vendredi 19 avril 2024

 

CHAT NOIR

Madeleine avait prit un chat noir, elle en avait rêvé depuis longtemps, Son mari avait enfin accepté. Il n’avait rien contre les animaux mais ne voulait pas être tenu par un animal lors des départs. Madeleine approchait des 70 ans et ses petits-enfants venaient passer les vacances avec elle. Elle se retrouvait pendant un mois avec 6 enfants entre 3 et 10 sans, les parents venaient au début pour 2 ou 3 jours et revenaient les chercher en restant encore 2 ou 3 jours. Cela lui convenait assez, cela évitait les conflits avec son fils ou sa bru.

Lorsqu’elle eut son chaton noir, les enfants venaient d’arriver, le chaton était petit et les enfants voulaient tous jouer avec lui. Heureusement qu’un chat grimpe et peut se protéger contre les turbulences des enfants. Le matin Madeleine aimait se reposer, le chaton dans les bras, il ronronnait, elle lui racontait ses problèmes journaliers. Un matin, le chaton ne revint pas, Madeleine était dans tous ses états, son mari lui dit :

-        Tu as voulu un chat, je t’avais prévenu que la route d’à côté est dangereuse, je vais voir s’il est écrasé. Madeleine effectua ses tâches ménagères, elle s’occupa des enfants, son cœur n’y était pas, Sa bru lui reprocha de s’être plus attachée au chat qu’aux enfants. Elle ne disait rien, la journée passa et le chaton ne revint pas, elle fit une battue avec les enfants mais personne ne le trouva. La nuit Madeleine pleura, il lui manquait tant, il venait ronronner dans ses bras, elle se sentait bien avec lui, il était le seul à ne rien lui demander, à part la nourriture. Le lendemain Madeleine dépérit, son fils s’inquiéta et lui ramena un autre chat noir, il avait entendu qu’un chaton avait été écrasé un peu plus bas sur la route. Elle le remercia, prit le chat dans ses bras, il descendit en la griffant et se sauva. Ils avaient oublié  que le chat était adulte, il n’était plus un chaton. Les enfants le craignaient, il ne se laissait pas faire. Plus Madeleine essayait de l’apprivoiser et moins il voulait, il préférait rester au coin de la cheminée sur une couverture. Il acceptait tout juste un câlin des enfants mais pas trop long.

Au bout d’un mois, le chat noir, sauta de lui-même sur les genoux de Madeleine, elle n’en revenait pas et n’osait pas bouger. Il la regarda et frotta sa tête contre elle, elle osa le caresser et pour la première fois elle l’entendit ronronner.

Madeleine retrouva la joie de vivre, le chat noir était devenu son compagnon, elle lui racontait les misères de sa vie, ils se comprenaient à demi-mots.

Elena



mercredi 17 avril 2024

 

JOULKA

Elle était une Patou, je l’ai eu à 2 mois, elle ne pesait que 5 kg. Comme elle était à peine sevrée, elle a fait de l’hyper attachement à moi. Malgré tout, elle était montagne des Pyrénées de 55 kg et gardait son caractère indépendant.

A Agadir je me suis baignée seule, il y avait des rouleaux, à un moment j’étouffais car je ne pouvais plus respirer entre deux rouleaux ; Joulka a nagé vers moi et j’ai pu la tenir par le collier pour revenir. Ensuite un maître nageur, compagnon de voyage, l’a fait courir car elle tremblait : l’effort fut dur pour elle autant que pour moi.

Une autre fois, je suis tombée dans un parc, elle courut avertir des gens, j’ignore comment mais je la vis revenir avec un couple qui m’aida à me relever.

Je ne dirai pas toutes les bêtises qu’elle a faites, c’est elle qui en a fait le plus !

Les jours de peine elle était toujours là pour mettre sa tête sur mon bras ou mes genoux et me faire comprendre qu’elle était présente.

Je crois que c’est la chienne avec qui j’ai eu la plus grande complicité.

