mercredi 5 octobre 2022

 

ELLE M’AGACE         

Elle m’agace ! Je la vois boire le café bouillant pendant que j’attends que le mien refroidisse et ça depuis 20 ans. Elle m’agace avec sa bonne humeur matinale alors que le matin j’enverrai tout le monde au diable !

Bien sûr je ne lui dis rien, elle serait capable de me désarçonner par une remarque du style « Allez soit cool comme disent les jeunes… »

Nous allons au cinéma Rex, il y a une longue queue, j’ai envie de laisser tomber mais elle insiste et je  cède mais comme elle peut m’agacer !

Je ne dis rien, je ne me fâche pas mais je suis très agacé. Il est vrai qu’elle sait recevoir, élever les enfants, cuisiner, s’occuper de la paperasserie cela compense un peu.

L’autre jour sa mère était malade et elle est partie pendant dix jours. Je pensais que je serai tranquille mais pas du tout je n’ai pas su me servir du lave vaisselle ni du lave-linge, pourtant elle m’avait montré. En rentrant du travail j’ai passé un temps fou pour me faire à manger et le ménage je l’ai occulté.

Quand elle est rentrée, je la vis pincer les lèvres mais elle n’a rien dit, elle s’est mise à nettoyer et tout remettre en ordre que ça m’a agacé !

Le lendemain mon épouse m’a demandé si je voulais qu’on se sépare un certain temps car elle sentait qu’elle m’agaçait, j’ai eu peur car sans elle je ne sais plus me débrouiller et je l’ai supplié de rester.

Depuis elle m’agace de moins en moins et je l’aime encore plus fort ! Pour lui faire plaisir je lui ai pris un chaton très joueur et ma bonne humeur est revenue, est-ce le chaton ou ma femme qui y a contribué cela importe peu. Elle ne m’agace plus.

Elena



lundi 3 octobre 2022

 

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Octobre 2022 : rose

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rose : mon arrière petite-fille





vendredi 30 septembre 2022

 

DOMINGO

 

Véronique était une femme effacée, elle ne travaillait pas, elle avait élevé 4 enfants. Quand ses enfants furent adolescents elle se sentit plus libre et se consacra à des cassettes d’art lyrique. C’est ainsi que son mari lui offrit Carmen, joué et chanté par Placido Domingo et Julia Migenez. Son mari, travaillait à la bourse, rien d’autre ne l’intéressait sauf parfois le football, Véronique profitait des instants où elle était seule, pour regarder le film. C’est ainsi qu’elle tomba follement amoureuse de Placido Domingo, plus elle voyait le film et plus elle s’imaginait être à la place de Carmen, elle entendait les déclarations d’amour de sa part.

Véronique se découvrait une âme romantique, elle n’avait connu que labeur, devoir conjugal, tristesse, enfin elle découvrait l’amour ; platonique mais c’était un sentiment qu’elle ne connaissait pas encore.

En 1990 parut la cassette vidéo des 3 ténors, Véronique économisa pour se l’acheter, aussitôt elle le regarda. Il lui semblait que Placido chantait pour elle, il la regardait, lui disant des belles paroles qu’elle n’avait jamais entendues, pas même durant ses fiançailles assez banales.

Puis parut les 3 ténors en 1994,  Véronique l’acheta dès qu’il sortit, elle devenait passionnée, elle rougissait comme une jeune fille. Son mari lui fit un brin de cour la trouvant plus jolie mais il sentit vite sa réticence, il pensa qu’elle le trompait et demanda à un détective de la surveiller. Il apprit qu’elle restait seule à la maison et parfois s’achetait un DVD mais toujours de l’opéra, il sourit et oublia son épouse pour des choses moins futiles. Entre temps Véronique collectionnait tous les opéras tournés par Domingo, elle acheta le DVD des 3 ténors à Paris, elle fut un peu déçue, trouva qu’il avait vieilli, elle se rappela qu’elle aussi avait vieilli, s’ils devaient vieillir ensemble, elle devait l’accepter.

