mardi 11 juin 2013

HIBOU




Je suis un vilain hibou qui pleure sur un amour impossible ! Comme elle est belle la colombe qui vit tout près de moi, elle ne me voit pas, normal je suis laid. Elle m’ignore, je n’ai pas une belle voix ! J’irai la voir et lui dirai :
-          Ne me craint pas jolie colombe, pour toi je ferai l’impossible ; je franchirai les cieux, je te défendrai s’il le faut mais soit à moi, je t’aime comme un fou.
Cette idylle durait depuis un an et tous les oiseaux plaignaient le pauvre hibou, la blanche colombe l’ignorait et volait avec son compagnon.
Un jour, un incendie dévasta la forêt et le hibou sauva la colombe épuisée. Elle lui offrit une fleur qu’elle cueillit pour lui :
-          Merci gentil hibou, tu seras mon ami, nous ne sommes pas faits pour nous marier mais je ne t’oublierai pas, adieu !
-          Au revoir jolie colombe, je t’aimerai toujours !
Chacun partit de son côté, la colombe avec son compagnon et le hibou tout seul, il vécut longtemps en solitaire. Parfois son humeur plus gaie lui permettait de conter son bel amour platonique !

Elena 

lundi 10 juin 2013

ENFANT


Dans la nuit frissonnante étirant ses longs voiles,
L’enfant rêvait d’aller décrocher les étoiles
Et des rayons de lune eût voulu se vêtir !
Sur la mousse des bois il aimait se blottir
Bercé par le refrain léger des cantilènes
De la source bleutée où boivent les phalènes.

Elena 2013

vendredi 7 juin 2013

GUETTEURS D’OURS BLANCS


A Svalbard, au Nord de La Norvège, on cherche des guetteurs d’ours blancs. Pour avoir ce poste il suffit de prévenir les scientifiques dès qu’on voit un ours blanc. C’est pour une durée de 3 semaines à partir de fin juin, pas très bien payé mais logé.
 Il faut dire que pour une population de 2400 habitants il y a 3000 ours arctiques et les rencontres sont assez fréquentes. A Ny-Alesand à Spitzbverg, la ville est la plus septentrionale et on y trouve surtout des chercheurs,  leur travail demande qu’ils sortent et leur demeure n’est jamais fermée à clef alors les ours rentrent comme ils veulent. Ils ferment que la nuit car le jour ils travaillent en commun.
Ils en ont assez de sortir avec un fusil mais c’est la seule façon de faire fuir un ours.
Quand j’y suis allée je me souviens qu’il y avait des hommes de bord de notre croisière qui nous suivaient de loin avec des fusils à la main. Pourtant les ours attaquent rarement l’homme, il faut vraiment qu’ils n’aient rien d’autre à manger, au contraire ils se sauvent quand les chiens aboient après eux : mais il y a des exceptions et là on en parle beaucoup.
On ne peut pas téléphoner d’un portable car on ne reçoit pas, par contre à Ny-Alesand internet est très rapide et cela permet aux hélicoptères de venir secourir en cas d’urgence médicale.
Elena 2013