Elena



lundi 15 avril 2024

vendredi 12 avril 2024

 

Le taureau bleu

Il était une fois un taureau, il n’était pas comme ses frères, il était bleu. Il avait la chance d’être plus fort que les autres, ainsi pouvait-il se défendre contre tous ceux qui se moquaient de sa couleur !

Notre taureau était destiné à l’arène, les toréros hésitaient à le prendre, vu sa force ils avaient peur de ne pas le vaincre.

Manuel accepta le taureau bleu pour la prochaine course à Séville, il s’exerça longuement avec lui dans le pré.

Le grand jour arriva, le taureau bleu se trouva dans l’arène tout hébété ! Il reconnut Manuel, tout content il courut vers lui pour jouer comme dans le pré. Brusquement le taureau fut abasourdi, Manuel ne jouait plus il voulait le tuer en lui plantant des piques qui lui faisaient mal. Il hésita, voulut partir mais la porte était fermée, la foule hurlait, mais pas comme les jeunes dans le pré. Le taureau bleu vit rouge quand il sentit une nouvelle blessure, il se rue sur Manuel et le renversa puis il se coucha et attendit qu’il se calme. Manuel était blessé, d’autres toréadors ont voulu prendre la relève mais le taureau bleu ne voulait plus jouer, il restait assis. Cette attitude lui sauva la vie pour quelque temps, il n’était pas apte pour la corrida, on l’envoya comme reproducteur chez un fermier qui souhaitait un taureau bleu.

Elena



lundi 8 avril 2024

 

#lundi soleil

Avril 2024 : vert 

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#vert : Mon ancien champ avec chevaux



vendredi 5 avril 2024

 

ARDAY

  En rencontrant Armande, je lui demande de me raconter ses souvenirs de jeunesse. On se connaît depuis un certain temps, depuis que nous avons construit dans la région.

Jamais Armande n’a dépassé la petite ville, située à 20 km de son village et encore depuis peu, quand son mari eut une voiture. Il a fallu qu’il en achète une, les commerçants ne passent plus dans le village, juste le boulanger.

Nous n’avions pas grand chose – dit Armande – mais nous étions heureux ! Vous comprenez- continue Armande- dans le temps il y avait l’amitié, nous nous retrouvions pour les veillées et là tout le monde s’amusait, plus comme maintenant où la télé a remplacé les veillées. Un regard triste me fixa puis elle continua – Oui, à l’époque, nous faisions tout en commun, on se retrouvait dans les champs tous ensemble, le midi nous mangions ensemble, ensuite nous faisions la sieste. Nous gardions les enfants des autres pas comme maintenant. Elle sourit et me dit – le mardi était mon jour préféré, nous allions au lavoir du bas et toutes les femmes étaient rassemblées pour la lessive. Le plus dur était la côte, chez nous c’est vallonné, puis les escaliers que vous voyez mais ensuite on passait la matinée à rire tout en lavant, il ne faut pas croire le travail ne manquait pas à l’époque et on ne s’ennuyait jamais. Il y avait  Yvette qui ne pouvait presque plus marcher et ne faisait plus rien chez elle, sa belle fille avait pris le relais mais elle n’aurait pas manqué de venir au lavoir le mardi jusqu’à sa mort elle s’est traînée avec son linge, à la fin elle prenait peu de linge mais montait les marches avec l’aide de sa fille.

Armande souriait à ses souvenirs, je la voyais heureuse.

 

A notre prochaine rencontre je demandai à Armande comment elle connut son mari. Elle rosit puis accepta d’en parler – Nous allions tous ensemble à l’école, plutôt par groupes d’âge et jean était dans mon groupe l’année du certificat, il faut dire que nous avions trente minutes aller et autant pour le retour. Puis plus tard il y a eu une fête au village et bien sûr tous les jeunes y étaient, à l’époque c’était notre façon de nous amuser.