La vie continua ainsi jusqu’au jour où les enfants alertèrent leur père que leur mère n’était pas bien, elle passait la journée devant l’écran à regarder les opéras et soupirait en disant « Placido, tu seras mien un jour » Elle n’écoutait plus ses enfants, vivait dans un monde qui n’appartenait qu’à elle entre Paillasse, Carmen, les ténors et d’autres, sa collection était énorme maintenant.

Inquiet son mari fit venir le médecin qui conseilla le psychiatre, elle y alla sans trop savoir ce qu’elle faisait, parla de sa passion. Le psychiatre ne put rien pour elle, au bout d’un an il dit à son mari qu’elle ne guérirait pas en prononçant des noms savants qu’il ne comprit pas. Il voulut savoir ce qu’il devait faire. Le psychiatre lui dit :

-        Il est trop tard, elle n’est pas dangereuse, elle évolue dans un monde imaginaire. Laissez-la !

Le mari continua à travailler, encore plus, pour oublier sa femme défaillante, Véronique attendait que Placido Domingo vienne la chercher pour l’emporter dans un autre monde.

Les enfants partirent petit à petit, ils venaient très peu, leur mère n’était plus disponible pour eux. Un jour Véronique partit, elle avait entendu dire que Placido vivait seul aux USA, elle ne savait si c’était vrai ou pas, mais elle pensa que c’était le signe tant attendu, elle partit le rejoindre, il la reconnaîtrait même sans l ‘avoir jamais vu, elle en était certaine !

Elena



mercredi 28 septembre 2022

 

 

GUITARE

Ils étaient des amis de la famille et lorsque j’allais à Moscou, je passais la soirée chez eux. Ce soir-là il y avait ma fille et mon correspondant avec qui je venais de faire connaissance autrement que par photo.

Après le dîner Michel alla chercher sa guitare, sa femme (Tania) s’installa près de lui et ils nous interprétèrent Boulat, Vissotsky et des chants tziganes en passant par des chants classiques. Elle avait une très belle voix et il jouait très bien de la guitare, nous battions des mains et des pieds, parfois nous fredonnions.

Vers minuit ils s’arrêtèrent et nous sommes partis avec regret. Je n’ai plus eu l’occasion de les voir chanter ensemble mais cette soirée fut pour moi une soirée inoubliable !

Elena



lundi 26 septembre 2022

 

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Septembre 2022 : automne

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automne : Mazeau Vendée




vendredi 23 septembre 2022

 

EUGENIE

Elle était une femme autoritaire, pieuse, à sa façon et quand ça l’arrangeait, elle savait aimer ou détester mais ne connaissait pas bien le milieu !

Elle avait deux petites-filles à sa charge en même temps,  elles avaient le même âge mais l’une était la fille de son fils préféré et l’autre de son fils peu aimé, cela se répercuta sur les fillettes de 8 ans.

Un jour Ariane, la petite peu aimée, demanda l’autorisation de jouer dans le parc avec un petit garçon :

-        A condition que tu sois responsable de ta cousine

-        Oui grand-mère !

Les deux fillettes firent du vélo à tour de rôle, le petit garçon, le leur prêta volontiers. Malheureusement, Aurélie tomba et se blessa à la jambe, Ariane courut prévenir grand-mère qui la disputa très fort. Elles allèrent aux urgences pour faire des points de suture et pendant tout le temps Eugénie accabla Ariane :

-        Si tu n’avais pas fais de vélo et refusé à Aurélie de monter dessus cela ne serait pas arrivé, tu es fautive !

-        Mais grand-mère, Aurélie a mon âge elle aurait pu refuser, je ne savais pas qu’elle ne savait pas en faire…

-        Tais-toi, tu es responsable de sa blessure.

Plus tard, la cicatrice ne fut pas très belle et à chaque fois que les cousines se voyaient, Ariane voyant la cicatrice se sentait coupable et une gêne persistait entre les deux cousines.