jeudi 6 juin 2013

NORVEGE

NORVEGE
Nous avons fait une croisière jusqu’à Spitzberg, même plus loin, jusqu’à ce que nous puissions voir des icebergs. C’était en juillet, période des nuits blanches, à mon grand étonnement cela ne m’a pas perturbé et je pouvais me lever à deux heures du matin pour voir un magnifique glacier et me rendormir aussitôt.
L’ile de l’ours est souvent dans le brouillard, l’hiver on y trouve des ours et l’été surtout des oiseaux : la plus forte concentration de Svalbard. Les oiseaux émigrent en France et sont tués par nos chasseurs.
Lofoten est une ville de pêcheurs, on voit sur la photo des filets de pêche avec les poissons qui y sont durant des mois.
La ville la plus septentrionale est Longyearbyen, c’est une cité scientifique mais on y trouve des enfants et des habitants toute l’année. Il faisait 2 ° en juillet.
Lorsqu’on est descendu dans la baie de la Madeleine il y avait un gardien qui y vivait et il avait toujours son fusil avec lui au cas où un ours surgirait, cela arrive et même un homme d’équipage avait son fusil.  Il y avait beaucoup de sternes, ils avaient leurs nids à terre et si on s’approchait ils nous donnaient des coups de bec sur la tête pour protéger leurs petits.
Nous avons assisté à une séance cinématographique sur les ours et le film était amusant, on y voit un ours qui s’approche du poisson séché près d’une habitation. Le fermier lâche ses deux chiens et l’ours se sauve alors que les chiens aboient et le poursuivent.
Nous avons assisté au coucher du soleil au Cap Nord et nous avons fait partie des dix % des privilégiés qui peuvent voir le spectacle car le ciel est dégagé. En revenant par le car nous avons croisé des rennes qui paissaient tranquillement comme nos vaches. Il y a eu une petite ville où nous avons vu deux rennes se promener au centre sans que cela gène les habitants.
Nous avons eu droit à une houle un peu forte, tous les passagers se terraient et nous étions seuls sur le pont. C’était une gymnastique pour se tenir et pouvoir avancer, j’ai eu peur de photographier de peur de perdre mon appareil mais quel beau souvenir une fois redescendu.
Ce fut les vacances les plus dépaysantes de ma vie, les plus vivifiantes et les plus froides, j’y retournerai avec plaisir mais les prix sont trop élevés. J’en garde un merveilleux souvenir et des centaines de photos me rappellent ce pays !

Elena

mardi 4 juin 2013

CINQ MINUTES

Un éclair foudroyant déchira le ciel, les éclairs se succédèrent. Les gens tombaient foudroyés, les voitures brûlaient, les arbres s’écroulaient. Quelques personnes essayaient d’aider les plus touchés. Une journaliste redonnait du courage aux gens ayant tout perdu !
Dans ce chaos Marc décrivait tout ce qu’il voyait, son ordinateur ne fonctionnait plus, il prit un cahier et un crayon et continua à tout noter. Il était  venu à Paris pour suivre des cours de journalisme ; cette catastrophe était un grand scoop pour lui ; il en oubliait sa peur !
Le toit d’en face venait de s’écrouler, il voyait les tuiles tomber sur la foule massée en bas, il prit son appareil photo et mitrailla les éclairs, les ruines et la foule.
Personne ne savait comment tout avait commencé ! A la radio on parlait d’une collision entre navettes spatiales, d’autres disaient qu’ une bombe atomique avait explosé, personne ne savait d’où elle provenait. Marc penchait pour une catastrophe naturelle attendue depuis plusieurs années, elle serait due au réchauffement et à la pollution.
Une secousse ébranla le jeune homme, il se retrouva couché malgré lui. Marc ouvrit la porte, un spectacle terrifiant l’immobilisa : l’escalier s’effondrait pris dans les flammes. Il ne pouvait plus sortir ni sauter par la fenêtre, vivant au sixième étage. 
L’étudiant essaya son téléphone, les pompiers ne répondaient pas, il fit le quinze sans plus de succès. Il s’affola un peu, essaya d’appeler ses amis puis sa famille mais le téléphone restait obstinément silencieux.
Désespéré Marc s’allongea sur son lit attendant la fin du monde ou celle de Paris. Il revit sa vie en un éclair, il pensa à sa mère et ses sœurs ; une larme coula sur sa joue. Isabelle, sa fiancée, vivait près des siens, il se demanda si tout allait bien à Montluçon, pays d’où il venait. Il voyait des éclairs, ça lui rappela un feu d’artifice, ce furent ses derniers souvenir. Un éclair enflamma la fenêtre et la chambre s’embrasa, Marc disparut avec les flammes. 
Il ne restait plus une seule maison debout, Paris s’était effondré le tout avait duré cinq minutes !

Elena