Nous avons dansé avec Jean, ensuite un an de fiançailles, puis le mariage. Je me souviens j’avais la robe de mariée de ma mère et c’est bien la seule fois où je me sentis si belle ! Armande rougit en me voyant, elle m’avait oublié un instant puis elle se reprit – A l’époque nous étions habillées toujours avec des blouses,  il y avait toujours du travail et la robe on la mettait pour l’église : enterrement, mariage, fête… Ce n’était pas fréquent, alors quand nous étions en robe nous nous sentions belles même les plus moches.

 

  En rentrant dans la maison Armande me dit – Vous voyez les murs, c’est moi qui avait tout peint, et parfois je passais aussi les autres murs à la chaux. La cheminée était toujours allumée et nous avions toujours de l’ eau chaude hiver comme été, le café coulait à flots, surtout pour les femmes, les hommes préféraient le vin.

Cette chambre était  celle de ma belle-mère, elle m’en a fait voir, à l’époque on ne disait rien il fallait subir fit Armande tristement puis en riant elle me montre le grenier – Là c’était la chambre du valet, il avait les pieds qui dépassaient du lit, et avait à peine la place pour mettre ses affaires mais c’était mieux que l’écurie. Certains dormaient à l’écurie avec les vaches. Un jour la mère Paulette est allée uriner dans l ‘écurie et elle se mit à crier, le valet dormait là-bas et bougea en la voyant entrer, c’est qu’à l’époque certaines faisaient leur besoin debout et on trouvait ça naturel, on ne faisait pas de chichis comme maintenant. Je me retenais pour ne rien montrer sur mon visage.

Armande, vous ne préférez pas le progrès, vous avez plus de temps libre aujourd’hui ?

Elle me regarde, réfléchit et répond – Non, aujourd’hui je me sens inutile, il n’y a plus la famille comme avant, c’est chacun pour soi . Avant je voyais une voisine et on pouvait parler dix minutes ensemble, aujourd’hui elles sont toutes pressées et ne savent plus prendre le temps. C’est ce que je cherchais, on prenait le temps même si on avait beaucoup de travail, plus maintenant et la telé n’a rien arrangé.

Je ne suis pas malheureuse continua Armande mais ce n’est plus pareil, je penserai toujours à cette époque où mardi gras on se déguisait et on allait voir les voisins, faire peur aux petiots. Les bonbons qu’on recevait à Noël on les appréciait, aujourd’hui les enfants sont à peine contents de leurs cadeaux, il leur faut toujours plus.

Je vois mes petits-enfants, ils sont trop gâtés et ne profitent pas de l’enfance, alors que nous, sans jouets nous savions jouer, avec un bout de tuile comme craie pour écrire, un chiffon pour faire une poupée, il ne fallait rien pour s ‘amuser.

J’écoutai Armande parler et je pensai qu’après tout elle a sûrement été plus heureuse qu’elle ne l’est dans notre monde moderne. Je n’avais pas envie de vivre son époque, la mienne me convenait parfaitement, cela ne m’empêchait pas de la plaindre un peu et ma sympathie allait vers elle.

 

Elena



mercredi 3 avril 2024

 

L’ECUREUIL 2012

Le matin en nous promenant nous voyons un écureuil, sont-ils nombreux ? Je n’en sais rien, souvent il traverse le chemin et se cache dans le blé ou le maïs. Il y a aussi les arbres qui bordent le chemin, l’écureuil n’a pas de mal à y monter. Jamais Arvie ne m’a tiré vers l’animal, elle n’a même pas essayé de courir derrière lui alors que mes autres chiens l’auraient fait. C’est ainsi que nous voyons passer parfois un lièvre, un faisan ou un écureuil.

Demain je retournerai sur le chemin sans faire de bruit avec l’espoir de revoir l’écureuil qui vit dans les parages. J’essayerai de le photographier, sans même le déranger.