Elena



mercredi 21 septembre 2022

                                                                       AUTOMNE

 

Orange, rouge ou jaune

Tombent les feuilles d’automne,

Dansent au gré du vent

  Volent, au firmament

Chutent sur le sol gisant.

Orange, rouge ou jaune

Couleurs de l’automne,

Tentent les poètes,

Les peintres, les bohèmes,

Couleurs chaudes

Ravivent nos artistes.

Couleurs de l’automne,

Soyez les bienvenues,

J’oublie ma tristesse

Voyant les feuilles voler.

                                                                        Elena 



lundi 19 septembre 2022

 

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automne : bois de Boulogne bis




vendredi 16 septembre 2022

 

Isaac LEVITAN

Né en 1860 et mort en 1900, il est considéré comme un des plus grands peintres russes. D’une famille juive pauvre mais cultivée il réussit à faire des études à l’académie et se lie avec Tretiakov ainsi qu’avec Tchekhov. Il est surtout connu pour ses paysages bien qu’il ait peint quelques portraits.

A sa mort il fut enterré dans un cimetière juif mais en 1941 on le transporta dans le cimetière russe où se trouvent toutes les célébrités.

Je vous mets quelques paysages que j’aime :

Elena











mercredi 14 septembre 2022

 

JOGGING

Comme tous les dimanches il courrait seul autour du lac, il aimait courir mais il aurait préféré courir avec sa femme Céline mais celle-ci préférait faire de la gymnastique.

Une idée lui transperça l ‘ esprit et il rentra tout joyeux.

-Tu as rencontré quelqu’un demanda Céline ?

- Oui, j’ai couru avec Sophie !

- Je ne vois pas qui c’est ?

- La sœur de la pharmacienne, Lucie avec qui tu es amie.

- Ah oui ! Elle a bien été Miss d’une ville ?

- Je l’ignore mais c’est une beauté, excuse-moi mais c’est vrai !

Après cette conversation Céline ne dit rien de la journée, elle boudait, et lui, bouillait de joie, il allait réussir son plan grâce à la jalousie de sa femme.

Le soir elle lui dit :

-        Si tu veux dimanche prochain je t’accompagnerai, cela me fera du bien de courir un peu.

-        Pas de problème, nous pouvons courir à trois !

-        Oh non ! Je veux bien courir avec toi mais nous n’avons pas besoin de Sophie, si je la vois je ne lui dirai même pas bonjour.

-        Comme tu veux ma chérie.

Il lui cacha sa joie et ne s’inquiéta pas pour Sophie, elle ne courait jamais, mais elle lui servit de prétexte pour arriver à ses fins.

Elena



lundi 12 septembre 2022

 

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automne : ma création graphique





vendredi 9 septembre 2022

 

CONFESSION

Michèle se tenait devant le lit de son mari, il voulait lui parler avant de mourir.  La fin était proche, elle s’approcha de lui pour mieux entendre ce qu’il avait à lui dire.

-        Te souviens-tu de Marianne ?

-        Celle qui était étudiante en médecine avec toi ?

-        Oui, j’ai toujours nié mais aujourd’hui je veux que tu saches que je l’ai aimé. J’ai même failli partir avec elle si nous n’avions pas eu un fils…

-        Tu es content André, tu as soulagé ta conscience ! Maintenant comment je vais le vivre ? Tu viens de déchirer tous les bons moments que nous avons passés ensemble !

-        J’avais besoin de te le dire, excuse-moi !

-        Non, tu es croyant et tu penses aller au paradis après ta confession mais moi je ne suis pas croyante et l’enfer je vais le vivre ici,  après toi.

Michèle était rouge de colère, « Il aurait pu se taire » pensa-t-elle surtout qu’elle s’en était doutée mais pas au point qu’il l’aurait quitté si elle n’avait pas eu François. Elle se leva lui souhaita un bon repos et partit.

Le soir même son fils lui téléphonait pour annoncer la mort de son père :

-        Je pensais te trouver à l’hôpital dit-il !

