vendredi 19 avril 2024

 

CHAT NOIR

Madeleine avait prit un chat noir, elle en avait rêvé depuis longtemps, Son mari avait enfin accepté. Il n’avait rien contre les animaux mais ne voulait pas être tenu par un animal lors des départs. Madeleine approchait des 70 ans et ses petits-enfants venaient passer les vacances avec elle. Elle se retrouvait pendant un mois avec 6 enfants entre 3 et 10 sans, les parents venaient au début pour 2 ou 3 jours et revenaient les chercher en restant encore 2 ou 3 jours. Cela lui convenait assez, cela évitait les conflits avec son fils ou sa bru.

Lorsqu’elle eut son chaton noir, les enfants venaient d’arriver, le chaton était petit et les enfants voulaient tous jouer avec lui. Heureusement qu’un chat grimpe et peut se protéger contre les turbulences des enfants. Le matin Madeleine aimait se reposer, le chaton dans les bras, il ronronnait, elle lui racontait ses problèmes journaliers. Un matin, le chaton ne revint pas, Madeleine était dans tous ses états, son mari lui dit :

-        Tu as voulu un chat, je t’avais prévenu que la route d’à côté est dangereuse, je vais voir s’il est écrasé. Madeleine effectua ses tâches ménagères, elle s’occupa des enfants, son cœur n’y était pas, Sa bru lui reprocha de s’être plus attachée au chat qu’aux enfants. Elle ne disait rien, la journée passa et le chaton ne revint pas, elle fit une battue avec les enfants mais personne ne le trouva. La nuit Madeleine pleura, il lui manquait tant, il venait ronronner dans ses bras, elle se sentait bien avec lui, il était le seul à ne rien lui demander, à part la nourriture. Le lendemain Madeleine dépérit, son fils s’inquiéta et lui ramena un autre chat noir, il avait entendu qu’un chaton avait été écrasé un peu plus bas sur la route. Elle le remercia, prit le chat dans ses bras, il descendit en la griffant et se sauva. Ils avaient oublié  que le chat était adulte, il n’était plus un chaton. Les enfants le craignaient, il ne se laissait pas faire. Plus Madeleine essayait de l’apprivoiser et moins il voulait, il préférait rester au coin de la cheminée sur une couverture. Il acceptait tout juste un câlin des enfants mais pas trop long.

Au bout d’un mois, le chat noir, sauta de lui-même sur les genoux de Madeleine, elle n’en revenait pas et n’osait pas bouger. Il la regarda et frotta sa tête contre elle, elle osa le caresser et pour la première fois elle l’entendit ronronner.

Madeleine retrouva la joie de vivre, le chat noir était devenu son compagnon, elle lui racontait les misères de sa vie, ils se comprenaient à demi-mots.

Elena



mercredi 17 avril 2024

 

JOULKA

Elle était une Patou, je l’ai eu à 2 mois, elle ne pesait que 5 kg. Comme elle était à peine sevrée, elle a fait de l’hyper attachement à moi. Malgré tout, elle était montagne des Pyrénées de 55 kg et gardait son caractère indépendant.

A Agadir je me suis baignée seule, il y avait des rouleaux, à un moment j’étouffais car je ne pouvais plus respirer entre deux rouleaux ; Joulka a nagé vers moi et j’ai pu la tenir par le collier pour revenir. Ensuite un maître nageur, compagnon de voyage, l’a fait courir car elle tremblait : l’effort fut dur pour elle autant que pour moi.

Une autre fois, je suis tombée dans un parc, elle courut avertir des gens, j’ignore comment mais je la vis revenir avec un couple qui m’aida à me relever.

Je ne dirai pas toutes les bêtises qu’elle a faites, c’est elle qui en a fait le plus !

Les jours de peine elle était toujours là pour mettre sa tête sur mon bras ou mes genoux et me faire comprendre qu’elle était présente.

Je crois que c’est la chienne avec qui j’ai eu la plus grande complicité.

Elena



lundi 15 avril 2024

vendredi 12 avril 2024

 

Le taureau bleu

Il était une fois un taureau, il n’était pas comme ses frères, il était bleu. Il avait la chance d’être plus fort que les autres, ainsi pouvait-il se défendre contre tous ceux qui se moquaient de sa couleur !

Notre taureau était destiné à l’arène, les toréros hésitaient à le prendre, vu sa force ils avaient peur de ne pas le vaincre.

Manuel accepta le taureau bleu pour la prochaine course à Séville, il s’exerça longuement avec lui dans le pré.

Le grand jour arriva, le taureau bleu se trouva dans l’arène tout hébété ! Il reconnut Manuel, tout content il courut vers lui pour jouer comme dans le pré. Brusquement le taureau fut abasourdi, Manuel ne jouait plus il voulait le tuer en lui plantant des piques qui lui faisaient mal. Il hésita, voulut partir mais la porte était fermée, la foule hurlait, mais pas comme les jeunes dans le pré. Le taureau bleu vit rouge quand il sentit une nouvelle blessure, il se rue sur Manuel et le renversa puis il se coucha et attendit qu’il se calme. Manuel était blessé, d’autres toréadors ont voulu prendre la relève mais le taureau bleu ne voulait plus jouer, il restait assis. Cette attitude lui sauva la vie pour quelque temps, il n’était pas apte pour la corrida, on l’envoya comme reproducteur chez un fermier qui souhaitait un taureau bleu.

Elena



lundi 8 avril 2024

 

#lundi soleil

Avril 2024 : vert 

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#vert : Mon ancien champ avec chevaux