Elena



lundi 1 avril 2024

 

1er AVRIL

Dans les années 60, à la télévision, il y avait des blagues pour le 1er avril. Je me souviens d’une année où on avait annoncé au début du journal que la tour Eiffel avait été démontée durant la nuit et qu’on cherchait les voleurs qui avaient osé prendre notre tour si connue ! Mon père m’a tout de suite rassuré et je me suis souvenue que c’était le 1er avril et que moi-même je lui avais fait une farce.

Alors je vais quitter la tradition pour vous annoncer que je me suis inscrite pour le prochain vol sur Mars.

Bien entendu je vous raconterai mon voyage qui va durer plusieurs années et je ramènerai une tonne de photos !

Je n’ai que du poisson surgelé mais je vous le colle dans le dos comme dans le temps !

Elena



mercredi 27 mars 2024

 

LA QUEUE

Pour les achats de Noël il y a souvent la queue dans les magasins au moment de payer. Devant moi se tenait une jeune maman avec un enfant d’environ 2 ans, il commençait à parler et savait ce qu’il voulait. Il obtint des bonbons, un bout de pain et je ne sais plus quoi encore …

Le bambin devait s’ennuyer car il se tourna et me donna une claque, je restai ahurie, la mère s’excusa et je dis poliment :

-        ce n’est rien !

L’enfant tira des objets d’où il put mais le jeu ne l’intéressait pas alors il me redonna une claque, la mère souriait gênée. Je pris la main du petit monstre en disant d’un ton sec :

-        Non !

Je le vis lever sa main et je la retins, au bout de 6 fois il comprit et je fus contente de quitter le magasin tout en plaignant la mère qui n’était pas prête à se défendre !

Elena

lundi 25 mars 2024

 

#lundi soleil

Mars 2024 : jaune

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#jaune : ma composition



vendredi 22 mars 2024

 

GITANE

Leila était une jeune fille splendide, les cheveux longs lui descendent dans le dos en ondulant, ses yeux sont tour à tour doux, sensuels ou noirs comme du charbon. Leila est la plus belle gitane du groupe, la plus fière aussi ; elle a rencontré un français au bal du 14 juillet, il n’est pas gitan mais ils s’aiment. Ses parents ne sont pas enthousiasmes par sa relation, ils ne disent rien, elle a 20 ans et peut partir s’ils la contredisent.

Paul, son amoureux, n’a pas osé en parler à ses parents, il sait qu’ils interdiront un tel mariage et lui couperont les vivres. Il espère que tout s’arrangera ou plutôt il profite de son bonheur dans les bras de la belle gitane, il se sent envoûté par elle et le reste ne compte pas.

Cet amour dura trois mois, un jour les parents de Paul découvrirent son idylle et mirent fin en coupant les vivres à leur fils, au début il travailla avec les gitans, le manque d’habitude émoussa son amour et la vie bourgeoise lui manqua, Leila s’en rendait compte et en souffrait, elle n’avait jamais laissé un homme la quitter en premier. Quand elle devina qu’il était prêt à la laisser, elle prit le couteau de son frère et le mit sous son oreiller. Le matin où elle vit Paul préparer ses affaires de bonne heure, elle comprit que c’était le moment ; elle s’approcha de lui, l’embrassa tout en lui plantant le couteau dans le dos. Il s’affala le regard étonné, Leila le regardait de ses yeux noirs, elle dit :

-        Jamais un homme ne m’a quitté, tu ne seras pas le premier.

Elle tourna le dos et sortit, elle vit son frère et lui demanda de débarrasser la caravane du jeune homme. La paix était revenue dans son cœur, le soir elle dansa mieux que d’habitude, elle se sentait enfin légère et belle.

Elena



mercredi 20 mars 2024

 

EN VOITURE

-        Espèce d’abruti, tu ne vois pas que tu m’as fait une queue de poisson,

-        Et ta droite tu la connais ? Il roule n’importe comment ce provincial !