-        Et bien, je suis rentrée prendre d’autres affaires et j’allais venir, ne t’inquiète pas j’arrive. Il ne devait pas savoir ce que son père lui avait dit dans la matinée et elle essuya        ses yeux plein de larmes.

Elena



mercredi 7 septembre 2022

 

LA JOIE CHEZ NOUS

Quand Nicole et Jacques achetèrent une maison pour l’été, la mère demanda aux enfants de choisir un nom. Ils étaient trois : Louis, Viviane et Lisette qui était la plus jeune, elle dit :

-        Je veux que ce soit « La joie chez nous »

-        Bonne idée renchérit Louis l’aîné

Viviane n’avait plus qu’à accepter, il est vrai que ce nom lui convenait aussi.

Les parents firent graver le nom sur la pierre près du toit. Les enfants pouvaient jouer sur 2500 m2, parmi ce terrain il y avait des sentiers,  des arbres, une mini-rivière. Ils avaient planté une tente d’indien pour jouer, ils avaient eu une balançoire la première année. Le matin, les enfants courraient dans le jardin, Bobby les attendait, il sortait de sa niche et jouait avec les enfants. Après la séance de câlins, ils allaient voir si les fruits étaient enfin mûrs. Vers 9 heures, leur mère faisait sonner une clochette, les enfants accouraient déjeuner. Il y avait la brioche de la région avec de la confiture maison, du jus de fruit et du chocolat.

Pendant les vacances les enfants pouvaient se préparer plus tard, ils avaient jusqu’à 10 h 30, cela leur permettait de se sentir plus libre que durant leur scolarité.

La sieste n’était pas obligatoire, ils pouvaient jouer ou lire. Vers 15 heures, par temps chaud ils allaient se baigner au lac qui se trouvait à 10 km, ils y allaient avec les parents en voiture. C’était un endroit ombragé, les collines rendaient l’eau verte, en face un énorme rocher permettait aux grands de sauter dans l’eau.

Une fois par semaine, ils faisaient une sortie culturelle, elle était décidée à l’unanimité, parfois ils allaient voir un spectacle, une autre fois un musée ou une curiosité de la région.

Ainsi s’écoulait le mois, le père partait travailler, leur mère restait un mois de plus étant institutrice.

Leur père venait un week-end sur deux. Fin août, ils cueillaient des mûres dans les chemins avec leur mère, ils l’aidaient à préparer les confitures.

Plus tard les trois enfants regrettèrent la maison « La joie chez nous » Les parents durent la vendre, ils avaient des larmes aux yeux, leur enfance partait avec la maison.

Elena



lundi 5 septembre 2022

 

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Septembre 2022 : automne

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automne : bois de Boulogne 1962




vendredi 2 septembre 2022

 

FEMMES CHINOISES

Dans la province lointaine du Hunan, au XIXe siècle, la majorité des fillettes avaient les pieds bandés aussi bien dans les familles riches que pauvres. Les femmes vivaient dans une pièce retirées des hommes, la pièce pouvait se transformer en chambre à coucher le soir si la famille était pauvre.

Toutes les femmes avaient en commun dans cette province, elles apprenaient le nu shu, et chantaient les légendes pendant leurs travaux de broderie et de trousseau à préparer.

Dans la pièce des femmes les fillettes souffraient pendant qu’on leur bandait les pieds. Cela durait pendant des mois, il fallait que les os se cassent pour qu’enfin le pied puisse ne pas dépasser 7 cm de long. Les marieuses insistaient sur l’importance des petits pieds, les hommes n’appréciaient que les petits pieds et pouvaient être plus amoureux des pieds que du reste. Beaucoup de fillettes mouraient pendant le bandage des pieds mais pour les mères les filles étaient nées pour appartenir à la future famille du mari et elles ne s’attachaient pas de trop à leurs filles.

