, il y en a beaucoup cette année !
  • Saviez-vous que le chemin m’appartient ?
  • Non, cela pose un problème ?
  • Peut-être bien que oui ! Vous faîtes vos confitures au vitapris ?
  • Non, au sucre cristallisé, pourquoi ?
  • Avec toutes mes mûres que vous avez cueillies, vous pourriez me donner un pot !
  • Mais votre fils m’a autorisé
  • Le chemin est à moi, pas à lui.
  • Très bien, je vous apporte un pot.
  • C’est pas de refus dit la fermière.
Je rentrai très en colère, j’allais voir la doyenne du village, je lui expliquai mon problème, elle me proposa :
  • Je vais venir avec vous, ça ne se fait pas, je la connais bien, elle est avare  !
Je la remerciai, je pris un pot de confiture pas trop gros et allai chercher la doyenne, nous sommes allées en voiture.
La fermière nous reçut en disant :
  • Vous avez ramené du renfort !
La doyenne l’embrassa, elles parlèrent un peu, je donnai mon pot et la doyenne en profita pour lui glisser :
  • Le chemin, il est à tout le monde, la petite dame peut cueillir des mûres ?
  • Oui, je voulais lui proposer de les cueillir avec moi, elle est partie avant.
  • Je ne viendrai plus cueillir de mûres dans cet endroit lui répondis-je
  • Je dois vous rendre le pot vide dit-elle ?
  • Non, gardez-le pour la prochaine fois
La fermière me donna des pêches trop mûres de son jardin et nous sommes parties avec la doyenne.
Elle m’avoua qu’elle avait toujours été très avare.
J’évitai de cueillir des mûres à cet endroit, j’en trouvai un autre.
Un jour, je jetai un coup d’œil au chien de ma voisine, elle le laissait seul, il pesait dans les 85 kg. Il n’y a pas de barrière et le chien se prélassait. Je vois la fermière qui m’a soutirée un pot de confiture qui se promenait avec une amie, elle voit Charlie, recule instinctivement, il faut dire que refaire le chemin à l’envers est un long parcours, je souris puis je m’approche d’elle :
  • Vous avez un problème ?
  • Le chien, il mord ?
  • Je l’ignore, il n’est pas à moi, je vais essayer de le calmer.
J’appelai Charlie et le caressai le temps qu’elle passe, je savais qu’elle avait peur, tout comme je savais que Charlie ne mordait pas, mais une minute de suspense valait bien un pot de confiture !
Elena