-        Inutile de klaxonner il y a un embouteillage je n’irai pas plus vite,

-        On se calme, mon verre de café n’a pas fini de se remplir…

Au bout de 4 heures, le stress s’amplifie et c’est naturel, le plus amusant c’est que les gens qui rentrent à Paris reviennent, pour la plupart, des vacances et là-bas ils râlaient pour d’autres raisons, pour un petit bout de plage ! A ce rythme pas facile de décontracter !

Le spectacle ne m’a pas amusé longtemps et la radio était la bienvenue dans ma voiture !

Elena



lundi 18 mars 2024

 

#lundi soleil

Mars 2024 : jaune

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#jaune : temple birman



mercredi 6 mars 2024

 

HIBOU

Je suis un vilain hibou qui pleure sur un amour impossible ! Comme elle est belle la colombe qui vit tout près de moi, elle ne me voit pas, normal je suis laid. Elle m’ignore, je n’ai pas une belle voix ! J’irai la voir et lui dirai :

-      Ne me craint pas jolie colombe, pour toi je ferai l’impossible ; je franchirai les cieux, je te défendrai s’il le faut mais soit à moi, je t’aime comme un fou.

Cette idylle durait depuis un an et tous les oiseaux plaignaient le pauvre hibou, la blanche colombe l’ignorait et volait avec son compagnon.

Un jour, un incendie dévasta la forêt et le hibou sauva la colombe épuisée. Elle lui offrit une fleur qu’elle cueillit pour lui :

-      Merci gentil hibou, tu seras mon ami, nous ne sommes pas faits pour nous marier mais je ne t’oublierai pas, adieu !

-      Au revoir jolie colombe, je t’aimerai toujours !

Chacun partit de son côté, la colombe avec son compagnon et le hibou tout seul, il vécut longtemps en solitaire. Parfois son humeur attendrie lui permettait de conter son bel amour platonique !

Elena



lundi 4 mars 2024

 

#lundi soleil

Mars 2024 : jaune

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#jaune : coucher du soleil



vendredi 1 mars 2024

DEUX FRERES

Jean-Paul mourut dans un accident de voiture, dix ans plus tard sa femme continuait à visiter ses beaux-parents. Il y avait une grande entente dans la famille et Nicole s’était attachée à son beau-frère Gilles.

Depuis deux ans l’amitié se transforma en un sentiment plus fort qu’on appelle l’amour même s’ils n’osaient pas se l’avouer.

Marthe, en tant que mère, s’aperçut des sentiments de son fils et sa belle-fille, comme Nicole n’avait pas eu d’enfants, son mari était mort dix mois après le mariage, elle décida d’en parler à Gilles.

Le fils avoua son sentiment à sa mère qui le poussa à l’avouer à Nicole, elle serait ravie s’ils se mariaient.

Gilles fit sa déclaration, qu’elle ne fut sa surprise quand Nicole refusa !

-        Jamais je ne pourrai vivre dans la maison où j’ai perdu mon mari.

-        Mais nous vivrons ailleurs,  nous y passerons que quelques jours de temps en temps.

-        Cela sera trop dur, si je vis avec toi il faut que ce soit loin et que je ne vive pas plus d’une journée dans ta famille.

Il accepta avec réticence, malgré tout il en parla à sa mère tellement il fut étonnée par sa réaction.

-        C’est normal, Nicole avait vécu plusieurs années avec Jean-Paul et ils venaient à la maison. Tu étais en Amérique à cette époque et elle ne peut pas l’oublier.

Gilles comprit que son frère l’empêcherait de vivre heureux avec Nicole malgré sa mort, il préféra rompre avec Nicole et se retira aux USA pendant deux ans, le temps de trouver une gentille épouse là-bas.

Elena


 

mercredi 28 février 2024

 

LA JAPONAISE

Ses parents étaient japonais mais Amika était née en France, elle se sentait parfaitement intégrée dans le pays.