Les fillettes pouvaient avoir des sœurs des cœur et plus rarement une laotang (sœur d’âme) ensemble elles préparaient leurs trousseaux de mariage en chantant les légendes anciennes, elles inscrivaient également les chants nouveaux sur des cahiers qui plus tard seraient brûlés mais à force de chanter toujours les mêmes litanies et légendes les femmes connaissaient les paroles par cœur et le transmettaient à leurs filles.

Une fois mariées les épouses continuaient à vivre dans la chambre des femmes et continuaient soit à réciter soit à chanter les légendes de leur pays ou région, elles avaient d’autres sœurs de cœur pour les accompagner en brodant,  mais pour les laotang c’était pour la vie.

Quand une femme mourait ses anciennes sœurs de cœur venaient brûler les cahiers de la morte pour qu’elle les emporte au ciel avec elle et elles chantaient son éloge en même temps.

En dehors de la procréation, la femme avait une vie entre femmes et les hommes vivaient entre eux. La vie entre les femmes pouvait être calme mais parfois très passionnée et pas simple à vivre et le mari ne désirait pas être pris entre les histoires de femmes. Dans tous les cas les bons mariages se faisaient grâce au bon bandage des pieds et de la connaissance du nu shu.

Elena


mercredi 31 août 2022

 

MON PREMIER AMOUR

Serge avait six ans et moi deux mois de moins que lui. Nous étions tous les deux en colonie russe. Ma grand-mère y était en tant qu’invitée, je venais lui dire bonjour ou bonsoir. Elle me donnait parfois des bonbons mais ne s’occupait pas de moi.

Pourtant cet amour enfantin  l’amusa autant que les autres adultes.

Serge et moi ne nous quittions pas, je le choisissais quand nous faisions une ronde ou le contraire.

Nous partagions nos bonbons, nos secrets, nous avions même annoncé nos fiançailles aux moniteurs : c’est ainsi que grand-mère apprit notre idylle !

A la fin du mois nous nous sommes embrassés sur la joue avant de nous quitter, tous les deux nous avions des larmes aux yeux. Nous avons échangé nos adresses, se promettant de s’écrire jusqu’à l’an prochain.

Je rentrai avec ma grand-mère, à mon retour je lui demandai l’adresse de Serge, elle m’avoua qu’elle l’avait perdue. Je pleurai longuement, je ne reçus pas de lettres de lui non plus.

L’année d’après je ne retournai pas à cette colonie, ainsi finit mon premier amour. En son nom je m’étais promis d’appeler mon fils « Serge » Je l’ai fait !

Elena



lundi 29 août 2022

 

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Août 2022 ; sud

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sud : village grec




vendredi 26 août 2022

 

BARON

Baron était un grand caniche, il fut donné à  Victor Hugo. L’écrivain avait décidé de rendre visite à un ami, celui-ci habitait à Moscou. Il décida d’emmener son chien, le voyage fut long et épuisant mais Baron était jeune et solide il accepta les inconvénients.

Une fois à Moscou Victor Hugo prolongea son séjour jusqu’à la fin de l’été. Ayant été bien reçu, il offrit Baron à son ami, celui-ci l’admirait beaucoup.

Il était temps de repartir, l’auteur rentra seul à Paris !

De son côté Baron était très attaché à son maître et malgré les bons soins du Moscovite il décida de rejoindre le poète.

Victor Hugo était au courant par son ami que le chien avait disparu.

Pendant des moins Baron sentit les traces où son maître était passé, il réussit à revenir chez lui, il n’avait plus que la peau sur les os quand il aboya devant la porte, la servante le retrouva et appela Victor Hugo qui fut ravi de le retrouver. Le chien vécut encore sept ans !

Elena



mercredi 24 août 2022

 

LA SOLUTION

Elle marchait à grands pas, sans se retourner, sans rien voir. Martine regardait le sol, elle marmonnait en marchant « Ce n’est pas possible… » Elle suivait son chemin instinctivement, sans doute l’avait-elle pris plusieurs fois.

La route rétrécissait, Martine s’arrêta en disant tout fort « Je dois trouver la solution » Puis, elle regarda autour d’elle. Elle vit des arbres, deux chemins qui se séparaient, aucune âme vivante ne se trouvait à des lieues à la ronde.

Martine s’assit, elle réfléchissait en fronçant les sourcils. Puis, un demi-sourire éclaira le visage de la jeune fille ; elle se releva en disant « Je crois que j’ai trouvé »

Elle rebroussa chemin, son pas était devenu vif, elle avait retrouvé sa gaieté et chantonna en revenant.

Arrivée près de la grande maison, Martine respira profondément puis ouvrit la porte. Elle entra dans l’entrée, hésita un instant, et se dirigea vers le salon. Là elle trouva son père comme prévu ; il lisait son journal, en la voyant, il la regarda avec une interrogation dans son regard.

Martine opina de la tête en disant :

-        J’ai trouvé, je veux devenir infirmière ;

-        Alors, fait médecine et tu pourras être médecin, c’est plus intéressant ;

-        Papa, je veux être infirmière et non-médecin. Je veux m’occuper des malades au lieu de les guérir et tu sais que je ne suis pas capable d’étudier aussi longtemps ;

-        Très bien ma fille, j’accepte ton argument. Je suis bien heureux que tu aies pris une décision, tu ne pouvais plus rester sans rien faire !

-        Non, il m’a fallu du temps pour trouver une solution à mon problème mais maintenant je m’y tiendrai, fais-moi confiance.

-        Je te fais confiance Martine !

Heureuse et soulagée, elle sortit pour aller retrouver sa mère et lui annoncer la bonne nouvelle. Elle ne resterait plus chez ses parents en ratant les études qu’elle commençait, cela depuis deux ans déjà. Elle savait qu’elle aimerait ce métier, elle était sûre d’avoir trouvé la bonne solution pour son avenir.

Elena



lundi 22 août 2022

 

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Août 2022 ; sud

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sud : ciné Pôle-sud




vendredi 19 août 2022

 

VACLAV BROZIC (1851 – 1901)

Célèbre peintre tchèque, il représente la peinture académique et historique de la république tchèque.

Il est diplômé de l’académie de Prague et il voyage de Munich à Paris puis toute l’Europe tout en retournant régulièrement à Prague.

Sa renommée arriva brutalement quand il a présenté la toile immense du mariage du roi Tchèque - hongrois Ladislas Pohrobek  à la cour de Charles VII, il a remporté une médaille d’or à Paris.

A la fin de sa vie on lui reprocha son académisme. Il mourut à Paris

Elena 2022

Le mariage est en dernier










lundi 15 août 2022

vendredi 12 août 2022

 

 

Le Bourgeois gentilhomme

Louis XIV avait invité les gouvernants turcs et il désespérait de les voir.

Enfin on annonça qu’une délégation turque avait accepté de venir. Le roi ordonna une fête luxueuse pour leur venue. La délégation fut reçue royalement !

Quel ne fut l’étonnement de sa majesté de voir avec quelle indifférence son hôte turc acceptait tout le luxe qu’il lui offrait !

Après la réception le roi apprit que son hôte n’était qu’un personnage subalterne, il en rit ! C’est ainsi que Louis XIV commanda à Molière et à Lully de créer une pièce musicale d’après cette anecdote. Le bourgeois gentilhomme était né

Elena



mercredi 10 août 2022

 

AMOUREUX

Lucie et Marc étaient amoureux depuis le collège, aujourd’hui ils étaient tous deux en finale et devaient passer le BAC à la fin de l’année.

Les parents n’étaient pas pour le rapprochement des jeunes, ceux de Lucie étaient catholiques avec des origines allemandes tandis que ceux de Marc étaient pour l'islam, originaires d’Oran.

Tant que les enfants étaient camarades il n’y eut pas de problèmes mais quand les jeunes avouèrent leurs amours les parents refusèrent de les voir ensemble.

Lucie et Marc se voyaient en cachette et évitaient d’en parler à leurs parents.