Un jour il y eut un spectacle donné à son travail et chacun devait se déguiser, les collègues avaient suppliés Amika de s’habiller en costume japonais. Elle avait hésité puis accepté, cela ne lui coûtait pas un effort spécial. Elle demanda à sa mère de l’aider et, ensemble elles cousirent une robe de l’ancienne époque. Le jour même sa mère lui fit un chignon à l’ancienne et elle partit le cœur battant.

Amika eut un tel succès qu’elle se sentit émue et depuis elle s’intéressa beaucoup plus à ses origines et à ses ancêtres.

Elena



lundi 19 février 2024

 

#lundi soleil

Février 2024 : bleu

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#bleu : le lac Inlee




vendredi 2 février 2024

 PAUSE PROBLEME INTERNET FIBRE ORANGE

lundi 22 janvier 2024

 

#lundi soleil

Janvier 2024 ; rouge

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#rouge : ma création



vendredi 19 janvier 2024

 

RUSSLAN et LUDMILLA (extrait)

Cet extrait me fit un drôle d’effet la première fois que je le lus plus que le conte de Russlan et Ludmilla, je le partage avec vous.

Dans ce poème Ruslan est parti à la recherche de sa jeune épouse kidnappée juste après leur mariage. Au cours de ses recherches il rencontre un vieillard se cachant dans une grotte, il ne savait pas grand chose sur Ludmilla mais sa façon de se cacher tout le temps intrigua Russlan qui lui demanda :

-        De qui ou de quoi vous cachez-vous ainsi ?

-        Mon histoire est longue…

-        Je vous écoute, je ne suis plus à un jour près.

Le vieillard commença :

-        Dans ma jeunesse il y avait dans mon village une beauté qui s’appelait Marina, tous les hommes étaient épris d’elle mais elle refusait toutes les demandes en mariage se trouvant trop belle pour eux ; quand ce fut mon tour elle me dit « Tu crois vraiment être assez bien pour moi ? » Je me sauvai du village et alla vivre ailleurs. Ma peine fut immense et je cherchai des élixirs d’amour. C’est ainsi que je trouvai un jour un homme qui me dit « Je lui fais envoyer un élixir d’amour et je te promets qu’elle t’aimera mais le veux-tu toujours ? » J’acceptai sans réfléchir.

-        En sortant je trouvai une vieille femme édentée qui me courait derrière en me criant « Je suis Marina, je t’aime, attends-moi » Depuis je me cache de peur qu’elle ne me retrouve.

Russlan compatit à son histoire et le quitta pour chercher sa jeune épouse.

Elena



mercredi 17 janvier 2024

 

VILLAGE TURC

Nous avions un très bon guide pour visiter la Turquie. Après les villes, nous avons visité un village dont la légende m’a amusée.

Les prétendants venaient chez les parents, si la jeune fille trouvait le prétendant à son goût, elle sucrait beaucoup son café, s’il ne lui convenait pas, elle ne mettait pas le sucre sur la table. Ainsi malgré la famille, le prétendant savait si sa future femme l’aimait ou pas, il avait le droit de se rétracter. C’était la coutume d’un village, j’ignore si ailleurs c’était pareil, je ne m’en souviens plus.

Les maisons avaient toutes un toit de chaume et le feu brûlait pour prévenir que le prétendant allait venir.

Lorsque nous y sommes allés, en 1980, ils n’étaient pas intégristes et ce fut un voyage très agréable.

Elena



lundi 15 janvier 2024

 

#lundi soleil

Janvier 2024 ; rouge

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#rouge : marionnettes birmanes



vendredi 12 janvier 2024

 

LE NÜSHU

Dans la province de Hunan, en Chine, les femmes avaient leur propre écriture qui s’appelait «le « Nüshu ». L’origine en serait il y a environ mille ans quand il tomba amoureux d’une concubine lettrée et dont la famille l’était aussi, il l’emmena au palais. Au bout de quelques mois l’amour fut terminé pour l’empereur et la jeune fille expédiée avec les autres concubines. Alors la jeune fille écrivit à sa mère et ses sœurs en dépouillant l’écriture des hommes de manière à ce qu’on ne la comprenne pas, on dit qu’un eunuque l’aida pour envoyer la correspondance et le mode d’emploi de l’écriture féminin. Il faut dire que le nüshu comprend environ 600 caractères alors que l’écriture masculine en compte 50 000 tous différents.

Depuis ce temps les femmes apprenaient à leurs compagnes à écrire à leurs mères et sœurs en nüshu et cela dura jusqu’en 2004 où la dernière personne connaissant l’écriture mourut. Il faut dire qu’en général les écrits étaient brûlés en même temps que la défunte et donc l’écriture ne survivait qu’avec les personnes qui continuaient à écrire.

Ce fut le seul pays et seul endroit ou l’écriture féminine fut différente de celle des hommes.

Elena



mercredi 10 janvier 2024

 

COUSIN – COUSINES

Nous passions nos vacances ensemble près de Rambouillet, nous étions : un cousin, 3 cousines et moi. L’aînée avait 18 mois de plus que moi et les plus jeunes 3 ans de moins. Nous formions une belle bande de bambins, nous avions un grand jardin et pas le temps de s’ennuyer. Le matin grand-mère nous donnait des cours et nous apprenions « La cigale et la fourmi » en Russe, je m’en souviens encore un peu !

Ensuite nous étions libres jusqu’à l’heure du repas, nous prenions des chaises et une table et jouions à la maîtresse. Il y avait une balançoire qui nous permettait de nous défouler sans se bagarrer,  ce qui était puni très sévèrement. Comment oublier les promenades sur la rivière avec un de mes oncles qui louait ou avait une barque, détail que j’ai oublié.

Qu’il était amusant d’aller cueillir les mûres ou ramasser les champignons, nous en ramassions presque autant que les adultes et les rires fusaient dans les bois !

Cette maison de Poigny ou j’ai connu un grand bonheur entourée de mes cousin, cousines fut vendue et j’en souffris beaucoup. Aujourd’hui encore je revois les photos avec joie et nostalgie.

Elena



lundi 8 janvier 2024

 

#lundi soleil

Janvier 2024 ; rouge

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#rouge : coucher du soleil en Birmanie



vendredi 5 janvier 2024

 

ANTARCTIQUE (animaux)

En Antarctique la chenille tisse son cocon pendant 14 ans environ, l’hiver elle est congelée et au printemps elle revit. Une fois papillon il peut vivre quelques jours à quelques semaines selon l’espèce.

L’albatros est un très grand oiseau dont les ailes déployées mesurent plus de 3 mètres. Il vit en couple pendant près de 50 ans sans changer de partenaire.

Les manchots sont très adroits dans l’eau et les prédateurs n’essaient pas de les attraper, uniquement sur terre, sauf s’ils sont affaiblis. Le mâle couve les œufs pendant que la femelle va chercher des aliments dans la mer, c’est elle qui nourrira ses petits.

Les orques se déplacent par 5 ou 6 cela leur permet d’avoir une stratégie de chasse, ils sont très habiles pour faire tomber les phoques et les poursuivre ensuite. Ils mangent aussi les manchots qui sont jeunes et ne nagent pas encore bien ou qui se tiennent trop près de l’eau, ils sont très habiles !

Enfin les loups blancs sont les plus grands loups de la planète, ils chassent à plusieurs et n’hésitent pas à nager pour attraper un petit manchot inexpérimenté.

Elena



mercredi 3 janvier 2024

 

ENFANT

Dans la nuit frissonnante étirant ses longs voiles,

L’enfant rêvait d’aller décrocher les étoiles

Et des rayons de lune eût voulu se vêtir !

Sur la mousse des bois il aimait se blottir

Bercé par le refrain léger des cantilènes

De la source bleutée où boivent les phalènes.

Elena