A dix-huit ans, les jeunes se présentèrent devant chaque adulte en disant :

   - Maintenant nous allons nous fiancer et nous marier dès qu’on aura gagné assez d’argent !

  - Pas question qu’on vous aide avaient répondu les deux pères !

Marc s’inscrivit en médecine, il savait qu’en seconde année il pourrait gagner un peu d’argent en faisant quelques soins. Lucie rentra dans une école d’infirmière, elle espérait un jour pouvoir travailler dans le même service que Marc.

Les parents refusaient de voir les jeunes ensembles et leurs fiançailles ne comptaient pas pour eux.

A la fin de leurs études, sans rien dire à leurs parents, Lucie et Marc s’inscrivirent pour aller travailler en Afrique, tous les deux avaient eu leurs examens et s’étaient mariés civilement sans leurs parents.

Ils partirent en laissant une adresse à leurs familles, leur avenir était loin des gens qui ne les comprenaient pas, ils pourraient donner leur savoir et leur amour aux petits africains pauvres. Il fallut attendre qu’ils aient un second enfant pour que les parents les supplient de venir leur montrer leurs petits-enfants, ils cédèrent mais un gouffre immense se trouvait entre eux et ils ne revinrent plus.

Elena



 

lundi 8 août 2022

vendredi 5 août 2022

 

ALEXIS

Il est venu de Kharbin en 1960, dans le groupe de Wladimir, dans une maison de retraite russe. Il avait été  enseignant, puis travaillé pour les chinois et appris le livre rouge de Mao, il avait aussi changé plusieurs fois de nationalité. Alexis avait eu plus de chance que d’autres, il avait épousé une chinoise et avait pu trouver du travail plus facilement, après l’enseignement on l’autorisa à être vendeur avec son épouse. Un fils naquit de leur union, quand le fils eut 8 ans, sa mère mourut d’un cancer, et le père fut prié de choisir parmi un pays d’Europe ou d’Amérique, il choisit la France et put emmener son fils avec lui.

Le groupe comportait un garçon de 10 ans qui s’appelait Vassia, enfant très typé ressemblant plus à la mère qu’au père.

 

Au début la Directrice trouva un établissement pour Vassia qui pouvait étudier le russe et le français, le gamin ne parlait que russe et chinois. Le fils vivait dans l’établissement scolaire et revenait pour les vacances scolaires voir son père.

Un enfant s’élève avec de l’argent malheureusement et la Directrice proposa à Alexis d’apprendre le métier de pope, il n’avait fait aucun effort pour travailler : il était plutôt mou. C’est ainsi qu’il étudia le métier de pope, il réussit l’examen, il travaillait dans différentes églises russes et rentrait dès qu’il avait fini un remplacement. Il n’était pas vraiment croyant et son camarade Wladimir le faisait enrager, il n’avait pas le choix.

La vie coulait doucement et Vassia eut 18 ans, il voulait aller dans une école supérieure, il n’en était pas question, la paye de son père ne le permettait pas. Un jour la Directrice les fit venir, elle était triomphante, elle avait réussi à obtenir une bourse pour le gamin, le père n’y avait même pas pensé. Vassia fit des études supérieures et réussit à avoir son logement, un métier intéressant et une épouse.

Alexis, n’était pas très dégourdi, il n’aimait pas son travail, pas la vocation, il n’allait pas toujours où il était envoyé, il n’avait presque pas de moyens mais vivant dans une maison de retraite il ne se plaignait pas.

Son fils finit par ne plus venir, la dernière fois qu’il le vit se fit pour le mariage, il ne sut pas s’il était grand-père ? Il avait l’âge d’être grand-père avec son fils, s’étant marié sur le tard.

La vie continua, Wladimir partit ailleurs, Alexis s’ennuya mais ne le montra pas, il vivotait avec l’espoir de revoir Vassia.

Le vit-il, je ne sais pas,  je l’ai perdu de vue ?

Elena